L'expllca~ion automatique du facteur s~mantique 'appartenance' 
apparaissant dams le "Zuwendsatz" + allemand et la traduction 
automatique de ce facteur: de l'allemand vers l'anglais et de 
l'anglais vers l'allemand. 
Dr. Alfred Itoppe, For schungsgruppe LIMAS, Bonn 
0bSectifs: 
On va montrer, en prenant l'exemple de la proposition al~emande 
d ' attribution 
I °) comment un facteur s~mantique contenu dans un module syn- 
taxlque de la langue de d6part' sans qu'on puisse le faire 
voir sur le plan morphologique, sera trouv~ m~caniquement 
( explicatio n) ; ~" 
2 °) comment ce facteur sera utilis~ ~ l'occasion de la traduc- 
tien; 
3 °) comment, ~ cette occasi~an, un " mod&le-~sy~taxlque de la langue 
de d6part sera transf0rme:::en un autre,:-qui appartient ~ la 
langue d 'arriv~e ; .... 
4 °) si l'on suppose que ia langue ' =" .... - d arr~eene dispose pas du 
module syntaxique figu~ant dans la langue de:d.e~art -; 
5 °) comment le facteur trouv$ appara~tra, dans la langue d'arri- 
v@e, sur le plan morphologique du mod@le syntaxique; 
t" 6 °) comment ce sys eme fonctionnera d'une fa~on r&versible. 
+ Le "Zuwendsatz" fait partie des modules syntaxiques ou schemas 
symtaxiques ("Satzpl~hue") dont dispose une langue, Ii s'agit, 
en l'oocurrence, d'un plan de construction de propositions 
typiquement allemandes, p.ex.:"Er trat sei~m~reund auf den 
FuB", o~ le 9ompl~ment indirect allemand se rend en fran@ais 
par un complement d'appartenance: "sur le pied de son ami". 
Des ~tats, ~v~nements, activit~s ou actions localis~s sont 
n~cessairement tourn~s vers quelqu'un (voir Grammaire DUDEN, 
@d. 1959, p. ~66_~ Qeq.). I1 s'agit donc d'une esp~ce de tro- 
pisme (tourner vers). Darts la suite, j'appellerai los r~all- 
sations de ces modules syntaxiques "propositions d'attrlbution", 
et vous voudrez bien entendre l'attribution d~mmce sens ~troit 
detroPisme. 
Soient les exemples suivants: 
a) The nurse laid her hand on the patient's shoulder - 
Die Schwester legte dem Patienten die Han& auf die Schulter 
(L'infirmi~re posa la main sur l'~paule du malade). 
b) The nurse sent the newspaper to the patient at home - 
Die Schwsster schickte dem Patienten die Zeitung ins Haus 
(L'infirmi~re exp~dia le journal au malade, chez lui). 
Proposition a): la main appar~ient ~ l'infirmi~re (appartenance); 
l'~paule, au malade (appartenance). 
Proposition b): le journal, respectivement la maison, n'appartient 
ni ~ l'infirmi~re ni au malade. 
A. 
Remar%ues pr~alables. 
Terminologie 
L'attribution est un facteur de contenu: un sujet devient 
actif et son activit~ se dirige vers une grandeur, normalement 
personne, sans que cette grandeur soit l'obJet de l'activit~; 
elle "participe plutSt ~ l'activit~" en taut que celle-ci est 
tourn~e vers elle (L. Weisgerber, loc. cit. p. 276). 
On appellera cette esp~ce d'activit6 "attribution", et celui 
| . . w qui participe ~ 1 actlvlte, "grandeur d'attributi0n". Une 
structure de contenu cou~rant l'attribution ~ une telle gran- 
deur s'appellera plan d'attribution. 
~- Ii se compose: 
1 ° ) d'un sujet agissant, 
2 °) d'une attribution, 
3 °) d'une grandeur d'attribution. 
En allemaud, cette grandeur appara~t au cas - objet indirect 
ou secondaire (Dativ), p.ex.: "Die Schwester hilft de__~m Patien- 
ten." (En allemand! Par contre en frangais: "L'infirmi~re 
secourt le malade." ) 
Le plan d'attribution pourra se modifier par extension. Ces 
-2. 
L 
modifications d&pendront de la rection du verbe et pourront con- 
sister en: 
. . • . • I ° ) un objectif d'actlvlte. I1 s'agit de l'objet vlse par l'acti- 
vit~ vue sous l'angle de l'attribution; 
2 ° ) un objectif de relation. I1 s'agit de la grandeur rattach~e 
I " ' par une 'actlvlte relation d~termin~e (lien pr~position- 
nel fixe du ~erbe: "antworten auf die Frame" ~ "r~pondre ~ la 
question"); 
3 ° ) une orientation ou situation spatiale li&e, sur le plan du 
contenu, ~ l'activit~: "legen - auf die Schulter" - "poser 
sur l'~paule", "falten - auf der Brust" - "joindre sur la 
poitrine"; 
4 ° ) une indication de 1,instrument servant ~ l'activit~: "drohte 
mit dem ' Fin~er" - "mena~ait de son doi~t"; 
5 ° ) une identification avec une caract~ristique: "behilflich" - 
"secourable", ou une grandeur: "eine Mutter" - "une m~re": 
Die Schwester war dem Patienten behilfllch - eine Mutter. 
Ces modificat~urs~exig~s par la rection du verbe sont ~ consid~rer 
comme des cases vides s~mantiques qui, sur le plan morphologique, 
$ourront figurer commecompl~ment pr&positionnel, compl~ment 
d'objet, ,phrase" + pr&positionnelle ou attribut, pourvu qu'on 
soit en presence d'un module syntaxique permettant l'empl~i de 
ces formes. Un autre module ~ pourra demander d'autresTormes. 
Ces modificateurs, d~pendant de verbes, du plan d'attribution 
constituent des ~l~ments n~cessaires du complexe de contenu; ~ 
leur d~faut, aucun des plans syntaxiques darts lesquels ils pour- 
raient figurer morphologiquement parlant ne serait consid~r~ 
comme une r&alisation compl@te. Etant donc indispensables ~ la 
Constitution des propositions, ils seront appel~s constituants 
de ~ropositions. 
A cSt~ de ces modificateurs de la proposition d'attribution ~on- 
duisant ~ des extensions et d~pendant du verbe, il y a un autre 
+ Le terme "phrase" sera pris dans le sens anglais: un groupe de 
mots sans sujet ni pr~dicat, et sera prononc~ ~ l'anglaise. 
-3- 
groups de modificateurs: ceux-ci ne sont pas r~gis par le verbs 
mais ne sauraient figurer que dans le cadre des cases vides ~ta- 
bliss par la rection. Ce sont les-classes de contenus lex~ma- 
ti~ues: c'est ainsi que la grandeur d'attribution' par exemple, 
sera r~pr6sent~e normalement par un nom de personne, tandis que 
les autres extensions pourront ~tre des noms d~signant une par~ie 
du corps ou nod. 
\ 
Les modificateurs r~gis par le verbs et lee classes de contenus 
lex~matiques qui se pr~sentent dans le cadre de ceux-l~ donneront 
en tout 34 modifications diff~rentes apport6es au plan d'attri- 
bution. Ces modifications' seront appel@es mod@les de plan d'attri- 
bution. M~me s'il n'y a pas de modificateur, le plan d'attribution 
lui-m~me comptera dans le hombre des modules de plan d'attribution. 
Parmi les quelque 4oo verbes allemands r@gissant ce qu'on appelle 
en allemand un "Dativ", il yen a dont le r~gime, membre d'attri, 
bution, ne represents pas un constituant n~cessai~e de proposition. 
A d~faut de celui-ci, il n'y aura pas plan d'attribution et ce cas 
ne nous interessera pas ici. 
La r@alisation morphologique des 34 modules de plan d'attribution 'I 
conduira ~ des propositions ou des "phrases" d'attribution (attri- 
butive Phra~en). Celles-ci seront consid6r~es comme des patterns 
de propositions ou de "phrases" en taut qu'elles repr6senteront 
des patterns formels pouvaut @galement contenir d'autres complexes 
de contenu d~s que l'on fera abstraction, dans le complexe de con- 
tenu, du facteur grandeur d'attribution; c'est-~-dire, le pattern 
de proposition ou de "phrase" ne permet une propos±tion ou une 
"phrase" d'attribution que daus le cas o~ un mod@le de plan d'at- 
tribution s'y r~alisera. 
Ayant donc compt~ 21 patterns de propositions ou de "phrases" dont 
chacun est susceptible de r~aliser l'ensemble des 34 modules de 
plan d'attribution, nous aurons en tout 714 propositions ou "phra- 
ses" d'attribution d~ff~rentes. ..... 
-4- 
Ii importe encore de relever le ~ait que le plan d'attribution et 
les modules de ce plan font parole de la nomosph@re, tandis que 
lee propositions et les "phrases" d'attribution, ainsi que lee 
patterns de propositions ou de "phrases" servant ~ les r~aliser 
appar~iennent ~ la morphosph@re +. 
~'apr~s tout ce que Je viens de dire, tirons pour le moment les 
consequences suivantes, qui ont leur importance: 
I ° ) le plan d'attribution ne saurait, sur le plan du contenu, 
appara~tre que dans un quelconque de ses 34 mod@les; il repr~- 
sente ce qui, sur ce p~an m@me, est commun ~ tousles modules; 
2 ° ) chacun de ces mod@les pourra s'exprimer, linguistlquement par- 
lant, dans chacun des 21 morphopatterns. Nile plan d'attri- 
bution ni aucun mod@le de plan d'attribution ne sauraient 
s'exprimer sans qu'on recoure ~ un morphopattern; cette ex- 
pression requiert donc l'emploi d'un pattern de proposition 
ou de "phrase". 
3 ° ) Comme le plan, respectivement chaque mod@le du plan, peut ~tre 
r6alle~ dans 21 morphopatterns diff~rents, le plan ou le mo- " 
d@le de plan n'~quivalent pas ~ la proposition ou ~ la "phrase" 
d'attribution. 
Oette constatation apparemment ~vidente signifie une diff6rence 
fondamentale par rapport ~ ~outee entreprises de traduction par- 
ts~ut de la seule morphosph@re. 
- ' / "n Transformation t traduction~ exp!ioati0n, verbalisation~ reduction. 
B. G@n@rallt@s concernamt lam~thodede la traduction. 
Les m~thodes de la transformation, de l'explication et de la 
Nomosphere~morphosph@re. d apres Glinz. Modeles appartenant a la 
nomosphere/patterns appartenant a la morphosphere: traductmon 
frangaise purement conventionnelle (entre nous et aujourd~ui) 
des mots allemands Modelle/Muster; prenez, si vous voulezbien, 
l'opposition mod@les/paradigmes.... 
reductlon operent dans la morphosph@re ou la nomosphere, ou encore 
entre les deux sph@res d'une m@me langue; s'agissant de traduction, 
d'une langue ~ l'autre, la m~thode de la traduction s'ajoutera 
aux autres. 
1 °) Transformation. 
a) Mor~hotransformations op6r~es dans le cadre de la morpho- 
sphere. 
I1 s'agit de transformations de formes dans le cadre de la 
morphostructure, des constituants formels 6tant utilis~s. 
b) Morphos@manticotransformations op~r~es dans le cadre de la 
morphosph~re, compte tenu de la classe de facteurs s~man- 
tiques appel~s par nous "modes de pens6e" ("Denkweisen"); 
il s'agit des modes de pens~e constituants de propositions, 
embo~tants, relevants, cyclopiques, nominaux, actionnels et 
d~signant s. 
c) Morpho~nomotransformationsl nomo-morphotransformations 
= applications de la morphosph~re darts la nomosph@re 
et vice versa. (Dans le sens dm programme LIMAS: analyse 
st synth~se, dans le sens de Chomsky: transpositions de la 
structure de surface vers la structure en profondeur, "gram- 
maire transformationnelle". ) 
d) Nomo-nomotransformations ,,, 
I ° ) dams le cadre d'une seule langue 
= transformation des formules de facteurs constitutes 
partir des facteurs s~mantiques; cett@ transformation 
se fait par 6change, addition ou soustraction de cer- 
tains facteurs d'une formule; 
2 ° ) entre la langue de d6part et la langue d'arriv~e 
= une formule de facteurs r~e valant pas de la ~ m~me 
fa~on pour la langue d'arrlvee, devra etre transfor- 
m&e, par coordination des formules en question des 
deux m~talangues. 
2 c) Tradu~tion. 
On fait passer, sans modification, une formule de facteurs 
-6- 
dans la m@talangue de la langue d'arriv@e. 
3 ° ) Explication. 
C'est l'.explication du facteu r s@mantique d'~ne proposition 
pour lequel il n'y a pas de morph@me darts la proposition. 
Le manque de morph@me correspondant peut @tre dd ~: 
I°) une ellipse, 
2 ° ) des relations contextuelles implicites, 
3 ° ) des coh~rences sous-entendues existant entre diff~rents 
facteurs s~mantiques (frame of reference). 
I1 faut donc distinguer entre: 
1 ° ) l'expli.catio n d'ellipses, 
2 ° ) l'explication de relations contextuelles 
3 ° ) et l'explication de facteurs , 
ces treis esp~ces pouvant se combiner. 
4 ° ) Verbalisation 
= l'expression, en morphosph~re, d'un facteur s~mantique trou- 
v~ au moyen d'une explication, par un mot renfermant ce con- 
t enu. 
5 ° ) R~duction (ellipsation) 
= le contraire de l'explication: un facteur figurant darts la 
• t . • formule de la m&tala~gme ne sera ni verballse, ni exprlme par 
un morpheme de la morphosph~re. Tout en etant explicite darts 
la morphosph~re, il ne sera pas biffS. 
6 °) Transformation explicitante. 
Le facteur s~mantique trouv$ par explication transforme la for- 
mule factorielle: nomo-nomotransformation explicitante. 
II sera verbalis~ ou formalis~: nomo-m0r~ho~ransformation ex- 
plicitante. 
D. Application de la m~thode ~ la proposition allemande d'attri- 
bution. 
~. Diff~renciations formelles et s~mantiq~e~. 
Dans l~acte de traduction, toutes les propositions d'attri- 
-7- 
bution devront ~tre transform~es parce qu'en anglai&, l'apparte- 
nance de la main ~ l'infirmi~re, et de l'~paule au mal&@e, sont 
exprimer. En m~me temps, il faudra transformer la forme dative + 
de la grandeur d'attribution. A cet effet, il faudra d'abord trou- 
ver, par explication, le facteur 'appartenance' contenu dams la 
proposition allemande d'attribution. 
Ces propositions devront, en une premiere op6ration, ~tre diff~- 
renci&es dane la morphosph@re, en deux ~tapes et suivant les 
m~thodes de la grammaire formelle conventionnelle; il appara~tra 
vlte que celles-ci ne surf±font pas ~ l'analyse du facteur en 
question. 
• 1 ° ) I ere ~tape de la diff~renciatlon formelle 
(mor~hopatterns) fig. I . 
Les constituants formels servant ~ diff6rencier sont les sul- 
vants: sujet, pr~dicat (= verbe), objet second, objet premier, 
"phrase" pr@pos~tionnelle , attribut, i1 en r~sultera six pat- 
terns formels, d'apr@s le schema qui va suivre. 
Les 714 propositions d'attribution correspondant ~ l'ensemble 
des 34 modules d'attribution pourront ~tre ins~r6es dans ces 
6 patterns de la fa~on suivante (il ne sera donna que des ex- 
emples): 
patterns÷'~: propositions d'attribution 
1 - die Schwester half dem Patienten 
- die Hand zitterte dem Patienten 
- die Schwester verband dem Patienten die Hand 
- die Schwester reichte dem Patienten die Hand 
- die Schwester gab dem Patienten einen StoB 
+ L'allemand poss@de," tout ccmme le latin, un troisi~me cas, le 
datif. 
• 8 - 
patterns: 
3 
i 
~opositions d'attribution (suite) 
- die Schwester legte dem Patienten die Hand auf die 
Schulter 
- die Schwester legte dem Patienten die Zeitung vor die 
~U~e 
- die Schwester reichte dem Patienten die Hand in den 
Wagen 
- die Schwester schickte dem Patienten die Zeitung ins 
Haus 
- die Schwester faltete dem Patienten die H~ude auf der 
Brust 
4 
5 
- die Schwester klopfte dem Patienten auf die Schulter 
- die Schwe~ter lag dem Patienten in den Armen 
- die Schwester.drohte dem Patienten mit dem Finger 
- die Schwester drohte dem Patienten mit der Strafe 
- die Schwester antwortete dem Patienten auf die Prage 
- die Schwester H~rach dem Patienten yon dem ~eben 
- die Schwester klopfte dem Patienten mit der Hand auf 
t die Schult er 
- die Schwester schlug dem Patienten mit der Zeitung auf 
die Schult er 
- die Schwester war dem Patienten behilflich 
- die Schwester war dem Patienten eine Mutter 
6 - der Schwester bangte um das Leben : 
Dans le pattern n ° 4, on n'a pas tenu compte du noia~re de "phrases" 
pr~positionnelles~ Tousles 6 patterns ne permettent pas de con- 
stater l'appartenance d'un contenu de membre ~ un autre si i'on • 
~part dew constituants formels; en outre, les exemples ~tablis 
l'appui de ces 6 patterns contienne~ des relations~d'apparte- 
nances diff~rentes. 
-9- 
Morpho- Muster des Zuwen,dplans 
Zw Getr Ge/Sn ZwGr GoZL BezGr C~stzg 
~ Subj PrOd D-Obj &.-Obj Pr-Phr Prd-N 
2 
3 
/, 
5 
6 BIll II 
Forschungsgruppe LIMAS 67 
2 ° ) 2 eme ~tape de diff~renciation formelle 
(morphos~manticopatterns) fig. 2 
En diff~renciant les 6 morphopatterns (MP) d'apr~s le nombre 
et la nature des "phrases" pr~positionnelles, l'on se rendra 
compte qu'il faudra d~j~ faire appel ~ des considerations s~- 
mantiques, telles que espace-direction, espace-situation, 
instrument et objectif de relation (objet pr~positionnel). 
Tout cela restera darts le cadre de la grammaire tradition- 
nelle. 
Nous appellerons ces diff~renciations • ° morphosemantlcopatterns 
(MSP), qui cependant ne permettront toujours pas l'~tablisse- 
ment d'une analyse de la relation d'appartenance des ~l~ments 
s~mantiques de la proposition. Les 6 MP donneront 11MSP. 
MP n ° 3 bifurquera en MSP 3 et 4, MSP 3 comportant sujet, pr6- 
dicat, obJet second, objet premier, "phrase" pr~positionnelle 
espace-direction et permettant, p.ex., les propositions sui- 
vantes: 
- a) ~ie Schwester ~egte dem Patienten die Zeitung vor die 
FU~e. 
--b) Die Schwester reichte dem Patienten die Zeitung in den 
Wagen. 
Dans a) il y a a~partenance des pieds au malade; dams b) il 
n'y a pas d'appartenance. 
MSP 4 pr6sente la construction £ormelle de MSP 3, s~mantique- 
ment parlant il en diff~re cependant par la "phrase" pr~po- 
sitionnelle espace-situation. Proposition possible: 
- Die Schwester faltete dem Patienten die H~nde auf der Brust. 
Appartenances: de mains ~ malade, de poitrine ~ malade. 
Aucune desces appartenances n'est reconnaissable par des 
moyens morphologiques, ni m~me par les contenus adjoints aux 
constituants formels et qui sont le sujet agissant, l'acti- 
vit~, la grandeur d'attribution, l'objectif de l'activit6 et 
l'espace-situation (dans MSP 3 l'espace-direction). 
-11 - 
Morpho- Inha\[t- Muster des Zuwendplans 
Nor Subj Mor pho 
pho 
In Getr holt 
i 
Pr~id D-Obj A-Obj PrSp- Phrase Prd-N 
Ge/Sn!ZwGr GeZl. Ort/R BzZL GtsLzg 
1 1 
2 2 
3\ 
3 
5 
6 
/4 ? 
8 
9 
5 10 
6 11 
Forschungsgruppe LIMAS 6? 
Les m~mes considerations valent pour MSP 6: 
- a) Die Schwester schlug dem Patienten mit der Hand auf die 
Schulter. 
Appartenance: ~paule ~ malade, main ~ infirmi~re; 
- b) Die Schwester schlug dem Patienten mit der Zeitung auf 
die Schulter. 
Appartenance: ~paule ~ malade. 
MSP 9: 
- a) Die Schwester antwortete dem Patienten auf die Prage. 
Appartenance: question ~ malade; 
--b) Die Schwester sprach dem Patienten von dem Leben. 
Appartenance: aucune. 
3 °) Diff~renciat%on s~mantique: mod@les s&mantiques du plan 
d'attribution. Pig. 3 • 
Ce n'est qu'en tenant compte des classes s~mantiques nomi- 
hales figurant en tant que membres de propositions, ainsi que 
de la rection des verbes, que l'explication de la relation 
d'appartenance des ~l@ments s~mantiques sera possible. Soit 
l'exemple de l'explication de MSP 3. I1 suffira de retenir 
les classes s~mantiques nominales personne/non-personne, et 
partie du corps/non-partie du corps; celles-ci seront rappor- 
t6es aux noms dans lesquels appara~tront la grandeur d'attri- 
bution, l'abjectif de l'activit~ et l'espace-direction. 
On retiendra ~galement les rections des verbes figurant dans 
nos exemples: 
legen (poser), k~mmen (peigner), geben (donner), 
schicken (envoyer), strecken (tendre, donner); 
ces rections serviront d'exemples des patterns de rection 
qu'elles repr6sentent. De la sorte, le seul MSP 3 fournira 
6 modules s~mantiques de plan d'attribution, soit: 
la - Die Schweste~ legte dem Patienten die Han____~d auf die Brus____~t, 
Ib - Die Schwester k~mmte dem Patienten das Haar aus der 
Stirne. .... 
-13- 
Get r 
i i, 
Exp\[ikation der Zugeh6rigkeit 
Horpho-lnhaLt- Ptan Nr.3 " 
Ge ZwGr GeZ\[ Ort/R 
N Pets ... N Kit N KtL 
1a,1b,34, 
IZ. 
3 iw, .... i _v° _._ 
nicht nicht nicht 
• N Pets N Ktt N Kt\[ 
ZugehSrigkeit 
2 f~ch 
la,lb, 
,I~3 1 fach 
3"/'1 0 f;~ch 
Mode\[ \[\]3 • die Schwester legte dem Patienten die Hand -~uf dip Brus~ 
Forschungsgruppe LIMAS 67 
.V 
3 - Die Schwester gab dem Wagen einen Sto~ ge~en die TGre. 
4 - Die Schwester schickte dem Patienten die Zeitung ins Haus. 
5 - Die Schwester legte dem Patienten die Zeitung vor die 
FfiBe. 
34 - Die Schwester streckte dem Patienten die Hand indden 
Wagen. 
Les mots qui entrent dans une relation d'appartenance sont 
soulign~s. 
I1 suit de ce qui precede que, selon la classe s~mantique no- 
minale figurant dans une case vide d~termin~e du plan, la re- 
lation d'appartenance des ~l&ments du plan entre eux pourra 
~tre d~termin~e sans e~ulvoque. 
On pourra ~tablir en particulier: 
I ° ) s'il y a effectivement appartenance implicite; 
2 ° ) entre quels &l~ments s~mantiques elle existe; 
3 ° ) combien de relations d'appartenance il y a; 
4 ° ) quel ~l~ment est, en l'occurrence, possesseur et quel 
autre objet poss&d&. 
L'organigramme qui va suivre se limitera aux points Iet 3. 
La matrice complete compte 42 t~tes de cclonnes (facteurs) et 
34 t~tes de lignes (modUles s~mantiques de plan d'attribution), 
ce qui emp~che de la projeter ici. Les impressions cp~r~es par 
la calculatrice d~montrent cependant que l'algorithme fonc- 
tionne correctement. Celui-ci permet ~ la machine de r~aliser 
les explications ~ l'ensemble des 34 modules de plan d'attri- 
bution, quel que soit le pattern syntaxique od ils appara~s- 
sent (ceux-ci sont du nombre de 21 et vont ~tre exposes). 
II. Explication I transformation~ verbalisation de la proposition 
d'attribution. 
Sur la base des informations que je viens de donner la calcu- 
latrice sera ~ m~me de proc~der ~ l'explication du facteur 
d'appartenance et d&terminera en m~me temps le possesseur et 
l'objet poss~d~. 
-15- 
En construisant, ~ l'occasion de la morpho-nomotransformation 
(m-ntr) et sur le plan de la nomosph~re, une formule des facteurs 
s~mantiqums d'une proposition - base de notre syst~me - elle 
pourra ajouter aux facteurs respectifs du module de plan d'attri- 
bution l'information possesseur (poss eur) respectivement objet 
poss~d~ (posse), en tant qu~ facteurs expliqu~s. 
Une telle transformation de formule (= nomo-nomotransformation: 
n-ntr) aura, p.ex., l'aspect suivant (nous prenons le module eyn- 
tQxique analys6 par M. L. Weisgerber, professeur de linguistique 
l'Universit~ de Bonn, et qui est notre module de plan d'attri- 
bution n ° 2): 
1 °) Formule factorielle du module 2 de plan d'attribution~ con- 
struite par m-ntr~ dans la proposition ~nonciative ind&pen- 
dante. 
- Die Schwester klopfte dem Patienten auf die Schulter. 
(Les facteurs secondaires, qui ne sont pas indispensables 
la presentation, ont ~t~ laiss~s de cSt~.) 
. (+1) (+2) (+3) 
(r d@t A gr 1) su agAact ((r d6t ^ 5r 2) el nom A) 6r attr 
nol a--~ A nol 
(+4) 
.((r d&t A ~ r3) cl nom 4o) esp-dir 
nol 
A 
I~1)= renvoi d6termin6 ~ la grandeur 1, sujet agissant, le tout 
~tant congu nominalement; 
+21= activit~ con@ue actionnellement; 
+3 = renvoi d~termin~ ~ la grandeur 2, appartenant ~ la classe 
s~mantique de noms A, grandeur d'attribution, le tout 6tant 
congu nominalement; 
(+4)= renvoi d~termin~ ~ la grandeur 3, appartenant & la classe 
s~mantique de noms 40, indication spatiale-direction, le 
tout ~tant conQu nominalement. 
- 16 - 
• ° . Liste provisoire des abrevlatlo~s. 
o . • r d&t ^ : renvoi determlne, i 
gr : grandeur 
act : activit~ 
cl nom : classe ' semantlque de noms 
cl @erb : classe s&mantique de verbes 
su ag : su~et agissant 
attr : attribution 
esp-dir : indication spatialw-direc~tion 
obj act : objet d'activit~ 
nol : le tout &tant con~u nominalement 
acl : le tout &tant con@u actionnellement 
poss eur : possesseur 
poss e : (objet) poss&d~ 
2 o ) Explication de la formule du module 2 de plan d'attribution. 
(r d6t ^ gr I) su ag act (((r d~tAgr2)cl nom A)attr)posseUr A 
nol A a---6T A nol 
(((r d~t A gr 3) cl nom 40) esp-dir) ~oss ~ 
nol 
3 °) N0mo-nomotransformation de l'explication du mod@le 2. 
a) Modification n ° I: substitut (repr~sentant) d'appartenance. 
Nous ins~rons 'sub app' dans la formule: 
(r d~t A ~rl)su ag act (((r d~t&gr2)cl nom A)attr)poss eur nol A a-~A A 
nol 
(((r d~t A ~r3)cl nom 4o)esp-dir) poss ~ nol A sub app 
et la proposition sera: 
- Die Schwester klopfte dem Patienten auf seine Schulter. 
Le pronom possessif sera trouv~ (g~n~r~) au moyen du pro- 
gramme pronomimal r&versible, la calculatrice extrayant le 
genre et le nombre du possesseur, ainsi que le genre, le 
nombre et le cas de l'objet poss~d6. 
Cette nomo-nomotransformation constitue maintenant le point 
de d~part d'une n-mtr, pour le moment encore dans la langue 
allemande. 
b) Modification n ° 2a: grandeur d'appartenance, grapn, s'in- 
s&rant dans la formule: 
d~tA~r3)cl nom 4o)esp-dir)poss ~ A gr app = poss eur (((r 
nol 
- 17 - 
La calculatrice trouvera le possesseur dans la formule du module 2 
de plan d'attriBution, dan@ la partie de la formule 
(((r d~t ^ ~r 2) el nom A) attr) poss cur 
nol 
Sur la base du programme transformationnel (coordinateur), elle 
rayera le facteur attribution figurant dans la formule de d~part. 
Au lieu de poss cur en tant que grandeur il y aura alors gr 2 (= le 
malade) cl nom A posseUr: 
((r d6t ~ ~r21 clnom A 1 poss cur 
nol 
Le mode de pens~e nominal ne permettant qu'une expression nomi- 
nale du possesseur, seul un compl~ment d~terminatif au g~nitif 
sera possible; c.-~-d., la n-ntr realis6e de la sorte permettra 
respectivement exigera alors une n-mtr. La proposition sera~: • 
- Die Schwester klopfte &uf die Schulter des Patienten. 
c) Modification n o 2b: par une m-mtr on pQRrra, si l'on veut, 
transformer cette forme en: - des Patienten Schulter. Afin de 
simplifier, l'on ne va pas representer ce proc~d~ restant dans 
le cadre de la morphosph~re. 
d) Modification n ° 3: verbalisation. 
Soit diten passant que l'explication du facteur d'apparte- 
nance pourra ~galement ~tre u~ilis~e pour l'expression litt6- 
rale de celmi-ci, c.-~-d., un mot ayant ce facteur dans son 
contenu pourra ~tre introduit dans la proposition, ce qui 6qui- 
vaudra en m~me temps ~ une autre modification r~alis~e A l'oc- 
casion de la formule 2 expliqu~e dm module. La proposition sera: 
- Die Schwester klopfte auf die Schulter, die demJPatlenten~ 
gehSrt. 
E. Traduction de la proposition d'attribution/vers l'anglais. / 
t I • Ces nomo-nomotransformations tune fois operees dans le cadre de 
la m~talangue allemande, l'on pourra realiser, dans le proces 
r~versible, en allemand et moyennant i~es nomo-morphotransfor- 
- 18- 
mations, la nouvelle forme d'expression et, par consequent, un 
mod@le syntaxique different, 
Cette converlion du texte de d~part pourrait d~j~ s'appeler "tra- 
duction r~alis~e dans le cadre d'une seule langue". En l'occurrence, 
elle est possible en tant que vari~t~ mais n'est pas n~cess&~re. 
La traduction. 
L'anglais cependant exige la conversion. Cette exigence sera faite 
et satisfaite, comme on vient de le montrer, par une matrice de 
comparaison et de coordination fonc~ionnant dans un coordinateur. 
Les modifications I, 2a ou 2b, trouv~es dans la m~talangue alle- 
mande au moyen des n-ntr s de la formule, pourront alors, sans 
autre modification, ~tre transf6r~es dans la m~talan@ue anglaise. 
Nous appellerons traduction un tel transfert inchang~ d'une for- 
formule factorielle de la m~talangue de la langue de d~pa~t dams 
la m~talangue de la langue d'arri$~e. 
Or, si la formule est modifiable par la seule matrice de coordi- 
nation, sans qu'il faille aucune explication, il s'agit d'une 
n-ntr de coordinateur. 
La formule de la langue d'arriv~e trouv~e par tune m~thode ou une 
autre commandera alors les n-mtr s, ainsi que lenrs parcours, ! 
travers le processus de formulation de cette langue, vers une 
forme ~'ex~ression conforme au sens. 
Za proposition traduite sera, apr~s la modification I: / 
- The nurse tapped the patient on his shoulder 
ou mieux, apr~s la modification 2b: 
- The nurse tapped the patient's shoulder. 
Puisque, ~ l'occasion de cette traduction, il faut renoncer au 
facteur s~mantique, typiquement allemand, d'attribution, mais 
qu'il faut, d'autre part, exprimer grammaticalement le facteur 
d'appartenance et laisser autverbe anglais son r~gime - objet 
premier, la traduction ne sera pas absolument identique de sen~, 
objectif que ne saurait atteindre, en l'ocaurrence, le tradue~ ~ 
teur humain m~me. 
- 19 - 
En resume: 
I °) un module syntaxique anglais different se~a substitu~ au 
module allemand; 
2 °) ¢hacun des deux modules contient un ~l~ment s6mantique que 
l'autre ne contient pas (dans la morphosph~re); 
3 ° ) on a rendu ~a traduction possible en trouvant en allemand, 
par explication, le facteur d'appartenance exprim~ en 
anglais par un ~l~ment morphologique; 
4 ° ) l'algorithme de traduction n'a ~t~ rendu possible que par 
l'analyse s~mantique et n'a pu ~tre construit sur la struc- 
-.-' 
ture formelle; il vaut pour toutes les propositions alle ....... 
mandes d'attribution; 
5 ° ) oomme et l'algorithme de traduction, et les processus de 
~ormulation fonctionnant dans chacune des deux langues sont 
• A' • reversibles, l'on pourra, sur la base du meme systeme, tra- 
duire 6galement de l'anglais vers l'allemand. 
F. D~veloppement dans le champ ~rammatica!. 
I1 a ~t~ dit (voir supra p.5 sub 3°)) que chacun des 34 modules 
de plan d'attribution ne saurait ~tre r&alis6, dans la morpho- 
sphere, que dans un des 21 patterns de propositions ou de 
"phrases". L'auteur a, d~s 1955 + , montr~ les fa@ons d'utili- 
sation m~thodique, pour l'enseignement de l'allemand aux ~tran- 
gers et pour les lyc&es, de l'explication, de la traduction et 
de la verbalisation. I1 y avait appel~ "d~veloppement dans le 
champ grammatical" d'un facteur les diff~rentes possibilit~s 
de r~alieation, dans la morphosph~re (= n-mtrS), d'un facteur 
ou complexe de contenu. 
Chaque facteur s&mantiq~e a, selon la natmre des facteurs qui 
s'y joignent en le modifiant, plusieurs formem d'expression 
grammaticales; le facteur d'appartenance, p.ex.: 
+ Inhalte und Ausdrucksformen der deutschen Spramhe, Frankfurt, 
Diesterweg, 1955 seq. 
- 20 - 
I ° ) la proposition d'attribution; 
2 ° ) le mot compos~; 
30 ) le compl~ment au g~ni~if; 
4 ° ) le pronom possessif; 
5 ° ) des substantifs, adjectifs, verbes ou adverbes d~termin~s. 
R~unis et en tant qu'ils expriment ce facteur, ils en repr~- 
sentent le champ grammatical. Comme, par contre, chacun de ces 
caract~res formels set susceptible d'exp~i~d'autres fac- 
teurs que celui-ci, il a, inversement, un champ de diff~rents 
facteurs s~mantiques. 
Nous allons, ~ titre d'exemple, examiner le champ grammatical 
d'un module de plan d'attribution, en taut que celui-ci pourra 
figurer dane diff~rents patterns de propositions. L'ensemble 
de see patterns constituera donc le champ grammatical du mo- 
dule de plan d'attribution. Comme nous ne pouvons exposer l'en- 
semble des 21 patterns possibles, nous nous limiterons encore 
une fois et ne retiendrons que 2, la proposition 6nonciative 
ind~pendante et la "phrase" compl&ment d~terminatif ("Attri- 
butivphrase"). 
Du module du plan d'attribution ~ la proposition ~nonciative 
ind@pendante. 
De l'un ~ l'autre, il faut une n-mtr; la r~alisation de eelle- 
ci n~cessite des facteurs suppl~mentaires de commande 6ta~lis- 
sant la liaison de la formule de m~talangue (nomosph~re) ~ la 
forme d'expression (morphosph~re). 
Nous avons appel~ ce groupe de facteurs "modes de pens~e" 
puisqu'ils caract~risent la mani~re linguistico-formelle de 
penser un contenu. Ils ne sont pas n~cessairement combin~s 
avec des facteurs s~mantiques d~termin&s mais avec des formes 
d~termin§es. Ce sont ~es donn~es linguistiques choisies par 
le locuteur au cours du processms de formulation. 
En taut que do~6es linuistiques, ils repr~sentent le r~per- 
toire linguistique des pot@ntialit~s d••!•expression d'un con- 
tenu ou complexe de contenus, entre lesquelles le sujet par- 
- 21 - 
lant choisira. L'obJet choisi et le mode de choisir sont des faits 
psycholog±ques et ne nous int~ressent pas, l'int~r~t linguistique 
@tant r~serv~ au r~pertoire linguistique donn~. 
Les facteurs de commande des modes de pens6e rentrent dane la 
cadre de la m~talangue, donc de la nomosph@re. 
Comment se fait une telle n-mtr? Nous recourons ~ la formule du 
plan d'attribution: 
su ag ~ (act V ~tre) A gr attr (grandeur d'attribution). 
Un module du plan d'attribution, le mod@le la, est libell~ de la 
fagon suivante: 
I 2 3 
(gr/cl nom A)su ag ~ (act V ~tre) ^ gr attr/cl nom A ......... 
4 5 
A Cgr/cl nom 4o)obj act A (gr/cl nom 4o)esp-dir . 
I • st Nous avons numerote de I ~ 5 les elements du module. 
Le premier groupe des facteurs de commande qu'on y adjoint d~ter- 
mlnera la formation en mots des diff@rents ~l~ments. La formule 
sera: 
I = ((r d@t ^ gr I) cl nom A) su ag 
nol 
(= renvol d~termln~ ~ grandeur I de la classe s~mantique de noms 
A, sujet agissant, le tout ~tant con@u nominalement.) 
actl/ cl verb 8 2 = 
~nac 1 
(= activit~ de la classe s~mantique de verbes 8, le tout ~tant 
congu ~ellement. ) 
3 = ((r d~t A gr 2) cl nom A) attr 
nol 
(= renvoi d~termin~ ~ grandeur 2 de la classe s~mantlque de noms 
A, attribution, le tout @tant con@u nominalement.) 
¢ = ((r d~t A gr 3) cl nom 40) obj act 
nol 
(= renvoi d~termin~ ~ grandeur 3 de la classe s~mantique de noms 
4o, objet d'activit@, le tout ~tant con@u nominalement.) 
5 = ((r d~t ^ gr 4) cl nom 4o) esp-dir 
nol 
(= renvoi d~termin~ ~ grandeur ¢ de la classes@mantique de noms 
40, indication spatiale-direction, le tout @tant congu nomi- 
nalement.) -22 - 
Apr~s avoir rempli les vides, gr 1-4 et act I , avec les mote sui- 
vants: 
gr I = Schwester ~infirmi~re) 
gr 2 = Patient (malade) 
gr 3 = Hand (main) 
gr4 = Schulter (~paule) 
act I = legen (poser) 
on aura la s6Quence de mots suivante: 
- die Schwester legen dem Patienten die Hand auf die Schulter 
(l'infirmi~re poser au malade la main sur l'~paule). 
• tamt/ Cette sequence n'est pas encore une proposition. On peut, en par- 
d'elle, former toute une s6rie de formes diff~rentee de proposi- 
tions, p.ex.: 
I °) Die Schwester l~gte dem Patienten die Hand auf die Schulter. 
2 ° ) Als die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter 
legte. 
3 ° ) Die Schwester, die dem Patienten die Hand auf die Schulter 
legte. 
4 ° ) Leg dem Patienten die Hand auf die Schulter! 
5 ° ) Zegte die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter? 
6 ° ) Wer legte dem Patienten die Hand auf die Schulter? 
7 °) Wem legte die Schwester die Hand auf die Schulter? 
8 ° ) Was legte die Schwester dem Patienten auf die Schulter? 
9 ° ) Worauf legte die Schwester die Hand? + 
1o ° ) Zegte doch die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schul- 
ter! 
11 ° ) Wenn die Schwester doch dem Patienten die Hand auf die Schul- 
ter legte! 
12 ° ) Wenn die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter 
legte, (subJonctif). 
13 °) Legte die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter, 
(subjonctif). 
+ Sous cette forme, l'appartenance de l'6paule au malade devient 
particuli@rement ~vidente. 
- 23- 
14 °) Wenn die Schwester dem PatienQen die Hand auf die Schulter 
legt. 
15 °) Wenn die Schwestor dem Patienten die Hand auf die Schulter 
legte, (indicatif). 
16 °) Legt die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter. 
17 °) Zegte die Schwester dem Patienten die Hand auf die Schulter. 
18 °) Die dem Pat~enten die Hand auf die Schulterlegende Schwe- 
ster. 
De telles formes diff6rentes de propositions seront ~ner~es 
meyennant le mode de pens~e constitutif de propositions, qui com- 
prend en tout 21 patterns diff6rents. En l'occurrence, le pattern 
soit la proposition 6nonciative ind~pendante (= prop @nind). 
En allemand, elle est caract~ris&e avant tout par un verbe per- 
sonnel rangeant en deuxi~me position. La formule, ¢hiffr6e, sera: 
1A 2 A3 ~4 .,,~5 
prop ~n 'ind 
ce qui four@ira un pattern morphologique de plan d'attribution. 
L'algo~ithme du mode de pens&e constitu~if de propositions, pro- 
gramme partiel du processus de formulation, permettra alors la 
\ seule proposition: 
- Die Schwester legte dem Patienten die Hand auf die Schulter. 
Nous sommes ainsi arrives du mod@le la de plan d'attribution 
MSP 3, et ~galement ~ ~ 3. 
Prenons la diapositive 2 et voyons les intitul~s des facteurs 
(t~tes de colonnes)! Nous savons maintenant qu'aux facteurs s~man- 
tiques figurant sur la ligne inf@rieure, il faudra • aJouter les 
facteurs mentionn@s des modes de pens@e afin que les facteurs 
figuran~ sur la liKne sup~rieure puissent ~tre formul~s comme 
proposition. Selon le facteur ajout~ ~ ce mode de pens~e constitu- 
tif de proposition, un autre pattern du m~me mod@le de plan 
d'attribution sera form@. 
L'adjonction, aux ~l~ments du plan, de l'un ou l'autre facteur 
constitutif de proposition, ainsi que des modes de pens~e nomi- 
nale ou actionnelie constitue une n-ntr, tandis que la formula- 
tion moyennant l'algorithme ainsi d@termin~ repr~sente ur2n-mtr. 
- 24 - 
/ 
• I A • (Oertains facteurs ieoondaires ont ete laiss~s de cote.) De 
la sorte, le mod@le de plan d'attribution pourra ~tre trans- 
form~ dans ohaquepattern de propositions d'attrlbution cou- 
vert par son champ grammaeical. 
II. ~umod@le de plan d'attributlon ~ la "phrase" compl~ment 
d6terminatif +. 
Soit la m~me s~quence de mots obtenue ~ partir du module la 
de plan d'attribution. La formule symbolis~e sera: 
1A 2 ^ 3^ 4 A 5 
des 
Le, mode de pensee d&si~t (d~s) lmplique que 1 e±emen~ 
~v6nement, qui est le support de la proposition, ne devra pas 
~tre formul~ actlonnellement (c.-~-d. sous forme de verbe) ' 
mais de mode d6signant (c.-~-d. s0us forme de participe). Ssra 
•donc suJet de la d61ignation (su d@s) le suJet agissant! aussi 
le partlclpe, affeot~ des facteurs second&fres•no~r@, genre 
et cas, sera-t'il formul@ en fonction conJointe avec • le sujet 
de la d~signatio1~, et le sujet aglssant ne sera plus n6ces- 
sairement suJet de proposition. ~ 
Z'&l&ment 1 de la formule sera donc: 
(((r d&t A gr I) ol nom A 1 su a~l su d~s 
nol 
et l'~l~ment 2: actl/ cl yerb 8 • d@s . 
" Puisque le sujet de la d~signation figure comme grandeur +mot 
exprimant un renvoi d~termin6 et queceux-ci constituent un 
complexe s@mantique ~troitement li~, le mode de pens~e embo~- 
tant (emb) fonctlonnera ~ son tour: le renvoi d@termin~ st la 
grandeur envelopperont l'~16ment d@signant et tous les~l~" 
+ En allemand "Attributlvphrase". Dans les grammaires de l'alle- 
mand publi~es en France, on ~ppelle ces groupes ayant pour 
centre un particlpe, "propositions qualificatives~, p.ex. Four- 
quet dans sa Grammaire de l'allemand, paragr4phe 231, quoi- 
• o . qu'il s~agisse de determznatzons. 
- 25 _k 
ments de plan d'attribution qui en d~pendent (et ceux qui 
n'en d6pendent pas), l'expression du renvoi d@termln@ deve- 
nant premier, et la grandeur, second membre du cadre 
(me cad). La formule de l'&l~ment I sera done compl~t~e comme 
suit : 
~r d~t/ I er me cad emb ^ grl/2d me cad su aN) su d~s 
nol 
Tout le reste ne changera pas ~ l'oocasion de la n-mtr. La 
"phrase" sera: 
- Die dem Patienten die Hand auf die 8chulter legende Schwe- 
ster. 
IIl. ~u module de plan d'attribution ~ la proposition relative. 
La formule valable dans la m~talangue allemande pour la m6ta- 
~hrase" d~crite ne saurait passer par traduction dans la 
m~talangue anglaise, l'anglais n'admettant pas de telles 
"phrases" ambs~tantes. II faudra former une proposition rela- 
tive: 
- Die 8chwester, die dem Patienten die Hand aufdie Sohulter 
legte. 
Comme le processus reproduit ici dans le sens de la synth@se 
est r~versible, l'on pourra developper la ~ormule du mod@le 
d'attribution en allemand, en partant de la "phrase". 
t u~, Si l'on dote I e±emen~ 2 des facteurs d~signant, actionnel, 
proposition @nonciative d@pendante, et l'~l~ment S du fac- 
teur su d~s (sujet de la d~signation), l'on pourra construire 
la proposition relative en alYemand et en anglais, en par- 
rant de la m~me formule. La variante de celle-ci sera: 
~l~ment I (((r d~t A gr I) cl nom A) su ag) su d~s 
= nol 
(actl/ ol verb 85 ~l~ment 2 = d~s acl prop en dep . 
L'algorithme du mode de pens~e constitutlf de proposition 
vis~ par la formule de l'~l~ment 2 conduira alors, compte 
- 26 - 
tenu d'autres facteurs, secondaires, A la formation de la pro- 
position relative correctement rapport~e. 
G. R~sum~. 
On a'montr6 qu'il ~tait possible: 
I ° ) de r@soudre des ellipses (emplicatio~); 
2 ° ) d'anal~ser des relations contextuelles s~mantiques et de les 
utiliser aux fins de la traduction automatique (n-ntr~}; 
3 °) de r~aliser la traduct~on en d~pendance str~cturelle et en 
m~me temps ind~pendamment de la structure, pour la raison 
q~'on dispose d'une m@thode dlfferenc1~e de transformation, 
de verbalisation, d'analyse s~mantique et de classification 
de mots! 
4°)de r6aliser, sur la base des formules de m6talangue, des 
g~n~rations syst~matiques; 
5°) de constater finalement au moyen de la c~Iculatrice, comme 
nous l'avons d6j~ montr~ ~ l'appui d'autres recherches, si 
un mot est employ~ au sens direct ou au sens figmr~, et 
d'entamer par 1A l'analyse des m@taphores et des idiotismes, 
par la vole du syst~me et des contrastes constat~s par rap- 
port au pattern. ~: i~ 
De la sorte, il para~t possible en principe d'apporter ~ des 
probl@mes de traduction automatique non r@solus ~ ce Jour et 
consid~r~s souvent comme insolubles tout court, une solution 
th@orique, mais certainement une solution pratique pouss~e. 
- 27 - 
