Centre National de le Recherche Scisntifique 
SECTION D'AUTOMATIQUE DOCUMENTAIRE 
Com./29/1967/ J.V.A.B./Grenoble 
9 
PROBLEMES SYNTAXIQUES 
DE L=INDEXATIONAUTOMATIQUE 
DE DOCUMENTS 
AndrOs Borillo 
• Jacques Virbsl 
- Mai 1967 - 
PLAN 
O- 
2 
3- 
4 - 
Intro,duction ~ 
D~finition de is representation docum@ntaire vis~e 
1.I - L'indexation automatique 
1.2 - La representation syntaxique 
Principes de la m~thode utilis~s pour l'analHs.e svntsx~que 
L'anal~se dee testes en lanqaqe natuzel 
3.1 - Dimension de l'unit~ de texts analys~ 
3.2 - M~canisme des r~gles 
3.21 - Reconnaissance de la cst~gorie grammaticale 
3.22 - Attribution du rBle syntaxique 
R~qles de construction des syntaqmes de type consdcutif et comDaratif 
4.1 - Description des mots-outils 
4.2 - Les schemas syntsxiques 
4~3 - Exemples de classes d'outils 
4.4 - Repdrage des co~relanda 
5 - 
6 - 
Construction des syntaqmes de type associat~f 
Utilisation des informations s6mantiques dans lesr~qles de construction des 
svntaqmes 
6.1 - Pour la construction des syntagmes cons~cutifs et comparatifs 
6.2 - Pour la construction des syntagmes associatifs 
7 - R~sultats obtenus et leur sHnth~sp 
7.1 - Types de rdsultats 
7.2 - Operations de raccordements 
8 - Conclusion 
O - Introduction 
On se propose d'abordsr dens cette communication l'aspect syntaxique de 
l'indexation autom~tique de r@sum~s scientifiques (I). On d~finit tout d'abord 
un module ayntaxique propre @ representer les relations qui unissent lea 
descripteurs extraits d'un texts en langage naturel (§ I). Pule on expose la 
m~thode g~n@rale que i'on comptemettre en oeuvre pour op~rer le passage de 
l'expression en langage naturel vers cstte representation artificiells (§ 2). 
On d~finit ensuite les divers outils linguistiques utilis~s ~ cette fin : 
une analyse syntaxique (§ 3) ; un ensemble de r~gles permettant la miss en 
correlation des descripteurs ; le T~seau notionnel", organisation syntagmatique 
des descripteurs du langage documentaire (§§ 4-5). On montre comment ces outils 
utilisent des informations tout ~ tour syntaxiques et s~mantiques (§ 6). Des 
operations de synth@se sont enfin pr@vues pour ordonner et compl~ter les 
r~sultats terminaux (§ 7). 
(I) Ces r~sum~s, r~dig~s en frangais, ont ~t~ extraits du "Bulletin signal~tique 
du C.N.R.S." et se rapportent au domains de la Psycho-Physiologie. 
-- 1 -- " 
I - D~finition de la representation documentaire vis~ e 
Avant de d~crire la representation syntaxique que i'on vise, donnons une 
d~finition de l'indexation automatique, telle qu'elle eat ici con~ue. 
1.1 - L'~ndexation automatique 
L'indexation automatique est envisag@e ici comme un cas particulier 
de traduction ~e textes ~czits dens une langue naturelle vers une representa- 
tion de ces textes form, s dens un iangage documentaire artificial. Ce langage 
documentaire, d~fini a priori, est destin~ & exprimer is contenu des documents 
sous une forms de nature ~ faciiite~ les operations de recherche des informa- 
tions. 
Les ceract~ist&ques du langage documentaire ont d~j~ ~t~ d~crites 
par ailleurs (I) ; rappelons simplement qu'il eat constitu~ par un lexique, 
ensemble de "descripteurs" organis~s s~mantiquement - cheque descripteur corres- 
pondent ~ un concept d@fini dens un cham p scientifique donn6 - et par une 
s~nta~e qui fait l'objet du paragraphs sulvant. 
La phase de traduction syntaxiqu e dont il sara question est pr~c~d@e 
d'une phase dire lexicale, o~ l'on cherche ~ rep~rer les concepts attest6s dons 
le texte natural de d~part et ~ les traduire par lee descripteurs correspondants, 
ceci & l'aide d'un dictionnaire automatique. Noue eupposerons achev~e carte 
phase lexicale de l'indexation (2); la phase syntaxique qui suit s'applique donc 
une liste inorganis~e de descripteurs obtenus ~ partir du texts. 
1.2 - La repr~seqtation s~ntaxique 
Lee relations syntaxiques choisies pour exprimer les rapports logiques 
qui unissent los desc~ipteurs sont emprunt@es & la grammai~e SYNTOL (3). E~les 
sont ici au nomb~e de trois : 
- la relation "cons6cutive" qui masque une interdependence d'ord~e dyna- 
mique entre deux concepts. 
Ex. : A exerce une action sur B 
(I) Voir bibliog~aphie, in fine, nl t 
(2) 5ur cette ~tape, voir bibliographie n~ 2 
(3) Voir bibliographie nR I, pp 44 - BB 
I 
- la relation "comparative" qui indique un rapprochement formel entre 
dsux termss. 
Ex. : A set diffdrent de B 
- is relation "associative", marquant un rapport d'ordre statique, 
quells qua soit sa nature : appartenance, inclusion, qualification, etc. 
Ex. : A est dans B 
A est accompagnd de B 
A appartient ~ B etc... 
On appelle syntagme un couple de descripteurs unis par une relation. 
Chaque relation est orientde d'un p61e ~ l'autre du syntagme selon oes r~gles 
pr~cises (I). 
Si les textes analys~s sont homog~nes, c'est-~-dire s'ils se rdf~rent 
un seul th~me, comme c'est g~n~ralement le cas pour des rdsum~s d'ouvrages de 
psycho-physiologie, on peut poser pour principe que la representation documen- 
taire de ce texts doit avoir la forms d'un graphs connexe, d'oO tout isolat est 
donc sxclu. 
Voici un exemple de texts que 1'on se propose d"enalyser, st la reprd- 
sentation documentaire que l'on vise ~ obtenir. 
Texte: "Etude de trois malades pr~sentant un d~sdquilibre unilat6ral 
avec ~roubles eensoriels apr~s diverses stimulations. Ces derni~res provoquent 
ausei des troubles qeuro-v6q~tatifs, circulatoires et respiratoires., montrant 
que le ~ nerveux somatique n'est pas seul int~ress~ par les ~timEli". 
Representation documentaire vis~e 
.° 
d~s~quilibre ~ malades 
3 ~.~troubles2__~_~,sensoriels stimulation 
systems neuro- circulatoires 
nerveux v~g~tatif 
somatique 
(I) Voir bibliographie nm I, pp 51 - 66 
- 3 - 
Les termes soulign~s dans le texte original sont ceux qui ont un 
~quivalent lexical dans le langage documentaire. Ce sont ces descripteurs que 
l'on trouve dans la reprdssntation documentaire (I). Les relations syntaxiques 
attestdes entre les descripteurs sont not~es par une fl~che (-~-~ : relation 
2 cons@cutivs ; ---=~ : relation associative). 
Comme on le voit, la representation obtenue ne compte pas d'isolat, 
mais constitue au contraire un graphs unique. 
C'est ce type de produit que l'on s'efforce d'obtenir par la procd- 
durs ddcrite aux psragraphss suivants. 
2 - Principes de la m@thode utilis~e pour l'analyse syntaxique 
L'analyse syntaxique consiste donc & passer d'un texte en langage naturel 
vers la representation documentairs tells qu'elle vient d'Stre d~finie. Un 
certain nombre d'hypoth~ses de travail ont dt~ posdes pour dlaborer les r&gles 
n~cessairss ~ ce passage. 
a) Tout d'abord, on part du postulat que les relations cons~cutives et 
comparatives sent marqu~ss dane Is langage naturel, pris dans un domaine spdcia- 
Iis~, par des constructions dont on peut donner des lietes finies. A ia base de 
ces constructions, on constate qu'apparaissent des connecteurs syntaxiques ou 
mots-outils que l'on peut isoler et caractdriser. A partir de ces reputes que 
constituent les mots-outils, on estime pouvoir @tabIir des r~gles de corrdlation 
pour la production de syntagmss corrects et non ambigus. Par ce proc~d~ toutes 
lea relations cons@cutives st comparatives ~tablies entre descripteurs du lan- 
gage documentaire peuvsnt gtre ektraites d'un texts et fournir une pattie de 
la representation documentaire vie~e. 
b) De cs fair, on d~duit que toutes les relations qui restent b extraire 
sont des relations aesociatives. Cette d@marche qui fair de la relation asso- 
ciative une relation r~siduelle peut se justifier dans la mssure oO cette 
relation ~tant la plus charg~e d'un point de vue s6mantique et syntaxique, il 
est pr6fdrable de ne pas avoir ~ 1'interpreter mais de l'obtenir par ddduction. 
Cspendant mgme si l'interpr~tation de la relation associative est implicite, 
il faut au moins la d~tecter dana le texte, et il semble qu'on ne puisse opdrer 
comme prdc~demment : reconnattre tout d'abord un mot-outil susceptible d'expli- 
citer la relation, puis d'apr~s l'outil, rechercher les correlanda. Etant donn6 
la varidtd de signification que la relation associative recouvre, les types 
d'outil~ ~ rscenser seraient tr~s nombreux et difficilss b caractdriser. D'autre 
part, mgme si 1'on rdussissait ~ dresser une liste quasi exhaustive de ces mots- 
outils et ~ les classer selon certains crit~res op6ratoires, il n'est pas 
(1) ~aZgr6 l'idsntit~ orthographique que 1'on n'a maintenue que pour plus de 
clart~. 
- 4- 
certain que le rep~rage des correlanda en serait facilit6. En effet, les mots- 
outils consid~r~s ~tant de type tr@s different, les contextes syntaxiques dans 
lesquels ils apparaissent n'ont rien de commun - @ i~ limite on aboutit presque 
des cas d'esp@ces qu'il faut relever un ~ un. De plu sle contexte syntaxique 
n'~tant pas suffisant, darts beaucouP de cas.il faut avoir racours au contexte 
s~mantique des correlanda eux-m@mes, qui de ce fair jouent un rSle aussi 
important que les mots-outils recens~s. C'est pourquoi pour la construction des 
syntagmes de type associatif une d~marche diff~rente eat pr~vue. On n'utilise 
pas de mots-outils comme pr~c~demment ; on rel~ve les descripteurs qui n'ont 
pae ~t~ mis en relation consecutive ou comparative et on ~tablit entre eux des 
corr61ations de fonction ~ fonction du type : "nom sujet - verbe" ou encore 
"nom sujet - nom compl~ment d'objet". 
c) Une autre hypoth~se a ~t~ pos@e concernant la place at i'importance reIa- 
tires des informations de type s~mantlque et syntaxique dans la m~thode d'ana- 
lyse. Lors d'une experience ant~rieure, une premi@re m~thode d'analyse avait ~ 
exp~riment~e (I); ells se caract~risait en particulier par l'usage exclusif 
d'outils s~mantiques pour la mise en correlation : le ~et le r~seau 
notionnel. 
Le r~seau notionnel constitue une organisation syntagmatique des descrip- 
teurs du lexique, et atteste ainsi lea affinit~s combinatoires des concepts ; 
par example, la cIasse des agents (chimiques, physiques, psychologiques, etc.) 
est reli~e par une relation consecutive aux entit~s pouvant 8tre affect~es par 
leur action (cerveau, role, digestion, s~cr~tion, etc...). Dans cette m~thode, 
la construction des syntagmes se d~cienche au vu de mots-outils, termes ayant un 
r@ie syntaxique dans la langue naturelle° Elle s'op~re par consultation du 
r~seau notionnel qui atteste quels couplages des descripteurs sont acceptables 
darts le contexte du mot-outil. 
Les r~sultats ont montr~ (2) d'une part qu e cette m~thode permet de r@soudre 
nombre de difficult~s lots de l'~tabiissement des relations entre descripteurs, 
et d'autre part que lea erreurs constat@es peuvent souvent @tre r~duites par 
l'apport d'informations syntaxiques. 
En utilisant comme base cette premi@re m~thode, on se propose donc de ne pas 
limiter les moyens de i'analyse ~ des informations strictement s~mantiques, et 
d'exploiter des informations grammaticales et fonctionnelles du contexte e~ 
langage naturel. Ainsi, en diversifiant la nature des informations, et en ies 
combinant, on vise ~ mettre au point une m~thode mixte, plus efficace que chacune 
des m~thodes syntaxique ou s~mantique prise s@par~ment. 
(I) Voir bibliographie nos 3 et 4. 
(2) Voir l'@valuation des r~sultats dans bibliographie n~ 4. 
. d) Cette exploitation des informations auttes qua s6mantiques suppose une 
procdduze d'analyse grammaticale du texts sn langage natural. En effet pout 
pouvoi= utilise= Is contexte syntaxique, il faut qu'un ttaitement eutonomm air 
fair attrlbuer ~ chacun des Lots de l'~nonc6 o~ ae trouve l'outil syntaxique 
ou les descripteurs, le type de renaaignement grammatical et fonctionnal que 
l'on attend pout proc~der ~ la recherche des correlanda. 
Une derni~te hypoth&se, d'ailleuta lids ~ is precedents, est posse en ce 
qui concerns la nature st les dimensions de cette analyse. L'exploitation que 
l'on veut fairs das..r6sultats de carte analyse gremmaticale, et le iSle.qua 
l"on entend fairs joue¢ aux informations sdmantiques grgce au z6seau notionnel, 
permettent d'avsncsr qu'il n'sst pas n6cessaire d'effectuer une analyse totals 
de la phrase, mais qu'une simple segmentation en syntagmes cerac~tisables du . 
point de vus fonctionnel est suffisante. 
C'ast carte premiere opdtation d'analyse qui est exposde au paragraphs 
suivant (§ 3). A l'issue de carte analyse, les tenseignsments gtammaticaux et 
fonctionnels ~tant obtenus, on aborde la phase de construction des ayntagmes. 
Etant donnd les procedures distinctes ptdconis~es pour l'obtention" des relations 
cone@cutives et comparatives d'une part, pout les relations associativas d'autte 
part, on examine tout d'abord la construction des syntagmes du premier type (§ 4), 
puiS cells des syntegmes du second type (§ 5), en indiquant (§ 6) quells estle .- 
part des infocmations sdmantiques dens Chacune des constructions. Dane un detniet 
paragraphs (§7), on donne un aper~u g6n6ral des rdsultats obtenus pat ces divers 
ptoc~d~s st des solutions envisag~es pout parfaits la reprdsentstion documentaire: 
compl~tsments st raccotdements. 
3 -.L'analyse des textes en lsnqaqe nature1 
3.1 - Dimension de l'un'it~ de texts enal~s~ 
Une segmentation des textes est d~j~ felts dens le phase de tteduction 
lexicale, n~cessitde pat le balayage d'unit~s de contexts ddtetmin~es lots de 
l~interpr~tation s6mantique des termes polys~miques (1).Ces unit~s contextuelles 
sont d~limit@es pat le point -lotsqu'il n'est pas un signs d'abr~viation - et le 
point-virgule. Pour le traduction syntaxique, ce ptemier d~coupege fait appe- 
tattre des unit6s trop complexes, car elles contiennent des propositions de 
naturediffdrsnte (principales, subordonndes, compldtives, etc.) ; on donne donc 
~galemsnt le statqt de sdparatsut aux conjonctions de subordination. L'analyse 
se ddclenche et s'atrgte slots au vu de l'un des s~patateuts suivsnts : signs de 
ponctuation ou conjonction de subordination. 
(1) Voir bibliographic nl 2 
-G- 
Cependant si lee operations d'analyse se d@roulent de mani&re discon- 
tinue et traitent chaque membre de phrase comme une unit~ autonome, il ne faut 
pas oublier que le r~sultat final attendu dolt perdre ce caract@re disjoint pour 
former une representation coh@rente du texte. Nous verrons ( § 7.21 les opera- 
tions qui permettent de relier entre eux les groupes de syntagmes isol~s en 
raison du caract~re fragmentaire de l'analyse. 
3.2 -M~capisme des r@qles 
L'analyse, s'appliquant @ des membres de phrase compris ~ l'int~rieur 
des fronti@res que nous venons de d@finir, s'effectue grace & des r@gles de 
concatenation. Ces r~gles fixent l'encha~nement des categories grammaticales des 
mots pris deux ~ deux dans l'ordre o5 ils apparaissent dans la phrase examinee 
de gauche ~ droite. Lee r~gles ~tablies sous forme d'~quivalences comportent 
deux parties : la partie droite concerne le choix de la cat~gorie grammaticale, 
la pattie gauche l'sttribution du rele syntaxique. 
3.21 - Reconnaissance de la cat@qorie qrammaticale 
La possibilit~ de juxtaposition de deux categories dens une 
phr~e ob~it @ des r~gles de distribution. En faisant lerecensement de routes les 
juxtapositions permises, on arrive @ r~soudre certaines ambiguit~s dues ~ des 
homographies. 
Ex. : Le felt de trouver une r~g!e : "article + nom .... ", mais non pas : 
"pronom + nom = ...", r~soud l'ambiguit@ du type : "Le chat" ... "Le", "pronom" 
ou"article", plac~ imm@diatement avant un nom ne peut ~tre qu'"article". 
Le filtrage n'est pas toujours aussi facile : 
EX. : Le chat entre dans 
"pro.pets." I "nom" I "verbs" I "pr~position" 
"article" "pr~position" 
la cage ! 
"pro.pets." I "nora" 
l "article" 
D'apr~s la liste de r~gles ~tablie, on peut ~liminer l'inter- 
proration "pronom personnel" pour "le", mais pour "chat" et "entre" correspon- 
dent deux r@gles de caract~risation : 
nom sujet +verbe ..... 
nom sujet + pr@position ..... 
(le premier constituant est accompagn~ d'un code fonctionnel attribu@ lots de Is 
r@gle pr~c@dente, le deuxi~me ne comprsnd encore que le code de cat~gorie). 
Etant donn~ les deux r~gles permises, l'interpr~tation de 
"entre" peut ~tre aussi bien "verbe" que"pr~position". Nul choix n'~tant possi- 
ble, les deux interpr~tationssont donc conserv~es. 
- T_ 
A l'~tape suivante, lorsque 1'on dolt fairs l'encharnement 
"entren+edans", une seule rbgle est PoSsible : 
verbe intransitif + pr~position .`- 
La double interpretation pour nentre" n'est plus possible, celle 
de "pr~position" est rejetde puisqu'elle n'est plus vdrifi~e par ca qui suit. 
Apz@s examen de touts is phrase, on obtient en ce qui concerne lee catdgories : 
1 ioha leo el dane I1 IOag 
art' nom verbs prdp. art. nom 
\ 
. 3.22 - Attribution du role svrr~axioue 
Dens la deuxi~me pattie de Is r~gle est d~finie la fonction 
syntaxique du deuxi~me constituent. 
Ex. :verbe ¢=ansitif w +nom = verbs transitif +nom compl, objet (l'ast~risque 
qui accompaghe "verbs transitif" dens la premiere pa=tie de la r~gle indique qua 
le verbs n'e pes encore reQu de compl~ment d'objet ; ca signs disparart dane la 
deu~i~me pattie puisque le compldment d'objet est trouvd). 
Le role syntaxique du nom ddcoule ici de la nature et du role 
du mot qui pr~cbde is verbs transitif - qui lui-m~me a ~td d@fini par rapport 
au mot qui pr6c@dait, etc... 
Ex. : (I) le m6dicament provoque des troubles 
Ex. : (2) les troubles qua provoque le m~dicament 
Bien qua places de mOme felon par rapport b "provoque", 
"troubles" et "m@dicament" n'ont pas is m~me fonction. Cette diffdrence est 
marquee explicitement par le verbs : 
Dane (I) verbe tzansi¢if ~ +nom = verb. transit. + c. objet 
Dens (2) Nverbe transitif +nom = verb. transit. + sujet 
Dens (2) le presence de l'astdrisque event le verbs indique qua 
le sujet n'a pae encore ~t~ ¢rouvd ; l'absence d'astdrisque, apr~s, signals par 
centre que le compl@ment d'objet pr6c6dait le verbs ; "troubles" a doric une 
fonction de "compl@ment d'objet", "mddicament" une fonction de "sujet". 
Parfois la cat@gorie et laYonction d'un mot ne suffisent pas 
d~terminer la fenction du mot qui suit. C'est le cas par exemple des compl~ments 
prdpositionnels : 
(3) Etude sur les souris de l'antagonisme... 
(4) Etude sur le foie de la souris... 
- 8- 
Ici aucune r~gle ne peut montrer que "de l'antagonisme" d~pend 
de "@rude" alors que "de la souris" d@pend de "role". Au lieu de formuler une 
r~gle arbitraire qui ferait par exemple d~pendre un compl~ment pr~positionnel du 
premier mot qui le pr~c@de, on a choisi de faire du compl~ment pr~positionnel, 
lorsqu'il ne suit pas un nom sujet, une structure autonome dont la nature est 
indiqu~e par un code sp~cifique. 
Ex. : Etude sur les souris / de l'antagonisme /:"compl. pr~positionnei" (~) 
Ex. : Etude sur IB foie/ de la souris ~ "compl. pr~positionnel" 
De la mQme fa~on, des indices sp~cifiques ont ~t~ choisis pour 
ies membres de phrase coordonn~s. 
Ex. : Etude de l'activit~ bio~lectrique du cerveau et des troubles du comporte- 
ment. 
On n'est pas autoris~ ~ @tablir syst~matiquement une liaison 
entre les ~l~ments les plus rapproch~s de part et d'autre de la comrdination. 
Ici les deux noms "cerveau" et "troubles", m@me introduits par les m~mes pr~po- 
sitions "de", ne sont pas mis en liaison par "et". Cette liaison est en fair 
entre "activitY" et "troubles". 
C'est pourquoi on pr~f~re en g~n~ral ne pas essayer de ratta- 
chef le membre de phrase coordonn~. On le consid@re comme disjoint et on lui 
donne une specification qui le fair reconna~tre des autres structures autonomes 
(les compl~ments pr~positionnels par exemple). Le seul cas particulier est 
celui des adjectifs qui, lorsqu'ils sont de part et d'autre d'une conjonction 
de coordination, sont reli~s et re~oivent Ie m~me code de fonction. 
Ex. : des lobes frontaux et lat~raux 
Mais : Etude de i'activit@ bio@lectrique /du cerveau / 
/ et des troubles / du comportement 
"membre de phrase coordonn~e" 
On agit de m~me pour les pr~positions relatives, certains 
membres de phrase isol~s par des virgules, etc. 
- La d~pression du rythme alpha / qui est 
"groupe nominal sujet" prop. 
caractdristique / de ia r~action / d'orientation I 
"relative" "compl.pr~posit." "compl.pr~posit." 
refi@te un processus / d'excitation / 
"groupe verbal" "compl. pr~posit." 
(I) Oans les exemples qui suivent, le "/" indique les points de segmentation de 
la phrase. 
- 9- 
Comme on vient de le montrer, si l'onlconsid@re l'arborescence 
que l'analyse structurale de la phrase devrait engendrer, on s'arr~te ~ des 
r~sultats interm~diaires, loin du sommet. 
On va voir comment les informations fDurnies par l'analyse 
grammaticele sont reprises et utilis~es dans lee constructions des syntagmee 
SYNTOL. 
4 - R~qles de cpnstructlon des s~ntaqmes de t~pe cons~cutif et comparatif 
La construction s'effectue & partir des mots-outils. Nous verrons en premier 
lieu ce que sont les mots-outils, et comment ils song sp~cifi~s (§ 4.|I-4.13) 
ensuite comment, suivent lee r~gles attsch~es aux mots-outils, se d~roule la 
recherche des descripteurs ~ cor~er (§ 4o14). 
4.1 - Description des mots-outils 
Les mots-outils sont des mots ou graupes de mots du langage naturel 
qui marquent des liaisons de type cons~cutif ou comparatif. 
On peut les dietinguer du point de vue : 
a) qrammatical = ile peuvent 8tre des verbes, des noms, dee ad~ectifs, 
des pr~positions .... Voci quelquee mots-outile de type cons~cutif : 
verbes : inhiber, provoquer, augmenter... 
noms : suppression, effet de, r~action ~ .... 
adjectifs : ~pileptog~ne, destructeur, cons~cutif ~.... 
pr~poeitions : par suite de, en fonction de... 
b) formel : certains comportent Un seul terme (ex. : provoquer, ~pilep- 
togbne...) d'autres peuvent @tre fragment,s et admettre dee insertions entre leurs 
diff~rents constituents (r~auit le plus souvent ~..., aun effe___~t passager sb.._~r...); 
d'autres enfin se pr~sentent comme n6cessairement discontinus (action de l'atro- 
pine su._./r le foie, r~action d~u muscle ~ la stimulation...). Dens une premibre 
experience (I), une distinction trbs importante du point de vue oP~ratoire avait 
~t6 faite entre lee premiers, les outils autonomes, et les derniers, les grilles, 
cas perticulier d'outils discontinus dent lee insertions pouvaient @ire des 
descripteurs. Cette distinction n'eet pas retenue dens Is nouvelle procedure. 
(I) Voir bibliogrephie n2 3 
- 10- 
c) s~mantique : certains mots-outils re~oivent une traduction en 5YNTOL: 
iis sont ~ la lois descripteurs et connecteurs, on dit qu'ils sont mixtes. D'autres 
ne sent pea retenus pour leur signification mais seulement pour leur fonction 
dans la phrase, ce sont les outils ~. 
Deux crit~rss sont tout d'abord retenus pour la classification des 
outils : la cat~gorie grammaticale et l'interprdtation lexicale. D'apr~s ces 
deux crit~res, on peut dresser une lists des mots-outils de type consdcutif. 
Interpretation Cat~gorie grammaticale lexi~.ale 
verbs nom adjectif pr~posit. 
inhiber 
= 
X 
provoquez' X 
modification 
. , 
effet X 
epileptog~ne X 
° 
paz' suite de 
mixte puz 
X 
X 
X 
X 
Dens cette classification, on remarque que ssuls les verbes et les noms sont soit 
mixtes, soit puts, tandis qu'on nta pas trouv~ d~ mots-outils adjectifs quins 
soient pas mixtes, dtoutils pr~positions quins soient pes puts. 
Cependant la classification des mots-outils ne se fonde pas seulement 
sur la combinaison de ces deux c~it~res. Une distinctions suppl@mentaire est 
retenue qui fair appel au type de construction syntaxique du mot-outil, cmest- 
&-dire ~ le nature grammaticale et la fonction syntaxique des tez~nes quail est 
susceptible de mettre en relation. Ce ~roisi~me crit~rs de sp@cification ne va 
-11 - 
pas donner lieu ~ une nouvelle dichotomie des classes d~j~ indiqu~es, mais va 
conduire ~ reconsid~rer les distinctions faites suivant les categories gramma- 
ticalee. En effet, la nature des compl~ments d'un mot d~pend en premier lieu 
de sa cat@gorie. Ex. : un nom peut ~tre compl~t~ par un adjectif ou un autre 
nom, un verbe attend un sujet g6n6ralement nom ou pronom, des compl~menta directs 
ou indirects introduits par des pr~positions etc... Ensuite, & l'int~rieur de 
chacune des cat6gories grammaticales des diff6rences ee fon~ jour = Ex. les vet- 
bee transitifs sont compl~t~s par des noms sans l'interm~diaire de pr@positions, 
ils peuvent se construire ~ la forme passive, certains verbes intransitifs r~gis- 
sent certaines pr6positions etc... 
C'est cette notion de diff~renciation syntaxique qua l'on va exprimer 
soue forme de r~gles qui, attach~es & une sous-classe de mots-outils, indiqueront 
routes lea combinaisons syntaxiques possibles pour ce type d'outil. Aces combi- 
neisons~ on a donn6 le nom de "schemas syntaxiques". 
4.2 -Les schemas s yntaxiques 
Lea schemas syntaxiques sont des suites continues ou discontinues dans 
le langage naturel de codes grammaticaux et fonctionnels ~nonc~s dans un ordre 
donn~ event et/ou apr~s lloutil, dens les limites d'une zone d~termin~e, sans 
sp6cification de distance par rapport ~ iIoutil. 
Ex. : Au mot-outil de type cons~cutif : "effet" (de... sur...) est 
associ~ une s~rie de sch6mas syntaxiques dont voici queiques examples (I). 
t sujet l + de + compl, pr6poaitionnel + sur + compl, pr6posi±ionnel 
No._.~m 
sujet 
o::0 .J + surj+ compl, pr6positionnei + de + compl, pr~positionnel 
Nom sujet + avoir + nom compl, ob.~et + sur + compl, pr~positionnel 
Nom I 
sujat 
o;=Lf + qui + avoir + nom compl.objet ÷ sur + compl.pr~positionnel 
Nom I 
sujet 
c:mL f + avoir + nom compl, objet + adjectif 
(I) Dane ces examples, le Code grammatical et fonctionnel repr6sentant le mot- 
outil est soulign6. 
-12- 
Ex. : sujet : L'effe__~.t de l'etropine sur Is fois eat ~tudid... 
compl, d'objet : On.~tudia l'effet de l'atropine suz le foie .... 
compl, p~positionnei = Etude de l'effe.~t de l'atropine sur le lois... 
Pour un autre mot-outil, "provoquer" per ex., la lists des schemas eat 
tout ~ feit.diff~rents : 
Nom 5ujet + Vezb.._.=~e+ compl, d'objet 
Nom~Sujet + qui + Verb.._ee+ compliobjet 
Sujet 
Nee ou + qua + Vezb.._..~e+ sujet 
compl. 
NOm Sujst +etze + Part. DaSS~ + par 
+ compl, pr~poeition 
l'hexorbarbital provoque le aommsil 
l'hexorbarbital qui proveque le eommail 
le sommeil qua provoque l'hexorbarbital 
.le sommsil met pzovoqu6 par l'hsxorbar- 
bital 
Pour pouvoi= carect~rise¢ de le so~te un mot-outil, il faut~qd'il 
apparaisee dane des contextes syntaxiques suffieammsntst~r~otyp~s. C'est lecas 
en g6n6ral des verbes de types cens~cutifs ou comparstifs qui sent soit tranei- 
tifs directs at impliquent un compl6ment d'objet, soit des verbes transitife 
indiracts tale qua "egir sur", "d~pendre de" .... L~ 
Lee noms eux auesi ont une construction stable ; de memo qua lee 
vezbss ~ gouvernant fort, ils appellent certainee p~dpositions : 
dens 
effet de,.. sur ... 
chez 
Ii est possible de dres~@r une lists finie des pr~positions ou locu- 
tions prdpositives pouvant s@rvir de charni~re & un mot,outil donn~ ; ici 
"~ffst" psut ss construire avsc l'une des pr~positions indiqu~ee "dans, sur, 
chez". 
Dens lee sch~m~s syntaxiques donnds en exemple plus haut, la stricte 
juxtaposition des ~l~ments requis n'est pea obligetoire. Un nom Sujet peut 8tre 
sdpar~ du verbs par des compldments de hem, des adjectifs, des advsrb%s .... meis 
il eat zeconnaissable ; sa qualitd de sujet le rend caractdzisable q~lle qua 
soit la distance dane la phrase qui le sdpare du verbs. De m@me le compl~ment 
d'objet pout 8t~e s~par~ du verbs. .~ ~ 
Ex. = "L'hexorbarbital, administr~ ~ faible dose, prove qua g~n~ralement 
le sommeil". 
-13- 
Certains mots.outils sont des pr~positions ou des locutions pr6positi- 
yes : "par suite de", "~ cause de", "~ la difference de". Pout ce type d'outil 
il est difficile d'~tablir des schemas syntaxiques rendant compte des termes mis 
en relation. On peut connaltre le correlandum qui suit la pr~position, mais 
l'autre peut avoir un emplacement tr~s variable. 
"Troubles de m~moire par suite de traumatisme" 
"Par suite de traumatisme le malade a oerdu la m~moire" 
"Le mslade devient amn~sique par suite de traumatisme" 
C'est pourquoi, dane lee cas oO on ne peut trencher, on n'~tablit, 
pour les pr~positions qu'un schema syntaxique incomplet du type = 
Ex. | 
pr~position ÷ nom "~ la suite de contusions" 
pr@position + infinitif " ~ force de par!st" 
4.3 - Exemple de classes d'outils 
Lee schemas syntaxiques ont ~t~ utilis~s pour affecter les outils 
des classes distinctes. Cependant comme crit~re d'affection on n'a pas pris le 
ech@ma syntaxique msis sa condensation : is sch6me s~ntaxique. Au lieu de conte- 
nit des codes sp@cifi~s comme le schema, le scheme comprend des macro-codes qui 
repr~sentent une g6n@ralisation au niveau de la cat6goriegrammaticale des mote = 
"Nom + pr6position + nom + prdposition ÷ nom" est le sch6ma correspon- 
d.ant & la lois ~ I 
Nom 
Nom 
I compl- {coo0q + de ÷ nom ÷ SUr ÷ nom 
+ ~ + nom + par + nom 
Ainsi on peut dire que "sffet de... sur...", "r6action ~... par" ont le m~me 
scheme syntaxique. 
Voici le tableau de quelques mots-outils de type cons~cutif rang6s 
suivant leur scheme syntaxique. 
- 14- 
cat~gorie de l'outil 
Verbe)nom adj. pr~posit. 
:at. st/ ou fonction des correlenda 
nom nom adj.', compl, compl. 
event apr&s ~pr~s pr@posit, pr~posit. 
1 2 
natbre 
lexicale 
de l'outil 
l- 
mixta ~ur 
pzovoque~ 
inhibs~ 
egJ.z 
X 
X 
i..X 
I 
emplo~a~ X 
• J 
r6action. X 
ca.se ; X 
origins X 
action X 
sensible I X 
consddutif X 
~pile~- I X 
tog~n~ 
)at sdite 
de 
X X 
X X 
X 
X 
X 
X 
X 
X 
X 
X 
X 
X 
X X X 
X X 
X 
X X ,X, X 
X x. 
X 
X X 
X X 
X 
X 
X 
X X X 
Un m@me type de clsssificatiQn a 6t~ ~labor~ pour les mots-outils de type compara- 
tif qui sa r@partissent suivant uns dizains de classes environ. 
Carte classification va faciliter la recherche des descripteura entrant 
dens une relation de type cons6cutif ou comparatif. 
- 15 - 
4.4 - Rep~raqe des correlanda 
Le rep~rage dee correlanda s'op~re grace ~ des r~gles de corr@lation 
qui accompagnent chacun des schemas syntaxiques attaches aux types de mots-outils. 
Ces r~gles indiquent non seulement quels sont les termes des schemas qui Sont mis 
en relation mais auesi dane quel sens s'oriente la relation. 
Example, pour "provoque" et "inhibe" (quelques r~gles seulement) = 
type Code d'outil 
VT 
~rovoque VT 
ST 
inhibe 
dch~ma sgntaxique 
nom sujet + verbs + nom compl, objet 
nom sujet + qui + verb_.~e + nom compl.objet 
Ic°mpl'). 
nom~ ou ~ Dart.pass~+pr~p.pAR+nom compl 
~suj et) 
VT nom sujet +verba ÷ nom compl.objet 
VT nom sujet+qui÷verbe+ nom Compl.objet 
I 
(compl  
5T nom~ ou ~+part.pass~+pr~p.PAR+nomcompl. 
~sujet) ' , • 
r~gle (1) 
1_.~4 
1~2L4 
I 3.>3 
T _._~4 
V~rif. s~- 
mantique 
S 
(I) Le chiffre ~ gauche de la ?l~che represents la num~ro d'ordre dans le schema 
syntaxique du let terme mis en relation, le chiffre ~ droite de la ?l~che 
celui du 2~me terms. 
Ex. : I ~ 3 signifie qua c'est le "nom sujet" (let terme du schema) et le 
"nom compl~msnt d'objet" (3~me terms du schema) qui eont mis en relation de 
type 3 (relation cons6cutive). 
La difference entre les rbgles de construction de "provoque" et "inhibe" vient 
du carctbre mixte du deuxibme outil = sn plus de la relation consecutive entre 
"nom sujet" st "nom comploobjet" e'~tablissent deux relations associatives entre 
itoutil lui-m§ms etles deux corrslanda "nom sujet" st "verbs", st "verbs" avec 
"compl. objet". 
-16- 
Ca tableau peut sa lira ainsi: si dens une phras~ du-%exta soumis h 
l'enal~se apparent un outil de type "provoque", suivan%~.le'code attribu@ & cat 
outii par l'enalyse grammeticale (ici VT : verbs conjugu@ transitif ou ~T parti- 
cipe pass@), on recherche le ou lee schemas s~ntaxiques dana lequel on psut is 
rencontrer. Puis, parmi las sch@mas possibles, on choieit celui qui contient lea 
m@mes cat@gorias qua callas accompagnant is mot-outil dane la phrase. Suivant le 
type de cat@gories qui formsnt le sch@ma on indique la relation qui las relic en 
sp@cifient l'orientetion. Ici lea r~gles "sujet - compl, dtobjet" at "sujst - 
compl, d'agent ~ ont une orientation difF@rente. 
Pour qua la construction de syntagme soit possible il faut naturnlle- 
mentque lea deux tarmes mis en relation aient une ~quivalsnc8 en SYNTOL. Sinon 
la Z~gle ne peu$ s'appliquer telle quells. Dsux solutions peuvent ~tre envisa- 
g~ee : on psut eoit accepter un syntagme incomplet si l'un des termss n'a pas 
regu de traductlon su cours de la phrase lexicale, soit rechercher autour du 
terms no~ tradult un qualificatif ou un compl~ment de nom qui pourrait, lui, 
avoir u~ ~quivalent documentaira et fairs office de corrslandum h sa plecep 
lee deux solutions pouvant §ire d'eilleurs exploit~es concurremment. 
Ln code "pr~position" est suivi dana les examples dorm,s de PAR. Ceci 
signifia qua la miss an relation entre le premier terms du schema at le qua- 
tri~ma ntest accept~e qua si le troisibme - Is pr~position ~ appartient h la 
lists PAR. Cetta lists dresses b l'avance contient une s~ri8 de pr@positions ou 
locutions pr~positives scceptables dans is meme position dWun schema, c'est-b- 
dire ici susceptible d'introduire un compl~ment d'agent. 
PAR = par 
l'aide de 
grece 
sous l'effet de 
D'autres listes semblables existent, contenant des pr~positions inter- 
changeables dans des situations donn~es. 
SUR = sur 
dens. 
chez 
pour 
,°oeJ.eo 
Dens la derni~re colonne "v~rification s~mantiqus", la presence d'un 5 
- comma c'est lecas pour la troiei~me r~gle dans le tableau - eignifie que les 
informations grammaticales ?ournies par le schema syntaxique ne sont pas sores 
et qu'il ?aut avoir recours au r~seau notionnel pour v~rifier la validitd de la 
construction. En l'occurrence, is cha~ne compos~e d'un nom introduit par une 
prdposition, meme si celle-ci appartient bien b la lists PAR, succ6dant bun 
--17 - 
participe passe, lui-m~me succ~dsnt A un nom, peut tr~s bien ne pas representer 
une chs~ne du type "is sommeil provoqu~ par l'hex6rbarbital" mais par exemple : 
"(le sommeil) du malsde pro~oqu~ per intervslles (par l'hexorbsrbital)" 
Dans feb caB, oO une pr~position apparent dens un schema syntaxique, 
et qu'elle ne d~pend pas d'un nom sujet, la v~rification s6msntique est appliques 
pour que soit attest~ le bien fond~ de is relation. 
Nous venons d'indiquer la d~marche g6n~rale pour la construction des 
syntagmes de type cons6cutif et comparatif. Nous allons voir maintenant comment 
s'~tablit im troisi~me relation, la relation associative. 
• 5 - Construction des syntaqmes de type sssocistif 
Dens notre hypoth~se de travail (§ 2), nous avons indiqu6 que route relation 
qui n'a pas ~t~ interpr~t~e comme comparative ou consecutive dolt ~tre inter- 
pr~t~e Comme associative.. Encore faut-il s'assurer qu'une relation exists, autre 
que consecutive ou comparative, entre les descripteurs qui n'ont pas ~t~ reli~s, 
ou entre ceux-ci et les descripteurs entrant dsns les syntagmes d~j~ form, s. 
Or, dans i~ cas de la relation associative on ne veut pas utiliser de mots- 
outils comme reputes : tout d'abord parce qu'ils sont trop nombreux et h~t~rog~nes. 
Ils comprenn~nt pratiquement tousles verbes transitifs directs et indirects, 
routes les pr~positions, les conjonctions de comrdinstion, les adjectifs suecep- 
tibles d'svoir un compl6ment, etc. ll fsut ~galement ranger dens ce groupe tous 
les outils implicites, qui ne sont pas A proprement parler des mots-outils, mais 
repr~sentent les cas o0 la seule juxtaposition de deux descripteurs suffit 
indiquer une relation de type sssociatif. En g~n~ral ces descripteurs corres- 
pondent ~ des noms et adjectifs, ex. : "alv~oles pulmonaires". 
De plus, il serait long et difficile de caractdriser cheque type d'outil par 
des sch6mas syntsxiques, car les constructions dsns lesquelles g6n~ralement ile 
s'inscrivent sont mal d6finies. 
Devsnt cette difficult@ de Caract~risation syntaxique des mots-outils, on a 
pr6f6r@ partir des descripteurs eux-mSmes. 
i ' 
/ A l'issue dee opdrations de construction des syntagmes de type consdcutif 
et sssociatif, un certain nombre de descripteurs du texte soumis ~ l'analyse 
n'ont pas 6t6 mis en relation. En prenant chacun de ces descripteurs un & un, 
on essaie de les relier ~ un second descripteur appsrtenant ~ is mSme unit~ 
contextuelle, que celui-ci soit d6j~ mis en relation ou pas en confrontant les 
codes grammsticaux et fonctionnels qui leur ont dt~ associ6s lots de l'analyse 
syntaxique . Une liste de r@gle indique quels types de rapports syntaxiquse 
sont ~ retenir et quelle orientation ils d6terminent dens la coreLruction des 
syntsgmes. 
-18- 
Par exemple : 
verbe transitlf + nom objet = 
nom sujet + verbe = 
nom + ad~ectif = 
nom sujet + compl, prdpositionnel = 
nom compl. + cOmpl.pr@positionnel = 
nom compl. + nom coordonn~ = 
validitd r~gle orientation 
relation 
1_. 2 
1...~2 2 
S 
S 
S 
S 
S 
S 
Dane ce tableau, la presence d'un S dane la colonna "Orientation" indique 
qua les seules informations grammaticlaes et gonctionnellles ne suffisent pas 
indiquer 1'orientation de la relation. La rbgle n'indique pas 1'orientation, qui 
ne sere dtablie qu'aprbs consultation du r~ssau notionnel. 
6 - Utilisation des informations sdmantiques dens les r~qles de construction des 
s vntaames 
On constate que dane la construction des syntegmes de type 2 aussi bien qua 
pour calla des syntagmes de type 3 ou 4, lea informations grammaticales et fonc- 
tionnelles fournies par le contexte natural he peuvent pas toujoure ~ elles 
eeules rdpondr e de la validitd d'une mice en relation. Lee constructions jugdes 
douteusea aont vdrifides par consultation du r~seau notionnel st acceptdes ou 
rejetdes suivant le rdsultat de la vdrification. 
Ii n'est pas dit qua ce contr61e sdmantique ar~ive dane tousles cas & 
produire des r~suitats corrects. Ii se peut par example qu'une relation entre 
deux dascripteurs suit tenue pour valide par le rdseau notionnel et cependant 
qu'elle ne refl~te pea l'idde qui veut 8tre exprim~a dans un texte. Cependant 
on peut consid@rer le contrale s~mantique comma une aorta de filtre auppl~men- 
taire ; il dcarte un certain nombre d'erreurs qua la seule v~rification syntexi- 
que est impuissante~ dviter et dane le cas d'incertitude p~se sur le choix de 
l'orientation d'une relation ou de son interpretation. 
Ce contr61e se fair ~ diff~rentes ~tapes de la traduction syntaxique. Comme 
on l'a vu aux § 4 et § 5, on a recours au r~seau notionnel lore de la construc- 
tion des syntagmes lorsque le r~sultat semble incertain ou qu'un choix se r6v~le 
impossible du point de vue syntaxique. On l'utilise ~galement Iorsque la 
19- 
traduction syntaxique des unit~s contextuelles ~tanttermin~e, on dolt raise le 
raccordement des diff~rents groupes de syntagmes ou d'isolats pour former un 
graphe unique. Dans ce paragraphs nous n'aborderons que le premier probl@me, 
la v~rification s~mantique en cours d'analyse, r~servant pour le paragraphe 7 
l'utilisatiOn du r~seau notionnel pour les operations de compl@tement. 
Nous allons r~sumer tousles cas o0 la v~rification s~mantique se r~v~le 
n~cessaire en cours d'analyse. 
6.1 - Pour la construction des syntaqmes cons~cutifs et comparatifs 
a) Lorsque les crit~res grammaticaux sont insuffisants pour retrouver 
les correlanda. Cela se produit lorsque l'un des descripteurs du schema synta- 
xique correspond ~ un compl~ment pr~positionnel (§ 4.4 ). Un S inscrit dans la 
colonne "v~rification s~mantique" signals la n~cessit6 d'informations s@manti- 
ques. 
Ex. : Effet sur le sommeil / de l'animal / de l'hexorbarbital / ... 
Dans cette phrase il faut choisir entre 
sommeil ~_ animal 
et sommeil~_~_ hexorbarbital 
puisque les deux compl~ments "de l'animal" et "de l'hexorbarbital" peuvent, 
l'un aussi bien que l'autre, faire pattie du schema syntaxiqua: /sujet.t 
norm ~ou + sur + nom ÷ de ÷ nom 3~ 5 
L o ompl 
En consultant le r~seau notionnel on s'apergoit que la liaison 
animal-aommeil ne peut donner naissance qu'& une relation associative, orient,s 
du premier vers le deuxi~me correlandum : 
animal ~sommeil 
tandis que la liaison sommeil-hexorbarbital est bien de type cons~cutif et peut 
se traduire par : 
hexorbarbital ~sommeil 
Ce sont donc les deux desdripteurs "sommeil" et "hexorbarbital" qui 
aont retenus ici dans la phrase et mis en relation. 
b) La v~rification s~mantique est ~galement n~cessaire lorsque le 
mot-outil est ambigu. La relation qu'il d~termine peut alors avoir plusieurs 
- 20 - 
sens suivant la classe s~mantique des termes mis en relation. 
' Ex. : emploi de la r~serpine pour l'inhibition motrice 
emploi d'un outillage particulier pour l'e~pdrience... 
L'outil "emploi de... pour..." d~termine une relation consecutive dens 
un cam, alors que la relation eat associative - instrumenta!e ici - dens la 
deuxi@me phrase. 
Des outils tels que "employer pour", "apr~s", "provenir de" .... ont 
respectivement un sens ~nstrumental, temporel, locetif et peuvent ~galemen~ 
avoir un sens cons6cuti~. Pour eux, quel!es que soient les r@gles de construc- 
tion appliqu~es, la v@rification s~mantique est obligatoire, et la consultation 
du r~seeu fournit ~ la fois l'interpr~tation de la relation et son orienta~om. 
6.2 - Pour la construction des s yntaqmes aseociatifs 
C'est seulement la validit~ de la relation qui eat @ v~rifier. La 
relation n'est pas ~ interpreter puisque si elle existe, on salt qu'elle est 
associative. 
a) Comme dane le cas des autres syntegmes, la v~rification e~mantique 
se r~v@le n~cessaire lorsque sont mis en relation des compl~ments pr~position- 
nels ou des membres de phrase coordonn~s, 
Ex. : R~action de croissance / ~ la lumi~re / des phycomyces. 
La r@gle syntaxique "nom compl, + nom compl." fair conatruire pour 
cette phrase : J,' 
soit : lumi~re~ phycomyces 
soit : croissance 2.~.~phycomyces 
("croissance" et "lumi@re" ~tant d~j~ reli~s dans un syntagme de type cons~cutif 
croiseance ~ lumi@re, il reste ~ tr~uver une liaison pour "phycomyces"). La 
premi@re avec "lumi@re" n'eat pas attestde dana le r~seau notionnel et de ce fair 
est interdite tandis que la deuxi@me, valide, est accept6e : 
croissance ~ phycomyces 
b) La vdrification s~mantique eat dgaIement n~cessaire dens lea cas 
o5 une relation entre deux descripteurs ~tant sore d'un point de vue syntaxique, 
son orientation reste inddterminde. Entre un nom sujet par exemp@e et son 
compl~ment, une relation associative ne fa~ pas de doUte ; cepe~dant elle ne 
s'dtablit pas toujours dana le m~me sens. 
Ex. : La rdaction de l'animal .... 
La rdaction de peur .... 
- 21 - 
7 - R6sultats obtenus et leur s ynth~se 
A l'issue de l'anslyse syntaxique d'un texts et de l'application des r~gles 
de construction dee syntagmee, les r~eultats obtenus 8'expriment sous des forbes 
diverses. 
7.1- T,ype de r6eultets 
7.11 -Lee svntaamea comolets relids ou non entre eux sous forms de 
graphea. I18 repr~sentent le type de construction vis~e per lee proc6dures 
d~crites jusqu'ici. 
7.12 I-Lea e.yntaqmes incomplete compos6e seulement d'un descripteur 
lit d'une relation sp~cifi~e et orient§a. 
a) tee syntagmes incomplets~peuvent Otre due ~ l'absence de 
lWun des correlanda dane l'unit6 contextuelle. C'eet un8 absence qua l'on note 
petrols dens lea titree des textes analys~s'. 
Ex. : "Etude des e?fets de 18 r~serpine". 
En g~n~ral un tel tiffs est compldt6 par une phrase du type : 
Ex. : "Effete sur le comportement du chat..." 
Ces deux phrases s~par~es per Un signs de ponctuation forte Font analysdes sdpa- 
r6ment et l'on obtient sinai : r6serpin8 --~ 
3 ' et ---> comportament. 
b) Lea syntagmea incomplete sent dgalement due b la pr6senc8 
dens la phrase d'un terms natural n'ayent pas d'dquivalence en 5YNTOL et cepen- 
dent mis an relation avec un descripteur. 
Ex. : La stimulation provoque un ensemble de troubles. 
La relation consecutive e'6tablit entre "stimulation" et 
"ensemble n. Le second mot n'ayant pea d'~quivalent documenteire, on obtient : 
3 stimulation 
C) De mama la presence d'un pronom engendre ie construction 
d'un syntagme incomplet. II reprend en g~n~rel un nom contenu dans une unit6 
contsxtuelle diff6rent8 et par consequent non accessible en cours d'analyse. 
Ex. : "Effete de le r6serpine. Ella provoqu8 des troubles 6. 
"Etude de la r~serpine. Son effet sur le comportement". 
Dane les deux cas, la deuxibme phrase ne contient pas l'agent de 
l'action ; on obtient = 
troubles 
3 -----> comportement. 
J 
- 22 - 
d) Enfin les syntagmes incomplete peuvent ~tre dus ~ une carac- 
tOristique du mot-outil qui a servi ~ leu~ construction. On a vu par example qua 
certains mots-outile comme lee prdpositions engendrent des aynCagmes & un pole. 
7.13 -Les descrioCeurs isolds repr~sentent lee derniers types de 
r6sultets. Aucune relation ne lee lie aux autres descripteurs de l'unit6 contex- 
tuelle, soit qu'aucun mot-ou~il ne lee ait fair entrer dane un eyntagme, eoit 
qua le code: grammatical qui leur eat aeaocid n'ait pu 8tre combind suivant lee 
rbgles dtune construction pezBiee. 
7.2 - Opd~ations de raccoTdement 
Etant admis le principe qua le graphe reprdsentant le text e analys~ 
doit @ire connexe, il faut relief entre eux lee diff~rents graphes obtenue apr~e 
analyse fragmentde du texte. S'il eat vrai qua parfois lee textee contiennent 
rOellement des ~idments h~tdrog~nes et qu'on ne puiese alors rOduire totalement 
les isolate~ dens le plupart des caa on peut retrouver des corrOlations qua le 
limitation du con~exte n'avait pae pe~mie d'6tablir. 
a) Certa~ns; enchaCnements deviennent explicites grace & la rOduction 
une saule, des occurrences des diffdrents descripteurs. 
b) D'autre part, des r~gles de raccordement peuvent e'appliquer &,des 
syntagmes incomplete compl~mentaires. Par example, si deux descripteurs eont 
eusceptibles d'etre les poles d'une m~me relation exprimde deux lois, il peut 
y avoir r~duction de la relation et ainsi raccordement des descrip~eurs 
3 3 3 
B et A ~ deviant A ---~B 
Une v~rification s~mantique eat toutefois n~cessaire pour assurer Is 
validit~ de ce raccordement. I 
c) D'autres rbgles de raccordement entre syntagmes ou graphes partiele 
iso~e ont ~t~ propos~es dans un pr~cOdent travail (1) ; elles ssront ~galement 
utilis~es dans Is cadre de carte experience. Elles sent bas~ee sur lee affinit~s 
S~mantiques et syntagmatiquee entre deecripteurs , affinit~s attestOes les premie- 
res par le lexique documentaire, les secondes per le r~seau notionnel. 
(1!~ Voir bibliographie ng 5, Tome 4: "L'rAnalyse Automa~ique". 
-23- 
Ex. : lee deux syntagmes isol~s A 3_~ B st C 3-~D peuvent 
8tre aesoci~e dane un graphe A --~3 B ei le r~seau notionnel atteste l'exie- 
25 3 
C ---.D 
tence d'une relation associative entre Aet C, ou si ces deux descripteurs 
appartiennent ~ la m~me classe s~mantique dane le lexique. 
8 - CONCLUSION 
Une dee caract~rietiques de la d~marche qui vient d'Qtre d~crite est la 
place qu'y occupent respectivement lee donn~ee eyntaxiques et s~mantiques : 
lee diff~rents outils qui ont ~t@ d~finis concourent en effet ~ n'utilieer des 
informations grammaticales que dane le cadre relativement restreint oO ellee 
sont sores, et @les amalgamer avec des informations s~mantiques provenant du 
r~seau notionnel. 
La preparation pratique d'une nouvelle experience sur calculateur eet en 
cours, qua d~terminera la validit~ et les limites de cette m~thode. 
'4 
- 24 - 

References

Abraham S.Some questions of phrase structure 
Grammars, I, CL IV, 1965 

Abraham S. 
: An integrated language theory (tO appear at 
Mouton & C0.) 

Abraham S. 
: A theory of strutural semantics 

Kiefer F. 
: Mouton & Co, The Hague-Paris, 1966 

Chomsky N. 
: aspects of the theory of syntax, M.I.T. 
Press, Cambr. , Mass. , 1965 

Katz, J.J. 
: The structure of a semantic Theory 

Fodor, J.A. 
: Language ,39, 1963 

Katz, J.J. 
: An integrated theory of linguistic 

Postal P.M. 
: Descript1"on, Cambr. Mass, 1964 
