ANALOGIE ET HOMOLOGIE DANS L'ACCENTUATION DE L'ANGLAIS 
......... m ............................. ~ ................ 
par L. GUIERRE 
Paris, Sorbonne , Mai 1967 
ANALOGIE ET HOMOLOGIE DANS L'ACCENTUATION DE L'ANGLAIS 
1. Terrninaisons FaiSles et Tern~naisons Fortes 
Le systhrne accentuel de lWanglais (accent de mot) peut 8tre 
d~crit essentiellernent, sernble-t-il, ~ partir de l!opposition entre : 
Terrninaisons Faibles et Terrninaisons Fortes 
On appellera "forte" une terrninaison qui impose un sch4rna 
accentuel constant (qulil existe ou non une forrne d4rivante et quel que soit 
le snh4ma accentuel de cette forrne d4rivante).i A/nsi <,ic> est forte puisque 
lSon a toujours /,Z0/ (accent principa! sur ltavant-derniAre syllabe) : 
Y. v . V v ~/.. critic, electric, enlgrna-~enigrr~tic, magnet-~ magnetic ... (1). 
On dira que les terminaisons fortes sont \]~ manifestation d~une 
force appel4e analogie.~Cela signifie, par exernple que tous les roots en ~-ion> 
pr~sente et, darts certalnes li~rdtes, A venlr, seront accentu~s /,20/par 
analogie avec les quelques Z.O00 rnots attest4s dans le corpus et accentu4s 
selon ce sch4rna. 
On appelera "faible" une terrninaison qui, ajout4e ~ un d4rivant, 
n~en rnodi£ie pas l!accentuation. ' 
Ainsi <-er> , <.able> , <%17> sont faibles puisque l'on a 
c~rrffort c~n~orter, coVn~ortable, c~nlfortably; , j~ 
justify .v . j u s tiflab le, s tifiab ly... 
On dira qu'un mot en <,ly> sera n4cessairernent accentu4, par 
hornolo~ie, comrne lladjectif d4rivant (adOrably. f~rtunately, immediately, ~ concisely... 
). 
A partir de cette belle et pure dichotorrde, qui fait penser ~ un 
language artificiel, on pourrait esp4rer que l'analyste n'aura rnSrne pas 
h4siter ni ~ choisir dans sa description; tousles rnots viendront docilernent 
se ranger dans ltune des deux categories (2). 
Or cette dichoton~e, mSrne si elle est valable dans un tr~s 
grand nornbre de cas, ne r4soud pas dternb14e tousles probl~rnes. On trouvera 
des "poles", des cas centraux : terrninaisons faibles cornme ~-ful> , <',hesse, 
~-ing> , <-ed> , terrninaisons fortes corn/ne <'-ity> , o11 <1-ical> , rnais 
on verra qulil existe fort peu de classes int4gralernent analogiques ou 
int4gralernent hornologiques. ~ Le plus souvent une dorninante statistique tr~s 
nette se rnanifestera e souvent le partage sera tr~s in,gal. 
Exemple 1 : Les roots en ~-ical> forment une classe analogique. 
Ils sont accentu4s /-Z00/.~ On trouve cependant au moins une exception (sur 
600 roots environ) : le mot ~umbilical> /10Z0/ \[-qai/d\] (variante) qul ne 
peut 8tre rattach4 qu!h son homologue, le nom<'~-nbilicus> /10Z0/ ~-qalk~s\] 
(variante). 
Exemple Z : La rAgle de "lion s' : ~Tivn(c n) > ~ /..Z(0)0/. 
cede r~gle (3) sign~ie que l'accent /Z/ (accent prmciml) pr4c~de immdd~- 
tement la terrninaison grapb/que : 
i ÷ une o11 plusieurs voyelles +, facultativement, une ou 
plusieurs consonnes> ; 11411sion d~une syllabe, ~ symbolis4e par (0) 4rant 
gouvern4e par des rAgles comme celles de 1,% palatallsation et celles de la 
V O " r4duction de \[i\] ~ \[ZJ U ~\] . 
Cette r~gle analogique et son coroilaire r4gissent en fair 4,1000 
roots environ. Les finales attest4es sont au nombre de 40 environ e les plus 
productives ~tant : ~ia>, <.ial> , <.ian>, ~iant~., <-ion, ~.ion> ," 
~-ious>, qior> , ~iot>, <-ium>, Les rares roots "irreguliers" (moins 
de I ~o) sont surtout, outre quelques emprunts etrangers non..asszrniles 
(mafia, lata~, rat~£V~ .!.~.~)~ des d4riv~s homologiques de verbes en <,y> : 
v v %# ..... . espzal, decrlal, defzant, relL%nt... 
• Si<reliant>s'accentue /OZO/ \[ri'lai.nt'q c'est qu'il est rattach~i;h 
</(tO) rely> 10Z/ ~ri{lai~ . Si~bri/liant~, par contre, s accentue /Z0/ 
?bryant 3 et subi~ ~ pression analo~que des =o~s en ~-~. <-ian> 0 .>>:, 
c'est qulon ne peut le rattacher ~ aucun verbe.i 
La rAgle de "lion" et son corollaire s!appl~quent aussi au sch4rna 
<,uVn(cn)> (roots en <-uent> , <,u~nce>, ~-u~1>... ) exemples : 0 
in~iuence \[!influ.ns\]-~ ~inflv~Jns~rnell~fluent; constituent, 
garg~tuan, ~nnual .o~oi Les queklues m~s irr4gu\]/ers sont, ' des 
derzve s . subdue-~ subd~al; spzrzt 9 spzrztual~ 
Z;tl Forme et Fonction ,o 
Supposons une terrninaison d4finie formeilement par sa graphie 
(a~sl ./-ire> ou <<ly> ou ~some> ), ~ arrive souvent qu,h u~e seule 
forme graphique correspon~ent plusieurs phonies et/ou plusieurs fonctions 
syntaxiques (cf. l!exemp!e classique en frangais : les poul~.~du couvent couvent) 
Dans notre corpus on trouve : 
,,Z" 
attractive (adj.) \[-iv\] arrive (v.) \[-aivj 
supply (adv.) \[-li\] ' supply (v.) \[-lai~ 
troublesome (adj.) \[-sam~ chromosome (ru) \[-sourn~ 
On trouvera, de mSme, que ~-ish> terminaison adjectivante est 
faible (classe homologique) alors que ~-ish~ terminaison verbale est forte 
et produit une classe analogique. 
I1 peut done ~tre indispensable, pour d4finir compl~tement une 
terminaison, d%n donner la graphie, la phonie et la fonction si lion veut 
~witer dtintroduire certaines ambiguit~s dans la description de lVaccent de 
mot. La recherche automatique a tenu compte de ces interf4rences entre les 
trois syst~mes (I0). ~ 
Z,~2.~ D4composition en classes 
Ici encore la synchronie se distingue nettement de la diachronie. 
Les term~isons <~-ious>, <~-ion>/~-ity> ~ > forment wnchroniquement 
des classes holnogBnes (4).~ Cependant certains auteurs, influenc4s sans doute 
par des consid4rations historiques, proposent de d4crire chacune d|entre 
elles en la subdivlsanf4i Par exemple <F-ious~ est subdivis4 en ~,arious> , 
~ocious>/@itious>, etc../, ce qui est inutile du point de we qui nous 
occupe. Par contre, quand une classe comme <'-ive~ ne semble pas r4gie 
par un principe dominant (analogie ou hornologie) on tentera, ~t juste titre, 
de la d4composer. On ne pourra analyser ~/-ive~ synchroniquernent qu'en 
distinguant ~ativ~'- , (-itive> , (-utive> ' etc..°!.;j (voir plus bas parag.J4.Jl). 
Z.13~ Conflits 
Des conflits de nature diverse peuvent surgir : 
a) Au sein mSme des modules de d4rivation, dans le cas oh un 
d4riv~ peut 8tre, h premiere vue, rattach4 h deux d4rivants d'accentuation 
diff4rente s. 
exemple : D.iJones donne pour ~ertification~ soit /100Z0/ soit 
/010Z0/ (c!est le seul mot de ce type pr4sentant cette opposition), rnais il 
pr4cise : 
/IOOZO/, act of certifying; /OIOZO/, providing with a certificate. 
(yariante),i! 
Nous dirons : certify /ZOO/ --> certification /IOOZO/ 
cert~icate /OZO0/--> cert~ication /010ZO/ 
-3- 
L'existence de variantes sera donc patrols (bien que l'occasion 
slen pr4sente rarement) justifi4e par des consid4rations lexico-s4mantiques.i 
Cependant la notion de "related form" (5), de "proxlmlt~ du d4rivant" ou de 
"d4rivant le plus proChe" demande, on le volt, ~ 8tre pr4cis4e. 
b) quand une chaine de d4rivations forme une "boucle". 
Ainsi telephony falt pattie de la classe analogique ~,phony> /,ZOO/. Si lion 
choisit ~,phony> comma point de d4part on obtient par d4rivatlon (6) 
( ,phonier /.ZOO/ (,grap~t/.ZOO/ 
<'-phony> (,phoni-e /,ZOO/ de m~me 6-graphy> (,grapher /,ZOO/ /,zoo/ ( ,phonous /,ZOO/ que /~.~00/ (=... 
(, .... • 
ouencore 
(,scopist /-ZOO/ ~-nomy > (,nornist l,z00/ ~. s c Olm/> 
/-zoo/ ~-nomer /,ZOO/ et /-ZOO/ (,~coper i.Z00/ (,.... (,.... 
Par contre, de nombreux 614ments monosyllabiques tels que 
-phone> , </-graph> , <'-nome~ ... do/vent 8ire rang4s parrni les term/- • 
• K ~ • • nalsons falbles (6) qua repoussent itaccent prmclpal vers le morpheme ou 
qua si,morphAme inltial. ~ 
%. v v exemples : telephone, electrograph, dynamograph, meVtronome ... 
Dans le cas, heureusement ou plut~t n4cessalrement exceptionnel, 
o~ les roots en <-graph>~ ~-scop~ . d-n0me> 0 forment des verbes (to 
teVlephone, to t~legraph ) , on entrevoit imm4diatement la latitude qu,aura la 
langue de cr4er, par d4rivation, des termes entre, >./ 
V ~iais alors aura-t-on teleVphony --> ? telephoner /0Z00/ 
ou t~lephone-->? t~lephoner /Z000/ 
V teleVgrapher /0Z00/ ou encore telegraphy -, ? 
V ou teVlegraph --~ ? telegrapher /Z000/ 
D. Jones r4pond : telephoner et telegrapher ~'~ 
On peut sch6matiser cette situation ainsi : 
(/zoo/ /,zoo/ /,zoo/ 
( -phony ~ ,phone,, . -phonist... 
(,phone --> ,phone, ... 
( 1.01 1-00/ 
-4- 
Le con£Ait est latent (7) dans la mesure oh deux m4canismes 
g4n4raux de la langue produisent des effets contradictoires. Cette situation 
ne peut que freiner le d4veloppement de certains sch4rnas de d4rivation.t 
En fait, les verbes du type ~telephone~ sont peu nombreux et 
certains sont peu usit4s.; Les d4riv4s en ~-er> entrent dtailleurs en 
concurrence avec les d4riv4s en <'-ist> (c. a.d.i ici, en <',phonist~ , 
<',graphist>. ~non~st> ...) qui. eux. s°nt accentuellement d4termin4s. 
Ln.analyste sera donc amen4 ~ postuler que certaines d4rivations doivent 
8tre orient4es ou ordonn4es, et ~ constater que dSautres sont pr4f4rentielles 
et dVautres encore condamn4es dtavance comme non-viables. 
c) quand la rBgle de d4rivation aboutit A des structures 
accentuelle s inacceptable s. 
iinsi on a trouv~ (8) que la s4quence accentuelle /.12~/nt4tait 
pratiquement jamais attest4e dans le systBme de D.~Jones. Une des 
rarissimes exceptions (ou bien est-ce une faute d'impression ?) est la 
variante /01Z/ de exchangee (4galement accentu4 /102/). En qualit4 de 
d~riv~ du verbe ~exchange> /02/, on congoit que @xchangee> conserve, 
sous forme dtaccent secondaire, iIancien accent principal du re.be. La 
f~ale forte <-ee> produisant l'accentuation/,Z/, le r~suZ~t serif/OlZ/ 
qui est, en principe absolument rejet6 par le systhme. En fait le conflit 
devra 8tre r4solu c'est-A-dire qutune rhgle devra l!emporter sur l'autre 
d) quand apparai~; un danger de confusion formelle entre diff4- 
rentes termlnaisons : 
• Ainsi pour la classe ~-osis~ l'analogie joue de faqon rigoureuse 
(=eurosls. psychosis, tuberculosis ... ont tous /,ZOA Far ailleurs la 
classe de <'-morphosis> , analogique elle aussi, produit/.200/. Cela 
semble indiquer que (de rnSme que pour <1-cracy> qui se s4pare de l'ensem- 
ble{<'-acy>}et s|en distingue comme une sous-classe homog~-te), la classe 
<.morphosis> dolt 8tre analysee ind6pendamment de celle des "autres 
roots en <-osis> ". 
o. Jones don=e deux accentuations pour ~e~orphosis> :/IOZO0/ 
et /100Z0/. La situation de ~-morphosis~ n'est en effet pas tr~s simple. Des 
pressions lat4rales semblent sWexercer non settlement de la part des deux 
classes d4jA mentionn4es ( <-morphosis> et "autres roots en ~'-osi~').:! 
rnais aussi de la part des terminaisons ~-morphy> , ~morphous~ , 
~,mo~phis=> ... qui produisent ~,utes /,Z0/./ La term~iso~ <~-=orphosis> 
est donc plac4e ~un v4ritable carrefour dninfluences inconciliables qui 
risquent fort de d~router et ll4tudiant 4tranger et IIindig~ne lui-mSme. 
-5- 
e) quand deux classes analogiques imposent des accentuations 
contradlctoire s. 
Comment se comportent dans ce cas les roots qui appartiennent 
~la lois aux deux classes ? 
On sait par exemple, que ltaccent~tion des roots en ~ic> est 
/,z0/. On sait aussi que l'accent precede i~nediatement la f~le<~iVn(Cn)>.~ ~ 
Cette r~gle graphique, une lois transpos~e en termes phon4tiques, reste 
valable, .~i> devenant \[i\] , ~\] ou ~\] . Comment r4agissent les *nots 
On trouve d___~=_ roots de ce ~pe : (ich~yic~, \[,.~ei~ et 
~nucleic> , \[,nju:Idiik\] ,i Ces deux roots se s4parent de leurs analogues 
en ~-ic> pour rejoindre les roots de la classe analogique ~-ivn(cn)> .i 
Nucleic et ichthyic ne peuvent 4vidernrnent pas satisfaire A la lois aux 
deux rAgles,/ La rAgle de "I/on" domine la rAgle ~-ic> =~ /-ZO/. 
On verra, et llon pouvalt pr4ssent\[r, que tous ces conflits sont 
n4cessairement liln/t4s.! Sir, on la langue en rant qutinstrument, de commu- 
nication serait dlune cornplexit4 insupportablej1 Si, comrne le montre 
lt exp4rience, ces conflits sont limit4s, cWest, que la langue accepte un certain 
hombre de contraintes ou de rAgles du type par exemple : "le d4riv4 
<evOcative> ne peut 8tre rattach4 ~ la lois ~ <evOke> et ~ < ~vocate> ; 
donc il ne devrait pas exister de couples de verbes du type <'evOke> et 
<~vocate> (clest en falt le seul cas attest4), et ltexistence de </evOke> 
W bloquera le d~Velopper~e=t du type<&vocate>(rare ?) et cela ~algr~ l'exis- 
tence attest~e de <~evocation>. 
Par contre, certains confllts une lois resolus, ctest-~-dire 
dAs qu~0n aura 4tabli la td4rarchie des rA~les rien ne pourra objectivement 
freiner le d4veloppement de certaines classes : appoint/0Z/-~ appolntee/10Z/ 
e~ do=c exchange /0Z/-~ exch~n~ee /*0Z/ , =e fo~s re jeSSe la var~nte 
/01Z/qu/ est contraire aux rAgles des structures accentuelles (cf./ parag.~ 
3.1Z.!l. :). 
Z. 4. Absence de D4rivants 
Supposons que l!analyste, en se fondant sur les fairs et les 
statis~que~, d4cide de d4crire une classe comme homologique : la majorlt4 
des roots de cette classe 4tant obtenue par d4rivation comme c~est le cas 
pour ~-atlve~ : <c~ncentrative> , v . . v . (~rad~a~ve> , ~remunerative> , 
<inf~rmat/ve> , <excl~mai/ve~./.. Ltexperience montTe quail est rare 
qu e tousles d4riv4s poss~dent un d4rivant attest4 (9): : I1 semble que lorsque 
le nombre de d4rivants attest4s en langue contemporaine "d4croit" dans 
-6- 
une classe donn4e, cette classe tende ~ "devenir" analoglque et, vice-versa~ 
quand le hombre de d~rivants attest4s est 61ev~, la classe tende A "devenir" 
homologique. ILl demeure que certains membres dSune classe nettement 
homologiques manquent de d4rivants. L!analyste nlen est pas pour autant 
d~sarm~ : dlautres proc6d4s dlanalyse sloffrent ~ lull I1 utilisera par 
exemple, non pas un processus de d4rivation simple et lin4aire ( ~apology~-> 
<'apologize> ) mais le proc4d4 des "r4seaux'! analogiques ou homologiques 
comportant au besoin des cases vides, c,estrA-dire~ ~: des formes "potentielles" 
(10):! 
Exernple : les roots en ~-logy> , <-graphy> , ~scopy> , 
'</-merry> . <~-nomy> . ~gamy> . <-geny> . </-lysis> . <-thesis>. etc.~. ~. 
sont tous accentu4s /TZO0/:~ Si on considAre ces roots cornrne des formants ....... 
d4terlrdn4s analogiquernent et. dlautre part. les terrninaisons faibles : ~,er~ . 
<-ous>. <'-al>. <~-ent>. <-ence> . <~-ize>. <-isiS. ~isrn>.. on 
peut 4tablir un sch4rna g4n6rateur ~ deux dimensions qui permet de former 
des roots accentuellement d4terrnin4s en : 
<,logist> . <'-grapher> . <~garnous> . <'.phonize> . <'-scopal~ ...i 
La langue contemporaine est loin d'utiliser plelnement toutes les 
possibilit4s de ce processus g4n4rateur, possibilit~s que nous consid4rerons 
comme falsant pattie du stock disponible et accentuellement pr~d4termin~.i De 
plus des "cases vides" peuvent apparaftre en n~importe quel endroit de ce 
tableau y compris parmi les formants. On les remplira ~ l'aide de formes 
potentielles symbolis4es (0) : 
o s olilequent soliloquy --> soli1oquist , 
0eloquy -->"eloquist , eloquent 
0antagony-~ antagonist , antagonism 
Le mSme type de proc4d4 permettrait dlexpliquer la double 
relation : 
discuss 10ZI --> ,discussive I-Z01W-> discussion l-z01 ,repercuss IIOZI  
repercussive I,Z01 > repercussion I,ZOI 
Z. 5. Neutralisation 
L'opposition entre analogie e t homologie peut mSme se trouver 
neutralis~e : certaines classes peuvent 8tre d~crites comme analogiques ou 
comrne homologiques de fa~on tout aussi satisfaisante. C|est le cas de ~-ical> 
qui peut 8tre d4crite soit cornrne une classe analogique (/-ZOO/) soit cornrne 
une classe homologique de d4riv4s des membres de la classe analogique ~-ic~ 
De mSme lesverbes e= <ess> <impress>. egress> < igress . 
-7- 
~Pr0gress~... /,Z/£orment des adjecti~s en ~..essive> /,Z0/. Tous les 
d~riv~ sen <~-e s sive> partent de d~rivants dont 1'accentuation e st unlforme° 
Bans ce cas le choix de l~analyse sera dict~ par la possibillt~ ~e g~n~ra\]/ser, 
d~tendre la rAgle au-del~ de la sous-classe consid~r~e. 
3.d. Les formants 
La r~duction des d~riv~s appartenant k des classes homologiques 
doit normalement produire des ~l~ments de base que lion appelera morphemes, 
quasi..morph~rne s, psaddo,morphAme s (I 1 ), ( on n~glige provisoirement 
la pr~fixation). Tous ces ~l~ments seront appel~s des "formants"° L~analyste 
peut esp~rer que les formants seront r~gis : 
a) par des rAgles analogiques qui sont des r~gles phon~matiques 
s ~quentie lle s, 
b) par des r~gles de structure accentuelle, 
Ces derni~res s~appliqueront ~ tous les roots d~riv~s ou non. Les rAgles 
phon~matiques, au contraire, ne stappliquent pas aux d~riv~s. 
3~Z~I. l%Agles de Structure Accentuelle - Les Quatre Contraintes 
~o 
Ces r~gles sont de nature rythmlque : elles concernent tout 
sp~cialement l'alternance des accents /0/, /I/, et /Z/dans le "squelette" 
accentuel des rnots. ~ 
On a ~tabli le tableau (I1) des dif/~rents types de squelette etde 
leur population et lton a ~t~ amen~ A poser quatre rAgles de base dont le 
degr~ dlexactltude dans le corpus ~tudi~ est de 99, 8 ~0 : 
I e) Tout squelette comporte un accent /2/ 
. z') Auc~ squele~e ne peut compo~ter trois accents /I/ou/2/ 
successi/s en position quelconque,~ 
~. 3 °) Aucun squelette ne peut avoir plus dtun accent /0/ ~ lqnltiale : 
donc ~/00../. 
.4"1 ''accent /I/ est toujours sui~ a'u~ accent /0/. Done : 
a) */,Iz,/ B) *I~11,1 c) *l.ll 
3. Z,~Z. Consequences : Ltaccent secondaire dans les rnots non.compos~s 
Les sch4mas possibles, c'est-~-dire autoris4s par les 4 r~gles 
sont • 
wS" 
1 sy llabe pr~tonique 
2 syllabes pr4toniques 
au-del~ de Z syllabes 
pr 4toniques 
/02,/ lloz,/ 
/OloZ~l,/Ol ooz,/... llooz,l,/lOOOZ,/... 
Comment est alors r4gie la position de l'accent /I/ (accent 
secondalre) au-del~ de deux syllabes pr6toniques ? 
Lt4tude des roots de ce type trigs automatlquement montre clai- 
rement que la place de llaccent /1/ est d4termin4e par l'accentuation 
propre du formant initial (morpheme ou quasirmorph~me). On salt que 
accent /Z/ et voyelle neutre\[~ sont incompatibles. On a trouv4 par 
ailleurs que jamais la voyelle neutralis4e \[~\] n~est attest4e dans une 
syllabe frappee~ l'accent /1/. 
Exemple s : 
si~lar /zoo/ 
abolish /020/ 
hypothesis /0200/ 
\[~g accept 10zl 
~3 academy /0Z00/ 
experiment /0200/ 
apologue /200/ 
alcohol/Z 00/ 
similitude /OZO0/ 
\[-~-\] abolition/! OZ O/ 
hypothetical \[I 0Z 0 0\[ \[~ accep~ce /0Z0/ 
\[~-\] academic /I 020/ 
experimental /01020/ 
apology /0200/ 
alcohollc /I OZ O/ 
similarity/I 0200/ 
\[~-\] abolitionist/10200/ 
hypothetically/I 0Z000/ 
\[~8-'\] acceptation /1020/ 
acadamician/010Z 0/ 
experimentation/0100Z0/ 
apologetically/010Z000/ 
aleoholometer/100200/ 
microscope /200/ 
homonym/Z 00/ 
heter odyne /ZOO0/ 
epigram/Z00/ 
microscopy /0Z00/ 
homogeneous /I 0Z 0/ 
heterogeneous /I 00Z0/ 
epigraphy/0Z 00/ 
microscopic/I 020/ 
homogeneity/I 00200/ 
heterogeneity/I00020/ 
epigrammatic /I 00Z O/ 
3.1Z~13. Les Quasi-Morphemes 
On vient de voirque le Q. ~ conserve un "4cho" (accent/I/au 
lieu d'accent /Z/) de son accentuation d,origine quand il est suivi d'une 
terminaison forte (et apr~s application des 4 contraintes). En outre, le Q.1Af. 
conserve son accentprincipal quand on lui adjoint une terminaison faible.7 
• %~ . . %, %. Exemples . blbllophde /Z000/, photograph/ZOO/, cephalopod/ZO00/ 
¥ electrolyse /OZO0/, v v v electrocute /OZO0/, pseudonym/ZOO/, atmosphere /ZOO/... 
(voir aussi les exemples du parag. 3. 2.2. ). 
-9- 
Cela signifie naturellement que <electro,> par exemple, a une 
accentuation propre (/0Z0../) et qulapr~s application des 4 contraintes, et 
en llabsence dlune terminaison forte, on aura toujours /0Z0-./. 
Exemples : el~ctrode, electrolyse,V el~ctron, electrophone,V v 
electroscope . '.. 
En rnati~re dlaccentuation on a trouv4 que les Qo ik4. se pliaient 
aux mSrnes r~gles que les morphemes autonomes (ii) La r~gle de "lion" 
a 4t4 4voqu4e plus haut; une autre r~gle sera e'~xlu4e dans le paragraphc 
qui suit. (Parag.- 3./3.JZ.0~i 
3~.3.iI. R~gles phon4matlques 
Rappelons que ces r~gles s=appliquent aux formants (morphemes, 
quasirmorph~mes et pseudo-.rnorph~mes) et pas aux d4riv4s. Certaines de 
ces r~gles ont 4t4 4tudi4es aiUeurs (iZ) ce qua permettra dtStre bref.i 
~3;:~Z. l%~gle des consonnes en contact 
L'accentuation est/-ZO/quand deux consonnes phongtiques en 
contact pr4c~dent les terminaisons suivantes : 
<-i~e> . <'-al>. ~,u=>. <.us>. (et <,ous> ); <,a>. ~,ent>. 
~,ence> , <'.,0> .'.i.~ 
Telle qu!elle estformulge ici, la r~gle comporte 4 ~0 d'exceptions~l 
On peut r4duire ce pourcenf~ge en 41iminant \[-kwq et \[-(s)tr S de la 
d4finition des "clusters='. ~ Ii ne reste alors que quelques verbes pr4fix4s : 
... derzves : misgive, outlive, rnisdo/undo et deux ou trois " " > 
s~bstance --~ s~bstantive, v . v . szn~ster --> sznzstrous 
La rhgle a une port4e plus g4n4rale ~u'il ne parait ici et elle joue 
quasz-morphemes (ex. :~lectro~haryngo-~ rna±s 4~alement ~our le s " " v . 
h~tero,, c@phalo., etc,%~0.~ 
Les v4rifications sont en course rnais insistons sur le fair que 
cette rAgle ne stappllque pas aux classes homologlques, par exemple ~-ingl7> 
(darts r~\[vishingly .'.~.!) ou <-bly> v . v • (darts mzserably, dzsagreeabl 7 ... ) ou 
<-le s sne s s> (dan S c~r ele s sne s s, ~ s siome s sne s s,~. ), 
~!I. ~ Application - Terminaison ~-ive> (r4surn4) 
Cette terminaison est llune des plus complexe et des moins 
r4guli~res du systAme accentuel de llanglais (population 850 ,nots envlron).! 
-10- 
4.~2.~ Formants 
Ce sont les roots de rnoins de trois syllabes. Ils constituent une 
faible proportion des roots en <-ire> . On ne rencontre la prononciation 
\[-aivB que parmi les formants. 
1 ) Monosyllabes 
L'opposition ph(mograph~matique g~n~rale 
rbit~\[bit S/~ bite~\[bait 1 (cp. ~not~ /~ note> ; ~pal> /~ pale~.. ~) 
donne la relation: ~-ive> ~ I-air I 
MODELE : dive (five, drive, strive ... ) 
exceptions : live et give 
2) Dis syllabes 
V RBEs : 10zl  -aiv\] 
ModBle : arrive (.deprive, connive, contrive, derive... ) 
exceptions : les pr4fix4s de give et live (forgive, outlive .~.%~) 
ADJECTIFS : /20/ K-iv\] 
ModBle : native (votive, active, furtive, plaintive, sportive... ) 
exception: alive Iozl \[-aiv\] 
NO~ : 
ModUle I : archive /20/ K-air\] (endive (var.~) beehive, Argive... ) 
ModBle Z : olive /Z0/ \[-iv\] (dative, native, motive ... ) 
D'une mani~re g4n4rale l'opposition syntaxique : adjectif/nora 
n'a pas, en Anglais, de contrepartie phon~tique (i~ en va diff4remment de 
l'opposition verbe/nom).~ En effet, un mot passe assez facilement d'une classe 
l'autre (cf. la substantivation des adj. en ~-y} , ~-able> ... ). La classe 
~-ive~ comporte de nombreux adjeetifs mais nt~chappe pas ~ cette r~gle 
g~n~rale (gerundive, detective, adjective, incentive, infinitive, alternative, 
genitive, executive, representative ... ). Donc, au-del~ de deux syllabes, 
il ne semble pas utile de distinguer les mots suivant leur fonction syntaxique. 
- ll- 
T,~3; ! NON,,FOR}~L~.N TS 
Ce sont les roots de plus de deux syllabes.~i Ils constituent la 
grande masse des roots en ~..ive~ . La seule prononciation est ~iv~ .i Du 
point de vue de la formation, on peut souvent les rattacher aux roots des classes ~oryyet ~-io@. 
A/ ,<-ativep (3SO ~ots) 
T risyllabes : 
Classe analogique /-ZOO/ 
ModUle : laxative (ablative, narrative, locative, relative, talkative, 
causative . ~ .i). 
Exception " mre~tive /0z0/ (d4riv~ de create). 
Notons que, quand le verbe d4rivant est attestS, son accentuation 
• v " relatzve . .. ) dZoh la declszon de d4crire nlest pas conservee (narrative, v .... 
cette classe cornme analogique (l exception). 
Mots de plus de, trois syllabes : 
ModUle 1 
ModUle Z 
Clas se homologique 
v~nY dicate _> v~nY dicative v . v : (generative, penetrative ,~. ) 
V V • . ¥ . . V . . .V • . • : conserve -->conservatzve (zmagLuatzve, quahtative, justifzcative, 
interpretative ...). 
• V . . . V . W . Exceptions : mdzcatzve, alternative, interrogative, correlative, 
~ . . V. .... demonstratlve, sxgr~xcative (cp. sxgn~xcant).~ 
Mots sans d4rivants" /.Z00/ : preroVgative, - v . superlative, imperative, ~ 
Cas douteux : evocative (derxve de evoVke et non de evocate). 
B/ <-tsive> ~ZS0 roots) 
# 
Classe analogique /-Z0/ 
~la description par l,homologie serait presque aussi satisfaisante). 
V • V . ",V' . ModUle : excl~szve (suspensive, " v . dzssuaszve, progresszve... ) 
Exceptions : p~rposive (d4riv4 de p~rpose seul formant nominal v 
clans D. Jones; Walker donne aussi : recompensive 
,~ (pbsoZete ~). ..... 
-IZ. ° 
c/ <'.C1Czive ~ (zoo roots) 
( ~,ive~ pr4c4d4 de deux consonnes graphiques dif£4rentes) 
Classe analogique /-P0/ 
ModBle : inst~ctive (assertive, detective, prescriptive ... ) 
Exceptions : ~djective, s~bstantive (d4riv~ de s~b stance ). 
iAernarque : une description par homologie poserait le problBme de la 
• • • %# • derivation dans : Lnc~ntive, intell~ctive, attentive ... et celui 
des ajustements phon4rnatiques peu uniformes dans : 
%# . prescriber -> prescriptive; redeVem~ --~ redemptive 
presume --~ presumptive; destroy --> destructive ... 
(la diachronie reprend ici ses droits). ~ 
D/ %-itive> et %'&utive> -- (60 roots) 
ModBle : 
Classe analogique /,200/ 
ge~n~tive (additive, positive, punitive, intuitive, partitive, 
competitive, infinitive ... ). 
• %~. . . ¥ Exceptions : excltive F-altiv\] (venant de excite), r~solutive (de 
re'solute), suVbstitutive~(de s~\[bstitute) sont des formations homolo- 
giques exceptionnelles car. d'autre part on a : 
V . V • preter~tive (cp. preterite), ~tive (cp. ~inite)... 
De fagon plus g4n4rale, cette classe se rattache .~la classe 
phon4tique des mots ayant \["i\] (ou \[u\] ) en avant-derniere syllabe 
( <,ical> , 4 iment> , <-itude) , <,imal> , <-itor>, ~-ipal>, ~-ulence> , 
<-ular> ... ), classe phon4tique qui se trouve en opposition avec celle des 
roots ayant ~ai\] (ou ~i\] ) en avant-derni~re syllabe ( <-ival> , ~-idal>, 
<-oidal>... ). On ne traitera pas ce probl~me ici 
4. 4. Mots hors-systBme : 
khedive \[ 'di:vJ, reci tive \[T resit.'ti:v\]. 
5. coNclusioN 
Tel semble 8tre. dans le cas de ~ive~. le programme, sous 
forme r4duite, des structures maitris4es inconsciemment par llindig~ne et.: 
plus ou moins consciemment par lt4tudiant 4tranger.~ 
- 13 - 
Kedisons que dlautres terminaisons sont bien moins complexes.! 
La terminaison ~-ive> a permis de mettre en relief le conflit si frequent 
entre analogie et homologie darts l'accentuation du mot anglais. 
L'analyse automatique qui a permis d'obtenir ces r4sultats a 4~t4 
subventionn4e par le C.IN. P~. S. et r4alis4e ~ lqnstitut Blaise Pascal (C. N.tl~.S. ) 
Paris. 
L. IGUIEI%RE 
Paris, Sorbonne, Mai 1967 
NOTES 
Z. 
3. 
4. ¸ m 
5. ¸ m 
7. ~ . 
9.~ 
16 mots irr4guliers sur 1.600 (catholic, heretic ... ) 
On pense ~ un partage d'influence entre une description n4o-bloolfiel-- 
dierme et une analyse Chomskiste. En J~it, on le verra, il sera 
n~cessaire dt41aborer une synth~se qui pourralt 8tre une r~concili~tion 
et dont les parralns pourraient 8tre A. ilviartlnet, A.A. Hill et L~I.~P~evzin. 
cf. L. Ouierre "El4ments ..." op. cit.~ 
voir, ci,dessus, parag. 1 exemple 7, la formule~-ivn(cn)> qui inclut 
<-ions>, ~.ion> etc. ;. 
cf. Arnold op. ci~i 
cf. L. Guierre "Accentuation ..." op.i ci~i 
MSme si, contrairement ~ .ce que note Jones, il semble pr4f4rable 
d'~crire <-phone>/,1/ a~ ne~ de /,0/ et ~phoner> /.I 0/ a~ ne~ 
de /.001.' 
cf. L. Guierre "Accent secondaire ...:" op.~ cit. 
Le d4rivant peut avoir disparu tandis que le d4riv4 survivait, problBme 
diachronique qui est ~cart4 a priori @e la pr~sente 4rude. 
- 14 - 
C/ <.ClCzive ~ (Z00 mots) 
( ~-ive~ pr6c@d4 de deux consonnes graphiques diff4rentes) 
Classe analogique /,ZO/ 
ModUle : instVctive (assertive, detective, prescriptive . .. ) 
Exceptions : ~djective, s~bstantive (d4riv4 de s~bstance). 
l~emarque : une description par homologie poserait le probl~me de la 
d4rivation dans: Luc~ntive, intell~'ctive, att~'ntive ... et celui 
des ajustements phon4matlques peu uniformes clans : 
V • redeem --> redemptive prescr~bev -> prescriptive; v 
presume -9- presumptive; destroy---> destructive... 
(la diachronie reprend ici ses droits). ~ 
D/ 4-itive> et ~utive> -- (60 roots) 
ModUle : 
Classe analogique /.Z00/ 
ge~nitive (additive, positive, punitive, intuitive, partitive, 
competitive, infinitive ... ). 
• M. . . ¥ . Exceptions : excltlve \[-altiv\] (venant de exclte), r~solutive (de 
r~solute), suVbstitutive~'(de s~bstitute) sont des formations homolo, 
giques exceptionnelles car, dtautre part on a : 
V . . %" • preterltlve (cp. preterite), infYlnitive (cp. ~nfinite)... 
De fagon plus g4n4rale, cette classe se rattache h la classe 
p on tique des =ors want \[i\] (ou \[u\] ) en av nt-derni re syllabe 
(<.ical>, <-iment>, <-itude> , <-imal>, <-itor>, <-ipal>, ~-ulence>, 
<-ular> ... ), classe phon4tique qui se trouve en opposition avec celle des 
roots ayant ~ai\] (ou ~i\] ) en avant-derniBre syllabe ( ~-ival> , ~ridal>, 
<-oidal>... ). On ne traitera pas ce probl~me ici. 
4. 4. Mots hors-systBme : 
khedive \[ki'di:v\] , recitative ~ resit B 'ti:v\] . 
5.' CONCLUSION 
Tel semble 8tre, dans le cas de Give>, le programme , sous 
£orme r4duite, des structures maitris4es inconsciemrnent par l!indig~ne et, ~ 
plus ou moins consciemrnent par It~tudiant 4tranger.~ 
- 13 - 
P~edisons que dlautres terminaisons sont bien moins complexes.~ 
La terrninaison ~-ive> a permis de mettre en relief le conflit si fr4quent 
entre analogie et homo1ogie dans llaccentuation du mot anglais. 
L'analyse autornatique qui a perrnis d'obtenir ces r4sultats a 4t4 
subventionn4e par le C.~N. 1%. S. et r4alis4e A lqnstitut Blaise Pascal (C. N.,I%.S. ) 
Paris. 
L. IGUIEIARE 
Paris, Sorbonne, Mai 1967 
NOTES 
I; 16 roots irr4guliers sur 1.600 (catholic, heretic ... ) 
Z. - 0.% pense ~ un partage dlinfluence entre une description n4o-bloolfiel-- 
dienne et une analyse Chomskiste. En J~£t, on le verra, il sera 
n~cessalre dS~laborer une synthAse qui pourrait 8tre une r~concillation 
et dont les parrains pourraient 8tre A. ~Martinet, A.A. Hill et I.iL~Revzin. 
3. - cf. L. Guierre "El4ments ..." op. clt.~ 
4. - voir, ci-dessus, parag. I exemple Z, la formule~-ivn(cn)> qui inclut 
<,ious>. ~,ion> etc.,. 
5. - cf. Arnold op. tit. 
6.~ - cf. L. Guierre "Accentuation..." op.i cit, i 
7ji -. MSme si, contrairernent ~ .ce que note Jones, il semble pr4f4rable 
d'~crire ~phone>/,I/ au lieu de /,0/ et <:phoner>/,I0/ au Ue~ 
de /-00/./ 
8.~ -. cf, L, Guierre "Accent secondaire ...:" opj cit, 
9.i - Le d6rivant peut avoir disparu tandis que le d4riv4 survivait, problAme 
diachronique qui est 4cart4 a priori @e la pr4sente 4tude. 
- I4 - 
I0~ 
II. 
IZ. 
13;'~, 
. Cf. L. Guierre "Un codage ... " op.~ cit.i 
0 cf. L. Gulerre "El~ments ... " et "Accentuation... 
- cf. L. Guierre "Accent secondaire . . " op. ~ cit. 
" oI~ cit, 
Le cas de -ment terminaison £aible substantive a 4t4 4tudi6 
dans L. Guierre "E16ments . .. " op.~ cit, 
0 
0 • 
,, 16 - 

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