GRAMMIRE-I. DESCRIPTION TRANSFORMATIONNELLE D'UN 
SOUS-ENSE)~LE DU FRANCAIS 
I. COMPOSITION DE LA GRAMMAIRE 
Nous supDosons une certaine familiarisation 
avec le module transformationnel de descriptions lin- 
guistiques expos~ par Chomsky dans Aspects of the 
theor~of syntax (1965). Ainsi nous insisterons surtout 
sur ce en quoi GRAMMAIRE-I s'~carte de ce module. 
Signalons tout d'abord qu'elle ne contient pas 
de composante lexicale ni de r~gles de sous-cat~gorisa- 
tion. La base donc est incomplete: elle contient exclu- 
sivement un ensemble de rgslesdg_pat~9o_risa__tiond99 syy_nc 
tagmes ("rewritinq rules") lesquelles engendrent les indi- ........ ! 
cateurs syntagm_atiques ("phrase-markers") de profondeur. 
Nous utilisons deux visualisations d'un indicateur syntag- 
matique: un graphe arborescent ou une expression de paren- 
theses. Aux noeuds de l'arbre ou aux parentheses, on 
attache des ~tiguettes (des symboles qui d~notent les cate- 
gories de syntagmes). Les fonction~ des syntagmes et 
leurs relations sont indiqu~es par les configurations de 
l'indicateur syntagmatique (cf. Chomsky (1965) D. 68 S.). 
- 1 - 
La sous-cat~gorlsation des categories ~l~men- 
taires de syntagmes ("pre-terminal Symbols") et l'at-- 
tachement des unit~s lexicales se font manue~ement. 
A mesure que nous assignions des sous~cat~@o - 
ties ou traits aux syntagmes ~l~mentaires pour en mar- 
quer les propri~t~s syntactico-s~mantiques, nous avons 
progressivement assembl~ un syst~me de traits binaires, 
qui, dans le cadre du module de Chomsky 1965, seraient 
normalement introduits par des r~gles de sous-cat~gori- 
sation ("subcategorization rules"). La relation d'op- 
position entre deux sous-cat~gories (traits) est marquee 
par les coefficients "+" et "-". 
Nous distinguerons tout d'abord les traits de 
la structure profonde et les traits des structures d~ri- 
v~es. 
Parmi les traits de la structure profonde nous 
faisons la distinction entre traits contextuels et 
traits non-contextuels. Les premiers expriment des res- 
trictions de co-occurrence par rapport ~ des categories 
de syntagmes ~l~mentaires (les "strict subcategorization 
features" de Chomsky ~965))ou par rapport ~ des sous- 
categories de syntagmes ~l~mentaires (les "selectional 
features" de Chomsky). Ainsi ( ~ hum m (humain/non-httmain) 
- 2 - 
est un trait non-contextuel du nom tandis que 
± prop. inf.> est un trait contextuel du verbe 
(la ligne indique 1'emplacement du verbe dans le contex- 
re). 
Les traits des structures d6riv6es se laissent 
classer en deux grouDes: ceux qui gouvernent l'applica- 
tion d'une transformation (traits transformationnels), 
et ceux qui, introduits par une transformation, aideront 
faqonner la structure de surface (morphologie) de la 
phrase (traits morpholo i~es.) Ainsi <+--sdbJ> est 
un trait transformationnel qui d~clenche l'application 
de la r~gle de transformation post-cyclique \[T 37\], 
tandis que (+subj-, qui indique la forme subjonctive du 
verbe, est un trait mor~holo_gqiq___uue. 
Dans le cas des traits morph_olgqiques on ne peut 
plus parler de sous-©at~9ories de syntagmes ~l~mentaires, 
comme dans le cas des autres types de traits (cf. dans 
GRAMMAIRE-I l'inventaire des traits organis~s selon les 
types que nous avons ~num~r~s). 
En fair l'objectif fondamental de la premiere 
phase de notre recherche ~tait l'~laboration d'un s~st~m_e_ 
cyclique, de transformations qui metre en correspondance 
la structure profonde des phrases, orient~e vers l'inter- 
- 3 - 
proration s~mantique, et la structure de surface, ~rien- 
t~e vers la representation phon~tique. 
Remarquons que cette mise en ~orrespondance 
peut ~tre faite dans les deux sens: en allant de la 
structure de surface vers la ~tructure profonde (mode 
analytique), ou en allant de la structure profonde ~ers 
la structure de surface (mode synth~tique). 
Dans cette premiere phase nous n'avons pas 
~labor~ de composante morpho-whonologique. Par ~ons~- 
quent les indicateurs syntagmatiques de surface de GRAM- 
MAIRE-I ont, comme syntacrmes ~l~mentaires, des segments 
qui ne sont pas forc~ment des mots. En fair ils corres- 
pondent, ~ guelques differences pros, ~ ce qu'en lin- 
guistigue structurale, on appelle une analyse morph~mi- 
gue. 
La figure (1) montre un indicateur syntagma- 
tique de surface d~riv~ par GRAMMAIRE-I. On remarquera 
qu'il y a quelques transformations morpho-graph~miques 
d'appliqu~es. Avant l'appli~ation de ~estransforma- 
tions la cha~ne terminale serait (2). 
- 4 - 
(i) 
PRE I 
INT /\ 
est-ce que 
P # 
I I 
N SV 
V COMPT. 
rencontre SN /~,, 
DET P N D~F I I 
SA fille II 
DEM ADJ I I\ 
cette joli e 
(2) est-ce que tu a rencontre ~ cet e joli e 
fille 
A notre syst~me de transformations il faudra 
encore ajouter des ra_qles_d\[~mondg~e des arbres de sur- 
face. Ainsi dans la figure (i) le svmbole P ~ui domine 
SA devra ~tre ~mond~ (cf. Ross ~967)). 
Comme principe de base, dans GRAMMAIRE-I on 
consid~re comme formes non-marquees: 
I- pour le verbe, le present neutre (non- 
progressif) et l'indicatif 
- 5 - 
II- pour les pronoms et le verbe, la 3e person- 
ne ("forme non-personnelle" comme dit Ben- 
venlste (196~, p. 230) 
III- pour les noms, les adjectifs et les verbes, 
le singulier 
IV- pour les pronoms d~clinables, la forme for- 
te (non-proclitique) 
Comme r~gle g~n~rale, dans la nomenclature des 
sous-cat~gories ou traits on a choisi la forme marquee de 
pr@f~rence ~ la forme non-marquee: ~ ~ fem~, pour marquer 
le genre; ~ ± pers ~ et ~ ~ 2pers ~, pour opposer les formes 
personnelles et non-Dersonnelles; <~ nlurm pour marquer 
le nombre; ~ ~ pret ~ et ~± futm, pour marquer le preterit 
et le futur; ~ ~ progres~ pour marquer l'asDect progressif, 
etc. 
2. SYNTAGME NOMINAL 
Une des innovations les plus importantes dans 
la base de GRAMMAIRE-I est le syst~me de d~terminatifs 
du syntagme nominal. Tout d'abord, nous avons supprim~ 
ia cat~gorie "article". Le SN ind~fini est non-marqu~ 
I 
et le syntagme ~l~mentaire un est trait~ comme un num~+ 
ral cardinal. Ii est ~lid~ dans le contexte d'un d~ter- 
- 6 - 
minatlf d~fini (cf. r~gle \[T 34\]; cf. aussi Perlemutter 
~968)). Le SN d~fini estmarqu~ par la presence du d~ter- 
minatif d~fini (DEF), lequel peut ~tre anaphorique (ANAPH), 
ou d~monstratif (DEM), selon qu'il se r~f~re ~ l'envi- 
ronnement linguistique (contexte), ou ~ l'environnement 
extra-linguistique (situation). Les syntagmes nominaux 
dont le noyau est un nom personnel proDre ou g~n~rique 
ont le trait ~+def~ d'une facon intrins~que. L'opposi- 
tion anaphorique/d~monstratif vaut donc seulement pour 
les noms communs non-g~n~riques. 
A la marque de 1'interrogation locale (~S!) 
nous assignons aussi la cat~gorie d~terminatif (DET): 
(3) a) quel livre veux-tu 
b) lequel de nous tu aimes 
Nous avons int~gr~ dans un syst~me unique le 
hombre (opposition sinqulier/pluriel) et les num~raux 
cardinaux (nous ne traitons pas les autres quantifica- 
teurs). La cat~gorie dominante du syst~me est "cardi- 
nal" (CARD). Elle indique la cardinalit~ de 1'ensemble 
d~not~ par le syntagme nominal. L'absence de CARD dans 
le syntagme nominal indique aue la cardinalit~ est in- 
trins~que. C'est le cas des noms Dropres, des noms per- 
sonnels et des noms g~n~riques. 1 
I. Nous avons choisi de traiter exclusivement la forme 
pluriel des noms q~n~riques v.g. les ma~if~res; les 
noms de masse ont, intrins~quemen~--f6rme-singulier, 
v.g. le sable. 
- 7 - 
dinal) 
combien: 
Le syntac\[me ~l~mentaire nombre de (pro-car- 
sert ~ engendrer les interroqations locales avec. 
(4) a) combien de livres veux-tu 
b) quel hombre de livres veux-tu 
Le syst~me de d~terminatifs de GRAMMAIRE-I 
Deut donc engendrer les suites suivantes: 
I- DEF CARD 
II- quel CARD 
Ill- DEF 
IV- quel 
V- CARD 
Les suites Iet Ill caract~risent des syntag- 
rues nominaux d~finis dont le novau est un nom commun 
non-q6n~rique : 
(5) a) ces deux livres 
b) ce (un) livre 
c) ce sable 
Les suites If, IV et V caract~risent des syntag- 
mes nominaux d~finis dont le noyau est un nom commun non- 
q~n~rique: 
I 
(6) a) combien de livres 
b) quels livres 
- 8 - 
quel livre 
(7) cinq livres 
RaDDelons aue nous ne traitons pas d'autres 
quantificateurs que les num~raux cardinaux: par conse- 
quent les noms de masse admis par GRAMMAIRE-I ne sont 
pas precedes de partitifs (ils n'admettent pas de num~- 
raux cardinaux): 
(8) beaucoup de sable 
(9) un peu de sable 
Pans une phase ult6rieure, nous introduirons 
l'ooposition ~ ~ Dartitif m dans le syst~me de quantifi- 
cateurs. Les ouantificateurs partitifs se caract~risent 
par deux contraintes contextuelles: 
I- ils ne peuvent pas ~tre precedes d'un d~- 
terminatif d~fini; 
If- s'ils sont suivis d'un nom d~fini, intrin- 
s~quement (noms DroDres, noms personnels, 
noms communs g~n~riques) ou extrins~quement, 
on insure un de_ apr~s le quantificateur. 
Voici quelques exemples de quantificateurs non- 
partitifs: 
(i0) tous ces livres 
(ii) ces deux livres 
-- 9 - 
(12) les trois graces 
Exemples de quantificateurs partitifs: 
(13} deux livres 
(14) deux de ces livres 
(15) quelques livres 
(16) quelques-uns de ces livres 
(17) deux d'(entre) vous 
(18) un peu de sable 
(19) un peu de ce sable 
On peut trouver dans le m~me syntagme nominal 
des quantificateurs partitifs et non-partitifs (il s'agit 
de syntagmes nominaux trop complexes pour GRAMMAIRE-I): 
(20) quelques-uns de ces cinquante livres 
(21) la moiti~ de tous ces livres 
Le soi-disant "article partitif" de la gram- 
maire traditionnelle Deut ~tre obtenu ~ partir d'un 
quantificateur partitif (qu_~_elq__uescun____s pour les noms plu- 
riels et un_~eu pour les noms de masse) en ~lidant le 
quantificateur et en laissant ainsi le de isol~. Cette 
ellipse a lieu seulement si le nom qui suit le quanti- 
ficateur est d~fini, c'est-~-dire s'il y a un de entre 
I 
le quantificateur et le nom: 
(22) un peu de ce sable =~m de ce sable 
(23) quelques uns de ces livres=~de ces livres 
- i0 - , 
(24) un peu de sable ~ de sable 
(25) deux de ces livres~de ces livres 
La presence du trait (÷g~n~rique ~ dans le sym- 
bole complexe d'un nom commun provoque l'adjonction du 
d~fini les. Remarquons gue certains noms propres pren- 
nent aussi le d~fini le. Dans les deux cas le d~termi- 
natif ne joue aucun r61e dans 1'interpretation s~manti- 
que du SN: c'est pourquoi nous ne l'introduisons pas en 
structure profonde. Remarquons que dans les langues 
soi-disant "sans article" (v.g. le latin) seuls les d~- 
finis anaphoriaue et d~monstratif existent, ce qui con- 
firme le caract~re redondant du "d~fini g~n~rique". 
Des deux tyDes de phrases relatives (restric- 
rives et appositives) nous traitons seulement le premier 
tTpe. Nous Dr~supposons la contrainte universelle sur 
la structure profonde, qui stipule l'identit~ entre un 
syntagme nominal de la phrase relative et le syntagme 
nominal "restreint". La non-conformit~ avec cette con- 
trainte sert ~ ~liminer quelques indicateurs syntagma- 
tiques engendr~s par les r~gles de la base. 
Remarquons qu'il y a certaines r~gles de co- 
occurrence entre le syst~me de d~terminatifs et les 
phrases relatives restrictives. Ainsi les noms propres 
(en rant que tels), les noms personnels et les noms 
- 11 - 
g~n~riques (c'est-~-dire les noms intrins~quement "d~fi- 
nis") n'admettent pas de phrase relative restrictive. 
Remarquons toutefois que l'ensemble "nom + 
phrase relative", ce~que la Grammaire de Port-Royal 
appelle "terme complexe", peut ~tre g~n~rique et aDpara~tre 
precede, de ce fait, d'un d~fini g~n~rique. 
(26) les trois m~decins que Franqois a consul- 
t~s 
Nous avons ~limin~ de notre syst~me de catego- 
ries de syntagmes le "syntagme pr~positionnel" ("preposi- 
tional phrase"). Ainsi tousles syntagmes dont le noyau 
est un nom (nom propre, nom personnel ou nom commun) sont 
dominos par la cat~gorie syntagme nominal (SN). Cette 
g~n~ralisation nous semble fondamentale pour une bonne 
cat~gorisation des syntagmes du francais. 
Remarquons que les syntagmes nominaux du fran- 
~ais, m~me quand ils jouent le m~me r61e par rapport au 
verbe, sont quelquefois introduits par une pr~position et 
quelquefois pas. 
(27) a) Franqoise pla~t ~ Emmanuel. 
b)*Franqoise pla~t ~ lui. 
I 
c) Franqoise lui pla~t. 
(28) a) Emmanuel renoncera ~ Franqoise. 
- 12 - 
b) Emmanuel renoncera ~ elle. 
c)*Emmanuel lui renoncera. 
Souvent les swntagmes nominaux sont intro- 
duits par des pr~positions diff~rentes, tout en assurant 
la m~me fonction syntaxique: 
(29) a) Emmanuel aime Franqoise 
b) Frangoise est aim~e par Emmanuel 
c) Franqoise est aim~e d'Emmanuel 
(30) a) l'amour d'Emmanuel ("relation sujet-verbe") 
b) l'amour de Franqoise ("relation verbe- 
compl~ment") 
La fusion des categories "syntagme pr~position- 
nel" et "syntagme nominal" est aussi importante d'un point 
de vue inter-linguistique. Les diff~rents langages natu- 
rels utilisent diff~rents moyens pour marquer la fonction 
des syntagmes nominaux dans la phrase: leur position par 
rapport au verbe, des pr~positions, des post-positions, etc. 
Les r~gles de transformation cycliques \[T 25\] 
IT 28\] ins~rent les Pr~Dositions de ou ~ devant les syn- 
tagmes nominaux-compl~ment, selon le r~gime du verbe ou de 
l'adjectifsdont ils d~pendent. 
La r~gle post-cyclique IT 45\] insure ~galement 
la pr~position de devant certaines phrases-compl~ment do- 
min~es par la cat~gorie SN, qui ont subi la transformation 
- 13 - 
d'infinitivisation. 
3. PHRASES ENCHASSEES 
GRAMMAIRE-I divise les phrases ench~ss~es en 
cinq gmoDpes: 
I- phrases relatives restrictives (r~gle \[C 9\]); 
II- phrases d0min~es directement par SN (r~gles 
\[C 9\], |C i0\] et \[T 3\] ~ IT 6\]); 
III- phrases infinitives completes (r~gles \[C 10\] 
et \[T i\]); 
IV- phrases infinitivis~es obligatoirement avec 
ellipse du sujet (r~gles \[C i0\] et IT 2\]) ; 
V- phrases interroqatives ench~ss~es (r~gles 
|C i0\] et \[T 32\]). 
Les phrases des groupes'I et II sent domin~es 
directement par la cat~gorie syntagme nominal (SN), tandis 
que celles des autres groupessont domin~es direetement 
par la cat~gorie compl~ment (COMPL), qui est ~ son tour 
domin~e par SV ou SA. 
Les configurations syntagmatiques dans lesquel- 
les aDparaissent les phrases des groupes Iet II s'oppo- 
I 
sent nettement en ce que celles du groupe I ont obligatoi- 
rement un noeud fr~re ~ gauche (le syntagme nominal 
"restreint") tandis que celles du groupe II sont des fils 
- 14 - 
uniques de SN. 
Rosenbaum@968) propose une analyse diff~rente 
des phrases ench~ss~es du groupe II: elles seraient en 
relation de "compl~mentarit~" avec des SN du type de 
le fair, ce, il, etc. Les seules relations syntaxiques 
que nous admettions entre une phrase ench~ss~e et un nom 
ou syntagme nominal sont celles de "restriction" ou 
d'"apposition"; une phrase ne peut jouer le r61e de 
"compl~ment" que par rapport ~ un verbe ou ~ un adjectif, 
nominalists ou non. Ainsi les syntagmes nominaux du type 
le fait que tu ales oubli~ son nom se d~composent, selon 
nous, en deux syntagmes nominaux juxtaposes: le fait et 
tu as oubli~ son nom. I1 Y a d'ailleurs une relation 
anaphorique entre les deux, comme le prouvent les s~quen- 
ces de phrases suivantes: 
(31) Tu as oubli~ son nom. Ce fair prouve que 
tune l'estimes pas. 
(32} Le fair que tu aies oubli~ son nom prouve 
que tune l'estimes pas. 
Selon l'analyse de Rosenbaum des phrases du type 
de c'est dur de renoncer ~ quelqu'un qu'on aime seraient 
analys~es: 
\[33\] \[ce \[renoncer ~ quelqu'un qu'on aime\] \] 
SN P P SN 
est dur 
- 15 - 
Mais,de nouveau, la relation de ce et de la 
phrase-sujet de \[33\] est une relation d'anaphore et non 
de complementaritY, comme le prouve la s~quence de phra- 
ses suivantes: 
\[34\] Emmanuel a renonc~ ~ quelqu'un qu'il 
aimait. Ce(l~) a ~t~ tr~s dur. 
Comme on le sait les relations syntaxiques, dans 
le module linguistique de Chomsky, sont marquees par des 
configurations de l'indicateur syntagmatique de profon- 
deur. Or si les noms pouvaient avoir des phrases-com- 
Dl~ment, la configuration r~sultante serait identique 
celle de la relation nom-phrase relative restrictive 
(cf. r~gle \[C 9\] et les indicateurs syntagmatiques (33) 
et (35)). 
(35) \[ quelqu'un \[ qu'on aime \] \] 
SN P P SN 
Selon GRAMMAIRE-I, (33) est analys~ diff~rem- 
ment en structure profonde: 
(36) \[ \[ renoncer ~ quelqu'un qu'on aime\] \] 
SN P P SN 
est dur 
Le c e (dans certains cas i l) est introduit lors 
) 
de la transformation d'extraposition de la phrase-sujet 
\[T 17\]. 
- 16 - 
Perlemutter 6968)a propos~ que le c_£eou i_!l soit 
introduit, plut6t, par une contrainte de la structure de 
surface, propre au frangais. Cette langue, en effet, 
attache syst~matiquement un sujet factice aux verbes non- 
infinitivis~s qui l'ont perdu par extraposition ou qui n'en 
ont jamais eu: 
(37) (il) pleut 
Cette contrainte n'existe pas dans d'autres 
langues comme le portugais (cf. (33) et (36) Dour le 
franqais et (39) Dour le portugais): 
(38) a) \[ \[ renunciar a algu~m que se ama\] \] 
SN P P SN 
duro 
b) ~ duro \[ ~ renunciar a algu~m que 
SN P 
se area \] \] 
P SN 
(39) chove 
Les phrases ench~ss~es du groupe II different de 
celles des groupes Ill, IV et V en ce qu'elles apparaissent 
non seulement en position "compl~ment du syntagme verbal" 
mais aussi en position "sujet de la phrase" (cf. r~gles 
\[C i0\] et \[C 9\]). L'autre diff6rence, d~9~ mentionn~e, 
est leur configuration syntagmatique: elles sont domin~es 
par un SN. Cette configuration indique qu'elles sont le 
domaine des transformations de nominalisation. 
- 17 - 
Etant donn~es certaines conditions d°identlt~ 
de leur sujet de surface, les phrases du groupe II peuvent 
en effet avoir trois variantes: 
A- variante introduite par la subjonction que 
v.g. j,attends qu'on me lib~re 
B- variante infinitive avec sujet de surface 
~lid~, v.g. i'attends d'etre lib~r~ 
C- variante nominalis~e v.g. i'attends ma lib~- 
ration 
Dans sa forme actuelle, GRAMMAIRE-I ne peut 
d~river que les variantes A et B. Pour mettre en rapport 
ces deux variantes, on les d~rive dans l'ordre indiqu~ en 
attachant tout d'abord la subjonction que ~ la phrase 
ench~ss~e (cf. r~gle (T 3\]). 
Les phrases ench~ss~es du groupe III "compl~tent" 
des verbes du type de laisser, faire, voir et entendre. 
Notre analyse diff~re de celle que propose Langacker (1966), 
en ce que nous assignons ~ ces verbes un compl~ment unique: 
une phrase infinitive avec sujet. 
Les phrases du groupe IV "compl~tent" des verbes 
du type de devoir et oser. Ces verbes sont marquis du 
trait <+ ident-suj-o> (cf. r~gle \[T 2\]), lequel indique que 
les sujets du verbe gouverneur et du verbe gouvern~ doivent 
t 
~tre identiques. Cette identit~ d~clenche l'infinitivisa- 
tion obligatoire et l'ellipse du sujet de la phrase ench~s- 
- 18 - 
s~e. 
Les phrases du groupe V "compl~tent" des verbes 
du type de demander et savoir et sont introduites par la 
subjonction si. 
Remarquons qu'il y a une sous-cat~gorie de ver- 
bes qui gouverne des phrases ench~ss~es du groupe II ou 
du groupe V. La configuration syntagmatique de ces 
phrases (dominance par SN ou par COMPL) et la subjonction 
qu'on leur attache permet de les opposer (cf. (40) et 
(41)). 
(40} |je ne savais pas \[ |que Jean dormait\]\] \] 
P SN P PSNP 
(41} |je ne savais pas \[si Jean dormait \] \] 
P P PP 
Remarquons que la structure sous-jacente ~ la 
phrase ench~ss~e de (41) est en r~alit~ une disjonction: 
(42) a) je ne savais pas si Jean dormait ou 
s'il ne dormait pas 
b} je ne savais pas si Jean dormait ou 
ne dormait pas 
c} je ne savais pas si Jean dormait ou non 
Les constructions (40) et (41) sont reli~es aux 
constructions interrogatives. 
- 19 - 
4. PHRASES INTERROGATIVES 
Dans GRAMMAIRE-I nous faisons la distinction 
entre in__terro~ations 91obales du type de (43) et interro- 
gations loc%l~s du type de (44): 
(43) est-ce que Emmanuel aime Frangoise 
(44) a) qui est-ce aue Enunanuel aime 
b) qui est-ce qui aime Frangoise 
Nous avons voulu mettre en relation les inter- 
r_o~ations directes du type de (32) et (33) et les inter- 
rogations indirectes: 
(45) a) je te demande de me dire si Emmanuel 
aime Fran~oise 
b) je te demande de me dire qui est-ce 
que Emmanuel aime 
c) je te demande de me dire qui est-ce 
qui aime Fran~oise 
Dans une phase ult~rieure de notre recherche 
nous consid~rerons tout simplement les interrogations in- 
directes comme formes sous-jacentes ~ (43) et (44). 
GRAMMAIRE-I marque cette relation en attachant si sous 
la pr~-phrase interrogative (INT) par la r~gle de trans- 
formation cyclique \[T 32\]. 
- 20 - 
Parmi les diff~rentes formes d'interrogation 
directe du franqais nous avons choisi de traiter dans 
cette premiere phase, exclusivement, la forme qui est 
introduite par est-ce que (cf. (43) et (44)). Cette 
expression, que nous n'analysons pas, est ins~r~e dans 
la phrase interrogative non-ench~ss~e par la r~gle de 
transformation post-cyclique (T 46\]. 
Une interrogation locale doit contenir, en 
plus de la pr~-phrase INT, un syntagme nominal introduit 
par le d~terminatif ind~fini guel (cf. ci-dessus ce que 
nous avons dit sur le syst~me de d~terminatifs). 
Ainsi l'indicateur syntagraatique initial (struc- 
ture profonde) sous-jacent ~ (3) a) est le suivant: 
(46) \[ # \[ INT \] 
P PRE PRE 
\[ veut \] \[ \[ 
V V SN DET 
\[ un \] \] 
SING SING CARD 
\[ \[ toi \] \] \[ 
SN N N SN SV 
quel \] \[ 
DET CARD 
\[livre \] \] \] # \] 
N N SN SV P 
Uneinterrogation globale contient seulement la 
pr~-phrase:ZNT. 
Outre la pr~-phrase interrogative, GRAMMAIRE-I 
traite la pr~-phrase n~gative (NEG) et la pr~-phrase as- 
sertive (non-marquee). 
- 21 - 
Une r~gle de cat~gorisation des syntagmes, 
\[C 15\] attache sous NEG, ne pas. I1 revient ~ une 
r~gle de transformation post-cyc!ique tr~s tardive, IT 93\], 
de placer d~finitivement les deux constituants de cette 
pr~-phrase. 
Dans une phase ult~rieure de notre recherche, 
nous pourrons nous passer compl~tement des pr~-phrases: 
I- la phrase assertive sera ench~ss~e dans 
une archi-phrase qui lui attachera le pr~di- 
cat est vrai; 
II- la phrase n~gative se verra attacher le 
pr~dicat ne pas; 
III- la phrase interrogative sera ench~ss~e 
selon le schema de l'interrogation indi- 
recte: # dis-moi P #; 
IV- ia phrase imperative sera ench~ss~e dans 
une arohi-phrase du type # j'ordonne P # : 
remarquons que les interrogations indirec- 
tes sont une sous-classe des imperatives: 
# ~'ord0nne # (que) tu me dises P # #. 
5. SYNTAGME VERBAL 
Comme on salt, les verbes de changement ad- 
mettent deux constructions causatives: la forme active 
- 22 - 
et la forme passive. Quand nous avons ~labor~ GRAMMAIRE- 
I, nous consid~rions encore la construction causative 
active comme primitive (structure profonde): 
(47) Emmanuel a chang~ les r~gles 
La construction causative passive ~tait marquee 
dans l'indicateur syntagmatique de profondeur par un ad- 
verbe instrumental (ADV ) qui dominait " par /k ,,. 
INST 
Le symbole ,, A ,, marquait l'emplacement de 
l'agent (causateur) dans la structure de surface: 
(48) les r~gles ont ~t~ chang~es par Emmanuel 
Nous avons pr~f~r~ la cat~gorie "adverbe in- 
strumental" ~ celle d'"adverbe de mani~re "2 Dour marquer 
la forme passive. L'"adverbe instrumental" nous permet 
d'associer les relations syntaxiques agent (causateur)- 
verbe de (48) et agent secondaire ou agent instrumental- 
verbe de (49}: 
(49) Allah a instruit les hommes par son pro- 
ph~te 
La d~rivation de la variante passive d'une 
phrase causative ne se fait pas par une seule r~gle, comme 
dans Chomsky(1965~ mais par une s~quence de r~gles: 
2 cf. Chomsky (1965), p. 103 s. 
- 23 - 
\[T 7\] ~ {T i0\]. IT 7\] transf~re tout d'abord l'agent 
(causateur) ~ l'emplacement de l'agent secondaire (in- 
strumental); IT 8\] ant~pose optionnellement une copie 
du comDl~ment au verbe causatif si le causateur est un 
"pro-N" (le syntagme ADV est ~lid~); IT 9\], appli- 
INST 
cable seulement si la transformation ant~rieure n'a Das 
~t~ apDliqu~e, ant~pose le compl~ment au verbe causa- 
tif et marque le verbe du trait ,+ Dassif>; IT 10\] 
~lide optionnellement le causateur si celui-ci est un 
"pro-N". 
La transformation de r~flexivisation ordi- 
naire, IT 14\], d~rivera de l'indicateur syntagmatique 
restructur~ par {T 8\] la variante dire "passive-r~- 
flexive": \[T 8\] laisse en effet deux copies du m~me 
SN avant et aDr~s le verbe. 
No£re analyse a quelque peu chang~ depuis~ 
nous assignons ~ (47) l'i~dicateur syntagmatique sous- 
jacent (50) : 
(5O) \[ # \[ # Emmanuel a caus~ { 
P3 P2 P1 
# les r~gles changent # \] # \] 
P1 P2 
I 
est vrai \] 
P3 
- 24 - 
Remarquons que tousles verbes de changement 
du franqais n'ont pas une forme non-causative simple come 
~ dans P1 (50). Le verbe instruire par exemple 
aDpartient ~ la sous-cat~gorie des verbes dont la forme 
non-causative est introduite par se: 
(51) a) ces hommes s'instruisent 
b) ces hommes se sont instruits 
Cette sous-cat~gorie de verbes prend les deux 
types de constructions causatives (active et passive) 
exactement comme la sous-cat~gorie ~ laquelle appartient 
chan~: 
(52) a) le proph~te a instruit ces hom~aes 
b) ces hommes ont ~t~ instruits par le 
proph~te 
Sym~triquement, il y a des verbes franqais 
qui n'ont pas de forme causative simple. Ceux-l~ ont 
besoin d'un auxiliaire causatif (causer, ou plutSt 
faire): 
(53) Emmanuel grows artichokes 
(54) Emmanuel fait pousser des artichauds 
L'utilisation de l'auxiliaire causatif confirme 
notre analyse (50). 
La sous-cat~gorie des verbes de changement 
admet aussi une forme non-causative "r~sultative": 
- 25 - 
(55) a) les r~gles sont chang~es 
b) ces hommes sont instruits 
La forme "r~sultative" a un certain rapport 
s~mantique avec la forme "parfait". Ainsi comparons (55) 
a) et (56): 
(56) a) les r~gles ont ~t~ chang~es 
b) les r~gles ont chang~ 
c) quelqu'un a chang~ les r~gles 
Par ailleurs, elle a un certain rapport purement 
morDhologique (homophonie) avec le present passif neutre 
(non-progressif): 
(57) a) les ragles sont chanq~es (par quelqu'un) 
b) ces hommes sont instruits (par quelqu'un) 
Ce cas d'homophonie ne se retrouve pas dans 
d'autres langues romanes comme le portugais: la forme r~- 
sultative se construit avec la copule estar, tandis que la 
forme du present passif neutre se construit avec ser: 
(58) a) as regras est~o mudadas 
b) as regras s~o mudadas (por algu~m) 
En franqais, mais pas en Dortugais, il y a homo- 
Dhonie de la copule ~galement entre les formes statiques 
i 
"r~sultative" et "non-r~sultative": 
- 26 - 
(59) a) ce mur est blanohi 
b) ce mur est blanc 
(60) a) este muro est~ branqueado 
b) este muro ~ branco 
L'opposition ~/est~ du portugais permet m~me 
de marquer l'opposition "r~sultatif"/"non-r~sultatif" 
en utilisant le m~me adjectif: 
(61) a) a Maria est~ p~lida 
b) a Maria ~ p~lida 
Pour rendre (61) a) en frangais il faut utili- 
ser la forme parfait non-causative: 
(62) a) Marie est devenue p~le 
b) Marie est p~le 
6. REGLES DE TRANSMISSION DE TRAITS 
Dans le cadre d'un module linguistique trans- 
formationnel, l'"accord" entre deux constituants d'un 
syntagme se fait en transmettant des traits du constituant 
gouverneur au constituant gouvern~. 
Les r~gles cycliques \[T 12\] et \[T 13\] sont des 
exemples de "transformations d'accord". La premiere a 
comme cadre le syntagme nominal et transmet au nom commun 
non-g~n~rique le trait,+ plur~ s'il vient pr@c~d~ du d~ter- 
- 27 - 
minatif cardinal pluriel \[PLUR). La seconde a com~e 
cadre une phrase, ench~ss~e ou non; elle transmet au verbe 
ou ~ l'adjectif les traits c± fem-, ~± pers ~, ~± 2 pers~ 
et ~ plur m du noyau du syntagme nominal qui est en rela- 
tion "sujet-pr~dicat" avec eux. On peut se demander pour- 
quoi on transmet au verbe le trait ~ fem~ : la raison 
enest que le verbe peut prendre la forme participe pass~ 
et s'accorder en genre (dans certains contextes) avec le 
sujet. La raison pour laquelle on transmet tousles traits 
du sujet ~ l'adjectif est tout d'abord que nous consid~- 
rons celui-ci, et non la coDule, comme le v~ritable noyau 
du syntagme adjectival. Remarquons ensuite que les 
traits de Dersonne pets> et 2 pers> doivent ~tre 
transmis, ~ un certain moment de la d~rivation de la struc- 
ture de surface, pas forc~ment ~ la copule mais ~ son 
auxiliaire. La CoDule peut m~me dispara~tre comme c'est le 
cas du syntagme adjectival devenu "~pith~te". 
Les r~gles cycliques IT 19\] et \[T 20\] sont aussi 
des transformations d'accord au sens strict; leur domaine 
d'aDDlication est un syntagme nominal en relation anaphorique 
(co-r~f~rence) avec un syntagme nominal "antecedent". 
Les r~gles cycliques IT 21\], \[T 23\] et \[T 24\] ne 
transmettent pas exactement des traits et ne sont donc pas, 
- 28 - 
strictement, des transformations d'accord: elles v~ri- 
fient la position de certains syntagmes nominaux par rap- 
port au verbe et marquent cette position au moyen d'un 
trait de Cas ( ~+ nomin- ou~+ accuse). 
La majorit~ des transformations d'accord se 
fair durant la phase d'application des r~gles post-cycli- 
ques: IT 35\], |T 36\],\[T 50\], \[T 52\], IT 59\], \[T 60\] et 
\[T 61\]. 
Parmi ces transformations, signalons-en une qui 
constitue une idiosyncrasie du franqais: la r~gle |T 61\]. 
Elle d~fait, en quelque sorte, l'accord sujet-verbe ef- 
fectu~ par la r~gle cyclique \[T 13\] (cf. ci-dessus). 
Les conditions d'application de cette r~gle 
sont les suivantes: 
I - le syntagme nominal compl~ment du verbe 
(marqu~ *+ accus~ par la r~gle cyclique 
IT 21\] ) a ~t~ ant~pos~ au verbe; 
II - le verbe est pr~c~d~ de l'auxiliaire avoir 
eta pris, en consequence, la forme parti- 
cipe passe. 
Dans ces circonstances le verbe-participe ne 
s'accorde plus en genre et en nombre avec le sujet mais 
avec le compl~ment accusatif: 
- 29 - 
(63) a) Emmanuel a critiqu~ les r~gles que 
Franqoise a ~crites 
b) ~uels livres est-ce que tu a choisis 
7. REGLES DE REDUCTION DES SYNTAGMES NOMINAUX ANAPHORI- 
OUES 
La relation anaDhorigue ou relation de co-r~f~- 
rence suppose deux arguments qui sont des syntagmes nomi- 
naux (SN). Nous appellerons le premier argument sy__ntaqme 
nom__ina_! a_ntgp~_dgnt, et le second, synta_gme nominal ana- 
phorique. Pour marquer cette relation, on attache au 
second argument un adjectif anaphorique. 
Ii y a trois types de relation anaphorique, qui 
correspondent aux types d'environnement dans lesquels 
les deux arguments Deuvent appara~tre: 
(64) a) Emmanuel I aime Franqoise 2 mais il l 
renonce ~ elle 2 
b) Emmanuel I nie qu'il I aime Francoise 
(65) la fille I gui I sourit me pla~t 
(66) Emmanuel I s~est bless~ 
Dans les exemples precedents nous avons utilis~ 
des indices de co-r~f~rence (cf. Chomsky(1965))pour indi~ 
l 
auer les deux arguments de chaque relation anaphorique. 
- 30 - 
Les types d'environnement illustr~s sont: 
I - environnement r~flexif (66); les deux argu- 
ments de l'anaphore appartiennent ~ la m~me 
phrase simple; le premier argument est n~ces- 
sairement le sujet de cette phrase; 
II - environnement relatif (65)~ les deux arguments 
appartiennent ~ un syntagme nominal; le second 
se trouve dans la phrase relative qui "restreint" 
le nom-noyau de ce syntagme; 
III- environnement inter-phrastique (64)~ les deux 
arguments sont des constituants de deux phrases 
ind~pendantes, (64) a), ou d'une phrase-matrice 
et d~une phrase ench~ss~e, respectivement, 
(64) b). 
Une des innovations imDortantes de GRAMMAIRE-I est 
de traiter selon un schema unique ces trois types d~anaphore. 
Chomsky (1965) a DrOpos~ que l'on marque la relation.anapho- 
rique, dans l'indicateur syntagmatique de profondeur, au 
moyen d'indices de co-r~f~rence, comme dans les exemples (64), 
(65) et (66}. 
Nous avons adopt~ cette formalisation de l'ana- 
phore mais pas compl~tement: les r~gles de transformation 
cycliques IT 14\] (anaphore r~flexive), IT 16\] (anaphore 
relative) et IT 18\] (anaphore inter-phrastique), v~rifient 
- 31 - 
tout simplement l'identit~ des deux arguments de l'ana- 
phore ou, plus Dr~cis~ment, l'identit~ de leur nom-noyau. 
En ce Qui concerne les anaphores inter-phrastiques, 
GRAMMAIRE-I ne traite que celles du type de (64) b). La 
raison en est que nos r~les de cat~gorisation de syntag- 
m_es n'engendrent Dour l'instant, qu'une phrase ind~pen- 
dante ~ la lois. C'est pour cela, d'ailleurs, que la r~gle 
\[C 12\] introduit dans l'indicateur syntagmatique des ad- 
jectifs-d~terminatifs-d~finis-anaphoriques (ANAPH). 
Ce constituant marque une relation anaphorique 
du syntagme nominal avec un antecedent qui se trouve dans 
une autre phrase ind~pendante. 
Les indices de co-r~f~rence que nous supposons 
dans la structure profonde Dermettent aux r~gles \[T 14\], 
\[T 16\] et IT 18\] a'attacher au second argument de l'ana- 
Dhore un adjectif anaDhorique: REF, REL et PRON, respec- 
tivement. 
Une s~quence de r~gles d'accord permettra 
ensuite de transmettre ~ l'adjectif anaphorique les traits 
pertinents du syntagme nominal auquel ils ont ~t~ attaches: 
\[T 19\], \[T 20\] et \[T 21\]. 
Finalement la r~gle \[T 22\] ~lidera le reste du 
syntagme nominal en laissant l'adject~f comme r~sidu de 
1'ensemble du syntagme nominal anaphorique. C'est ce r~- 
- 32 - 
sidu que nous appelons "pronom anaphorique": ainsi la 
transformation IT 221 s'appelle transformation de PRONO- 
MINALISATION. 
Dans une phase ult~rieure nous introduirons les 
adjectifs anaDhoriques lots de l'application des r~gles 
de cat~gorisation des syntagmes sous la cat~gorie ANAPH 
(cf. r~qle \[C 13\]). L'adjectif anaphorique sera le ou ce 
dans un contexte inter-Dhrastique, le dans un contexte 
r~flexif et le~uel dans un contexte relatif. La contrainte 
m~ta-linquistique d'identit~, dont nous avons parl~ 
DroDos de l'insertion des phrases relatives restrictives, 
contr61era ~galement l'insertion des autres adjectifs 
anaDhoriques. Remar~uons qu'il s'aqit d'une identit~ de 
r~f~rence o11 d~notation entre deux sy~tacn~es nominaux. 
La contrainte d'identit~ est une des contraintes impos~es 
la structure orofonde dont il est question dans 
Perlemutter (1968). 
Les exemD\]es suivants illustrent quelques con- 
textes dans lesquels aDparaissent les variantes non-pro- 
nominales de ce, le et lequel, 
(67) a) Francoise a achet~ un livre et un 
disque. Le disaue est excellent. 
b) Franqoise a achet~ un disque. Ii est 
excellent. 
- 33 - 
(68) 
(69) a) 
a) Franqoise a achet~ un livre et un 
dis uq_u_ ~. Ce dis~ue est excellent. 
b) Francoise a achet~ un livre et un 
dis~ue. Celui-ci est excellent. 
Francoise a achet~ un livre, le uq~ ! 
livre est excellent. 
b) Francoise a achet~ un livre qu_i est 
excellent. 
Dans ces exemDles, nous avons mis en italique 
les deux arguments de l'anaDhore. On remarquera que les 
adjectifs anaphoriques, dans les exemples a), marquent 
bien la relation de co-r~f~rence. Ils sont donc l'~qui- 
valent linquistique des indices de co-r~f~rence artifi- 
ciels de Chomsky. Dans les exemDles b), leurs variantes 
nronominales sont ce qui reste de la r6duction du syntagme 
nominal anaDhorique. 
Remarquons aussi que tout syntagme nominal ana- 
Dhoriaue est d~fini, du fait m~me de sa relation de co-r~f~- 
rence avec l'ant~c~dent. C'est pourquoi l'adjectif anapho- 
rique (ANAPH) est doming par la cat~gorie syntagmatique DEF 
(cf. r~gle \[C 12\]). 
Le tableau (70) montre routes les variantes de 
I 
l'adjectif anaphorique dans ses diff~rents environnements, 
dans ses diff~rentes fonctions syntaxiques et dans les 
- 34 - 
phases successives de la d~rivation transformationnelle. 
(70) 
VARIANTES D 'AVANT 
L ' ELLIPSE 
NOYAU NOMINAL DE 
SN 2 
~a NOMINATIF 
- Z 
~ ACCUSATIF ~Z 
DATIF 
- ~ ~O 
~ GENITIF 
~U) ~ ~ VARIANTE 
~ H m ~ PREPOSITION- 
> ~ '~ NELLE 
ENVIRONNE- 
MENT INTER- 
PHRASTIQUE 
le 
ce 
ENVIRONNE- 
MENT 
REFLEXIF 
(le) 
ENVIRONNE- 
MENT 
RELATIF 
lequel 
il - le~uel 
gui 
le se gue 
lui se ~ qui 
auquel 
quoi 
son son dont 
lui soi lequel 
lui gui 
guoi 
Nous avons mis ainsi sous un m~me paradiqme 
des morphemes grammaticaux qui appartiennent aux Dara- 
digmes traditionnels suivants: 
I- article d~fini 
II- adjectifs et pronoms d~monstratifs 
III- pronom personnel (3e personne) 
IV- adjectif et pronom possessif (3e personne) 
V- pronom r~flexif (3e personne) 
35 - 
Remaruuons aue les noms personnels {mo__~i, to__ii, 
nous et vous) n'admettent pas la pronominalisation cf. 
15\] et IT 18\]. Cela est sans doute dQ ~ leur carac- 
t~re d~ictique (r~f~rence aux participants du discours 
dialogique). Par contre, les noms proDres qui sont aussi 
intrins~auement d~finis Deuvent ~tre Dronominalis~s. 
Cela obligera ~ leur attacher, en structure profonde, un 
adjectif anaphorique. 
I 
-36- 
3~ 
-37- 
1 
-38- 
APPENDICE 
GRAMMAIRE - I 
I - REGLES DE CATEGORISATION DES SYNTAGMES 
ICI\] P ---~ # (PRE) SN PRED # 
\[C2\] PRE ---~ (INT) (NEG) 
\[C3\] NEG --~ ne pas 
.: ~. __~ SV (ADVINsT)I \[C4\] PRED 
SA 
|C5\] ADV INST'-~par {~I 
\[C6\] SV ~ V (COMPL) 
\[C7\] SA ---~ COP ADJ (COMPL) 
\[C8\] COP --~ est 
\[c9\] SN ~ (SN) P } 
(DET) N 
\[CI0\] COMPL~ SN } (SN) 
• L P 
\[Cll\] DET \[quel\] (CARD) 
\[C12\] DEF __,.{ANAPH}DEM 
ce ( i~ ) 
\[C13\] ANAPH 
le 
- 1 - 
-39- 
|C14\] DEM ---~ ce ( 1 ) 
S ING 
|C15 \] CARD --~ PLUR 
PRO-CARD 
\[C16\] SING ~-~ un 
|C17 \] PRO-CARD-~nombre de 
REMARQUES SUR L'INSERTION LEXICALE 
a) Les categories de syntagmes ~l~mentaires auxquelles 
on attache des lex~mes (un vecteur de sous-cat~go- 
ties suivi d'un radical ou forme non-marquee) sont 
les suivantes: 
- verbe (V) 
- adjectif (ADJ) 
- nom (N) 
- numeral cardinal Dluriel (PLUR) : 
deux, trois, guatre, etc. 
b) La cat~gorie PLUR ne reqoit pas de lex~me si la cardina- 
lit~ de l'ensemble d~not~e par le SN dominant n'est pas 
pr~cis~e, v.g. ces livres. 
c) L'insertion lexicale se fait manuellement en tenant 
oompte de la convention m~ta-linguistique ~nonc~e par 
Chomsky (1965), D. 84, et des restrictions de co-occur- 
rence marquees dans les lex~mes. 
-- 2 -- 
-40- 
II - REGLES DE TRANSFORMATION 
I. TRANSFORMATIONS CYCLIQUES 
\[TI\] INF-PROP 
# Y | + nrop. inf. \] 
V 
1 2 3 
1 2 3 
COND: 6~+inf. 
|T2\] INF-IDEN~ 
# X SN | +ident-suj-o \] 
1 2 3 4 
X # 
9 I0 
1 2 3 4 
9 I0 
COND: 6 = 3 
7 ~ +inf 
|T3 \] ADJ-ane 
# X \[(NEG) SN V X\] 
1 2 3 4 5 6 
1 2 3 que+4 5 6 
COND: 5~+inf. 
V 
SN 
OBL 
\[(PRE) SN V X\] X # 
P 
4 5 6 7 8 9 
4 5 6~inf 7 8 9 
OBL 
r(PRE) SN V X \] 
P 
5 6 7 8 
5 ~ 7~inf 8 
X # 
7 8 
OBL 
-4\]- 
\[T4\] INF-SUJ. OBL 
# (PRE) \[(PRE) que SN V X\] {V P COP+ADJ } (SN) 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 
SN X # 
10 ii 12 O" 
1 2 3 ~ ~ ~inf 7 8 9 
i0 ii 12 
COND= 5 = i0 
\[T5\] INF-OBL OBL 
# (PRE) SN \[ inf.obl. \] (SN) |(PRE) que SN 
V 
1 2 3 4 5 6 7 8 
v x \] (SN) X # 
P 
9 I0 Ii 12 13 
1 2 3 4 5 6 ~ 
9<+inf 10 11 12 13 
COND: 8 = 3 ou 
= 50U 
=ii 
\[T6\] IN'F-OPT OPT 
# (PRE) SN V (SN) \[(PRE) que SN V X\] 
P 
1 
(SN) 
ii 
2 3 4 5 6 7 8 9 I0 
x # 
12 13 =~ 
- 4 - 
-4Z- 
1 2 3 4 5 6 @ @ 9<+inf i0 
ii 12 13 
COND: 8 = 3 ou 
\[T 7\] POSTP-SUJ 
# (PRE) 
1 2 
1 2 
IT8\] PASS-REFL. 
# (PRE) 
1 2 
1 2 5 
|T9\] ANTEP-OBL. 
# (PRE) ~ 
1 2 3 
--5 ou 
=ii et 4~ +-- que 
SN V SN 
3 4 5 
8 4 5 
(SN) Dar /k # 
6 7 8 9 
6 7 3 9 
/k V SN (SN) par+ \[+pro-N\] 
N 
3 4 5 6 7 
4 5 6 ¢ 
1 
IT10 \] ELLIPSE-SUJ 
# X V 
1 2 3 
1 2 3 
OBL 
OPT 
(SN) (SN) par+\[ +pron-N\] # 
N 
4 5 6 7~ 
4 5 ,@ 7 
-- 5 -- 
OPT 
# 
OBL 
8 
8 
V SN (SN) nar+SN # 
4 5 6 7 8 
2 5 4<+Dassif @ 6 7 8 
-43- 
IT11\] ELLIPSE-COMPL 
# X \[ +ellipse-compl \] (\[ -pro-N \] ) 
V N 1 2 3 4 
\[ +DrO-N \] X # 
N 
5 6 7 =~ 
1 2 3 4 
6 7 
IT12\] AC-CARD 
# X PLUR N X # 
1 2 3 4 5 6 
1 2 3 4 +plur 5 6 
COND: 4~ +plur 
IT13\] AC-PRED 
# (PRE) \[ (DET) 
1 2 {v0 \] 
7 
1 2 
7 \[~fem \] 
~l~p ~rs I 
~2pers| ~plu= \] 
\[ ~ fern \] 
pers | 
2pers | 
~piur J 
N 
(P) \] 
SN 
3 4 5 6 
X # 
8 9 
3 4 5 6 
8 9 
(COP) 
- 6 - 
OPT 
OBL 
--44- 
COND" : 7~fem \] 
~pers | 
~2mers | 
~piur J 
IT14\] REFLEXIF 
# X N (P) V (SN) (SN) (par) (DET) N 
\] 2 3 4 5 6 7 8 9 I0 
(P) X # 
ii 12 13 ----> 
1 2 3 4 5 6 7 8 REF+9 i0 
Ii 12 13 
COND: I0 = 3 
OBL 
\[TI5\] REFLEX-PERS 
# X \[REF \[ +Ders \] \] X # 
N SN 
1 2 3 4 5 6 
1 2 ~ 4<+ref 5 6 
OBL 
\[TI6\] RELATIF 
# X f(DET) N IX |(DET) N\] X\] \] X # 
SN P SN 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 I0 
1 2 3 4 5 REL+6 7 8 9 I0 
COND: 7 =4 
- 7 - 
|TI7\] EXTRAPOSITION 
# (PRE) P 
1 2 3 
1 2 PRON 
IT18 \] ADJ-PRON 
# x N (P) 
1 2 
(DET) 
i0 
1 2 
i0 
-45- 
PRED # 
4 5~ 
4 3+5 
V IX \[(DET) 
7 3 4 5 6 
(N) X # 
ii 12 13 ~> 
3 4 5 6 PRON+7 
ii 12 13 
COND: 8=3 eu 8=11 et 
8 ~ +pers 
f 191 AC-ANAPH 
x rPRo.1 CDE,  f',e  \[~REF ~ 
L~h~j Le, EL J 
1 2 3 4 5 
1 2 3 ~ f em\] 4 5 
COND: 3.\[~fem\] 
- 8 - 
(p)\] 
SN 
9 
OBL 
OBL 
X\] 
P 
OBL 
x # (p) \] .:~.! 
SN 
6 7 8 ~> 
6 7 8 
-46- 
\[T20\] ACCORD-ANApH (CARD) 
REF PLUR X # # X ~REL~ (DEF) 
1 2 3 4 5 6 7 =~ 
1 2 3~+plur 4 5 6 7 
COND: 3~ +plur 
IT21\] ACCORD-CAS 
# X V que X # L~O~/ 
1 2 3 4 5 6 
1 2 3 4<+acc 5 6 
COND: 4~+acc. 
\[T22\] PRONOMINALISATION 
# X \[~REF Xl 
1 2 3 4 
1 2 3<+pron 
COND: 3 ~+pron 
X # 
SN 
5 6 
5 6 
\[T23\] ACCORD-NOM 
# X ~PRON 1 V X # \[RE-. J 
i 
1 2 3 4 5 6 
1 2 3<+nomin 4 5 6 
COND: 3 ~ +nomin 
-- 9 -- 
OBL 
OBL 
OBL 
OBL 
\[T24\] ACCORD-NOMIN-PERS 
# X \[ +pers\] 
\[-plur\] N 
1 2 3 
1 2 3<+nomin 
COND: 3~ +nomin 
|T25\] ADJ-_~ 1 
# (PRE) SN 
1 2 3 
1 2 3 
\[T26\] ADJ-~ 2 
-47- 
V X # 
4 5 6 ~m 
4 5 6 
(COP)\[ +~- IA j}VD SN 
4 5 6 
4 5 ~+6 
% (PRE) SN \[ +-- SN ~\] 
V 
1 2 3 4 
1 2 3 4 
\[T27\] ADJ- de i 
# (PRE) SN 
1 2. 3 
1 2 3 
SN SN X 
5 6 7 
5 ~+6 7 
(COP)\[ +~de \] 
--" V 
4 5 
4 5 
- 10 - 
OBL 
OBL 
X # 
7 8 
7 8 
OBL 
# 
8 
8 
OBL 
SN X # 
6 7 8~ 
de+6 7 8 
-48- 
\[T28\] ADJ--de 2 
# (PRE) SN 
1 2 3 
1 2 3 
\[T29\] ATTRACT-REL 
# x (PRE) SN X 
1 2 3 4 5 
1 2 3 6+7+4 5 
IT30\] REDUCTION-REL 
\[-pret\] 
# CPRE~ ~L L-fur JCOP 
1 2 3 
1 2 
\[T31\] ATT-INT 
# X INT X ~e ~) 
\[par/ 
1 2 3 4 5 
1 2 5+3<6 4 @ 
COND: 6 ~INT 
f+~SN de\] 
V 
4 
4 
SN SN X 
5 6 7 
5 de+6 7 
( de ) REL X 
L par 
6 7 8 
X # 
4 5 
4 5 
\[auel+N\] 
SN 
6 
- ii - 
OBL 
# 
8 em 
8 
OBL 
# 
9 
9 
OBL 
OBL 
# 
8 
8 
-49- 
\[T32\] ADJ-si 
# (NEG) INT Y # 
1 2 3 4 5 :~ 
1 2 3<si 4 5 
COND: 3<~ 
\[T33\] ELLIPSE # # 
# Y # 
1 2 3 
2 
OBL 
OBL 
2, TRANSFORMATIONS POST-CYCLIQUES 
\[T34 \] ELLIPSE-SING 
x fDEFI SING X 
\[quelj 
1 2 3 4 
1 2 @ 4 
(T35\] ACCORD-FEM \[ANAPH } 
x (~DEM ) \[gue 1 
1 2 
1 2<+ fem 
COND: 2 4~ +fem et 
3 ~ +fern 
(SING) 
3 
3<+fem 
- 12 - 
\[ +fern \] 
N 
4 
4 
X 
5 
5 
OBL 
OBL 
-50- 
\[T36 \] ACCORD-NBR 
\[ANAPH l x ~D~M ~ ) 
Lauel J 
1 2 
1 2 < +plur 
COND: 2~ +plur. 
PLUR N X 
3 4 5 
3 4 5 
\[T37\] TRANS-SUBJ 
X \[ +--subj ~ . \[X V X\] 
~AV DJ 
1 2 3 4 5 
X 
P 
6 
1 2 
COND: 4 ~ +subj. 
3 4<+subj 5 6 
\[T38\] ELLIPSE-PRO-N 
X quel +pro-N 
~hum \] 
N 
1 2 3 4 =~ 
1 ~ +pros\] ~ 4 
t ~hum J 
\[T39\] ANTEP-01 
X (PRE) SN V 
1 2 3 4 
1 2 3 5+4 
I REF 
P RON 
\[ +pers 
5 
ii x 
6 
- 13 - 
OBL 
OBL 
OBL 
OBL 
-51- 
\[T40\] ANTEP-02 OBL 
X (PRE) SN (PRON) V (de) (SN) ~+J~.,\[ .+pers \]l x I 
REF I 
1 2 3 4 5 6 7 8 
1 2 3+8 4 5 6 7 
COND: 5~ +Z-- 
IT41\] ANTEP-03 OBL 
X (PRE) SN (PRON) X (de) (SN) ~+PRON X 
1 2 3 
1 2 3 
COND: 5~+Z~ 
\[T42\] ANTEP-ADJ 
X N \[ +pr~nom \] 
1 2 3 
1 3+2 
\[T43\] PERM-COMPL 
x v fp\] 
SN 
1 2 3 
1 2+4 .3 
\[T44\] ADJ-ce 
4 5 6 7 8 9 
4 8+5 6 7 @ 9 
X 
ADJ 
4 
4 
{d~e} +SN X 
4 5 
5 
- 14 - 
X de \[que+Y \] X 
P 
1 2 3 4~ 
1 2+ce 3 4 
OBL 
OBL 
OBL 
9 
9 
\[T45) 
\[T46\] 
\[T47\] 
|T48\] 
\[T49\] 
ADJ-de 
X \[ +de inf \] 
V 
1 2 
1 2 
ADJ-est-ce. que 
-5Z- 
(~ +SN) \[X+ \[ 
3 4 
3 de+4 
(NEG) 
1 
1 
ELLIPSE-si 
X si 
1 2 
EFtig_e q_u.i 
X \[+nomin\] 
INT 
1 2 
1 2 
ADJ -m~me 
x par 
1 2 
1 2 
e ) INT X V X 
L par 
2 3 4 5 6 
2 3+est-ce que 4 5 6 
est-ce que X 
3 4~ 
3 4 
est-ce que X 
3 4~ 
est-ce qui 4 
\[ +ref \] X 
3 4 =~ 
3+m~me 4 
- 15 - 
+inf \] +X\] 
V P 
p 
OBL 
X 
5 
5 
OBL 
OBL 
OBL 
OPT 
-53- 
\[T50\] ACCORD-m~me 
X \[+ref 
\[+plur \] 
1 2 
1 2 
COND: 3 ~+plur 
m~me X 
3 4 
3<+plur 4 
IT51\] M-PASS. 
X \[+passif\] 
1 2 
l+est 2<+~ 
COND: 2 ~ +~ 
X 
V 
3 
~+3 
\[T52\] TR-TRAITS-PASS 
X est +passif 
mprogr 
~futur 
~preterit 
~pers 
~2Ders 
~inf 
~fem 
~plur \[Pr°r L 
futur 
~preterit 
~pers 
2pers 
fern 
~plur 
~inf 
- 16 - 
OBL 
OBL 
OBL 
X 
V 
4 
4 
co.D: 24~rog l 
~futur | 
~preteritJ 
-54- 
\[T59\] TRANS-TRAITS-est 
x est 
1 2 
1 2 r~pers \] 
,l-~2pers I l'p lur I 
~fem J 
COND 2 \[~ pars \] 
~I~ 2pers I I ~ piur | 
L ~. fem j 
I ~ pars \] 2pars I plur I ~fem ~VDj } 
3 
3 ~pers \] 
~ L~2persJ 
\[T6 0 \] TRANS-TRAITS-avoir 
X a 
1 2 
1 2 r~pers \] I ~2pers I 
I ~piur I ~fem J 
COND: 2 ~t \[~ pars \] 1~2persl 
I ~plur / L -fern J 
\[ ~ pars \] 2pars I plur I 
3 
- 17 - 
X 
4 
4 
4 
4 
OBL 
OBL 
-55- 
\[T53\] M-FUTUR 
X \[ -progr 1 " |-preterit |+futur 
L-inf " vst} 
1 2 
1 2<+ra 
COND: 2~ ~ et 2 ~ +ra 
\[T54 \] IMPARF-V 
X F -futur l | +preterit| 
| +progr | 
L-inf J~v I 
Lestj 
1 2 
1 2<+ait 
COND: 26 ~ et 
24~ +ait 
\[T55\] PASSE C.-REFLEX 
X \[ +ref \] 
1 2 
1 2+est 
COND: 3 ~+~ 
-progr -futur 
+preterit 
3 
3<+~ 
- 18 - 
3 
ra+3 
3 
air+3 
V 
4 
~+4 
OBL 
OBL 
OBL 
-56- 
~56j PASSE c.-v 
X ~-progr. 1 |-futur 
~+preterit Ves t~ 
1 2 
l+a 2 < +~ 
COND: 2 ~ +~ et 
2 ¢ +rnf 
\[T57\] ADJ-avoir 
X \[-progr. \] 
|-futur | | +preterit| 
\[+inf JS v 
lestl 
1 2 
l+avoir 2 < +~ 
\[T58\] M-INF 
X \[ +inf \] 
st 
1 2 
1 
CO~D: 2 ¢ +r 
2<+r 
- 19 - 
3 
~+3 
X 
3 
~+3 
X 
3 
r+3 
OBL 
OBL 
OBL 
\[T61\] ACCORD-PP-O 
X IX 
1 2 
1 2 3 
COND: 6.\[~fem \] 
~L~plurJ 
\[T62\] ELLIPSE-~ 1 
X 
1 
|T63\] M-PRON 
X 
1 
1 
-57- 
+accusl 
fem | 
plUr~PRON\] 
~que1~ 
L ~L J 
3 
X a V 
4 5 6 
4 5 
(~) REF (PRON) (e~t)+ V 
2 3 4 5 
se 4 5 
X 
3 
3 
(a) V X 
4 5 6 
4 5 6 
- 20 - 
PRON 
2 
2 rle\] 
\[T64\] ELLIPSE--~ 2 
X ~ pRON 
1 2 3 
1 @ lui 
COND: 3 ~ +plur 
x\] 
P 
7 
1 ~lurl 
X 
6 
6 
OBL 
X 
8 
OBL 
OBL 
OBL 
-58- 
\[T65\] M-leur 
X $ PRON ~,a) V X 
1 2 3 4 5 6 
1 @ leur 4 5 6 
\[T66\] MORPH--Iui 2 
x ,r:el 
LParj \[PRONJ 
1 2 3 
1 2 lui 
COND: 3~ \[+plur\] 
\[+fem J 
\[T67\] M-eux 
kparJ 
1 2 3 
1 2~ eux 
coND: 3¢\[+plu=\] 
L+fem J 
I +nomin +pers -2pers -plur +moi 
1 2 
1 je 
\[T68\] M-moi 
X 
4 
4 
X 
4 
4 
3 
- 21 - 
OBL 
OBL 
OBL 
OBL 
\[T69\] M-to__~i 
X 
-59- 
i+pers 1 X +nomin +2pers " 
-plur 
+toi 
N 
2 3 
tu 3 
IT70\] ALT-moi-me 
X (~) moi (PRON) V X 
1 2 3 4 5 6 
1 ~ me 4 5 6 
\[T71\] ALT-toi-te 
X (~) toi (PRON) V X 
1 2 3 4 5 6~ 
1 @ te 4 5 6 
IT72 \] TRAITS-REL 
X REL X 
1 2 3~ 
1 2 \[+uue iI 3 
COND: 2~ \[+cruel\] 
L+a~f J 
- 22 - 
OBL 
OBL 
OBL 
OBL 
X \[+hum 
\[+pron \] 
quel 
1 2 
1 qui 
\[T74\] M-g~! 2 
X \[ +nomin \] 
1 2 
1 gui 
\[T75\] M-aue 1 
X \[+que i 7 /+accus / 
\[+pron J 
2 
que 
\[T76\] M-que 2 
X 
REL 
+nomin \] 
+pron -hum 
quel 
que 
-60- 
X 
3 
3 
X 
3 --~ 
3 
X 
3 
3 
3 
3 
- 23 - , 
OBL 
OBL 
OBL 
-61- 
\[T77\] M-qui 3 
I e REL L parj 
1 2 :3 
1 2 qui 
\[T78 \] M-guoi 
X L ~d~epar } \[+hr~nl 
1 2 3 
1 2 quoi 
quel 
\[T79 \] M-dont 
X de REL X 
1 2 3 4 
1 ~ dont 4 
\[T80\] M-REL 
X ++quell X 
def JREL 
1 2 3 
1 le auel 3 
- 24 - 
X 
4 
4 
4 =~> 
4 
OBL 
OBL 
OPT 
OBL 
ITS1\] M-PLUR 
X \[ +plur \] 
1 2 
1 2<+s 
COND: 2~+s et 
2~ 
ou 2=V et V<+~ 
\[T82\] M-elle 1 
X \[+nomin\] 
L+fem JPRON 
1 2 
1 elle 
-6Z- 
(~) 
3 
3 
3 =~ 
3 
X 
4 
s+4 
OBL 
OBL 
\[T83\] M-il 
X \[ +nomin \] 
1 2 
1 il 
PRON 
\[T84\] M-elle 2 , 
L parj L Pe°N 1 
1 2 3 
1 2 elle 
- 25 - 
X 
3 =~ 
3 
4 =~ 
4, 
-63- 
\[T85\] FEM-Ie 
x r+~e~1 x \[+le \] 
1 2 3 --> 
1 la 3 
COND: 2 ~ +plur 
\[T86\] FEM-ce 
x r+~el 
t÷f~fAN~p. 1 L0 EM \] 
1 2 
1 cette 
COND: 2~+pronl 
~\[+plur~ 
\[T87\] MORPH-FEM 
X \[+fern\] (~) 
Y 
1 2 3 
1 2~+e 3 
COND: 2~+e et .2#V 
ou 2=V et V~+e 
|T88\] CONT-~ 
X ~ le X 
1 2 3 4 =~ 
1 ~ au 4 
COND: 3~+pron 
- 26 - 
3 
3 
X 
4 
e+4 
OBL 
OBL 
OBL 
OBL 
-64- 
\[ T 89 \] CONT-d__ee -PLuR 
X de le s X 
1 2 3 4 5 =~ 
i 2 ~ 4 5 
COND: 3~+pron 
IT90\] CONT-de-SING 
X de le X 
1 2 3 4 
1 ~ du 4 
COND: 3~+pron 
\[T91\] SUBS-par 
X par X 
i 2 3~ 
1 de 3 
\[T92\] ELLIPSE-par 
X par \[ +ref \] 
1 2 3 
i ~ 3 
\[T93\] PLACE-NEG 
X ne pas SN 
1 2 3 4 
1 @ @ 4+2 
co o: 
m~me 
4 
4 
X 
5 
5 
(SN)\[ a 1 ,sN  
5 6 7 
5 6 7+3 
- 27 - 
OBL 
OBL 
OPT 
OPT 
OBL 
X 
8 =~ 
8 
-65- 
III - SYSTEME DE SOUS-CATEGORIES OU TRAITS 
i. TRAITS DE LA STRUCTURE PROFONDE 
i.I TRAITS DU VERBE ET DE L'ADJECTIF 
+~Drop. inf. 
+--ident.suj.o. 
+~8 
+--SN 
+--de 
- 28 - 
- verbes du type de 
laisser qui prennent 
comme compl~ment une 
proposition infini- 
tive; 
- verbes du type de 
oser (identit@ de 
sujet obligatoire) ; 
- verbes du type de 
renoncer dont le 
compl~ment est in- 
troduit par ~; 
- verbes du type de 
donner dont le deu- 
xi~me compl~ment est 
introduit par ~; 
- verbes du type de 
douter dont le com- 
pl~ment est introduit 
par de; 
I ± ÷ + 
-66- 
-- SN de 
futur 1 Preterit 
progr 
t 
- verbes du type de 
priver dont le deuxi~- 
me compl~ment est in- 
troduit par de; 
- traits du temps 
i.i.i COMBINAISONS DES TRAITS DU TEMPS \[i futur i rsentpr°gressi 
preterit v.g. ~esui_s__en_train 
proqr de r~_v_er; 
 utur \] 
preterit 
Drogr 
- parfait v.g. j'ai r~v~; 
i futur 
preterit 
progr 
- imparfait v.g. ~_ 
r~vais; 
+ futur 
- preterit 
+ progr 
- 29 - 
- futur progressif v.g. 
i 
je serai en train de 
r~ver; 
1.2 
-67- 
1 preterit progr present non-progressif v.g. ~e _suis pruden%; 
I + futur - preterit progr - futur non-progressif v.g. je serai prudent 
TRAITS DU NOM 
± pro-N - trait r~siduel de la cat~go- 
rie nom (N) v.g. 
( +hum ) quelqu'un 
( -hum ) que!que chose 
+ 
- hum - trait qui marque l'opposi- 
tion humain/non-humain; 
± pers - trait aui oppose les noms 
personnels (moi, toi, nous, 
vous) aux autres noms: 
± 2pers - trait qui oppose toi et vous 
aux autres noms personnels; 
+ 
- fem - trait qui marque l'opposi- 
tion f~minin/masculin dans 
les noms; ce trait sera trans- 
mis ~ d'autres syntagmes 
~l~mentaires par des transfor- 
- 30 - 
-+ blur 
-68- 
mations dlaccord, 
- trait qui marque l'opposition 
pluriel/singulier dans les 
noms personnels et les noms 
propres; les noms communs non- 
g~n~riques reqoivent ce trait 
par transformation d'accord 
du cardinal gui leur est at- 
tachS; les noms de masse ont 
le trait inherent ~-nlur~. 
2. TRAITS DES STRUCTURES DERIVEES 
2.1 TRAITS TRANSFORMATIONNELS 
+ inf.obl. - trait ~ui d~clenche la trans- 
formation d'infinitivisation 
obliqatoire \[T 5\], ~tant don- 
n~ certaines conditions d'iden- 
tit~ 
+~aue - trait qui bloque la transfor- 
mation d'infinitivisation op- 
tionnelle IT 6\]; 
+--subj - trait qui transforme la phrase- 
compl~m~nt d'un verbe ou adjec- 
tif en lui donnant la forme 
subjonctive; 
- 31 - 
+ elliDse 
compl~ment 
+ de inf 
pr~nom 
-69- 
- trait qui rend optionnelle 
le transformation d'ellip- 
se du compl~ment d'un verbe, 
IT ii\], ~tant donn~ que ce 
compl~ment ale trait 
~+pro-N~ 
- trait qui bloque l'appli- 
cation des r~gles de trans- 
formation post-cycliques 
IT 40\] et IT 41\], lesquelles 
ant~posent au verbe un pro- 
nom ou un nom personnel; 
- trait qui d~clenche l'appli- 
cation de la r~gle de trans- 
formation post-cvcli~ue 
IT 45\]. laquelle insure un 
de entre un verbe et une 
phrase-comDl~ment infiniti- 
vis~e; 
- trait qui d~clenche l'appli- 
cation de la r~qle de trans- 
formation post-cycli~ue 
IT 42\], la~uelle ant~nose 
l'adjectif au nom; 
- 32 - 
2.2 
+ r 
+~ 
+ ra 
+ air 
+ e 
+ s 
-70- 
• s 
- trait gui blogue l'application 
it~rative de la r~gle de trans- 
formation post-cyclique \[T 58\]: 
- trait aui blogue l'aDDlication 
it~rative des r~gles de trans- 
formations post-cvliques 
|T 51\], \[T 55\] et IT 56\] 
- trait aui bloque l'application 
it~rative de la r~gle de trans- 
formation nost-cycliaue \[T 53\] ; 
- trait qui bloque l'application 
it~rative de la r~gle de trans- 
formation Dost--cvclique \[T 54\]; 
- trait qui bloque l'application 
it~rative de la r~gle de trans- 
formafion post-cyclique IT 87\]; 
- trait qui bloque l'application 
it~rative de la r~gle de trans- 
formation post-cycligue |T 81\]. 
TRAITS MORPHOLOGIQUES 
+ inf - trait transmis au verbe d'une 
I 
phrase infinitivis~e (cf. |T 4\], 
IT 5\], IT 6\], |T l\] et \[T 2\]); 
- 33 - 
+ subj 
+ Dass 
+ accus 
+ nomin 
+ pron 
+ ref 
-71- 
- trait transmis au verbe d'une 
phrase ench~ss6e par le verbe 
de la phrase matrice (cf. 
\[T 37\] ) ; 
- trait qui marque la forme pas- 
sive du verbe, il est introduit 
par la transformation de passi- 
vation IT 9\]; 
- trait marquant la fonction 
"compl~ment du verbe" et intro- 
duit par la r~qle de transforma- 
tion cyclique \[T 21\]; 
- trait marquant la fonction 
"sujet du verbe" et introduit 
par les transformations cycli- 
ques IT 23\] et \[T 24\]; 
- trait introduit par la r~g\]e 
de transformation cyclique de 
pronominalisation \[T 22\]; 
- trait introduit par la r~gle 
de transformation cyclique 
\[T 15\] sous un nom personnel 
reflexivis6; 
- 34 - 
+ def 
+ le 
+ auel 
-TZ- 
- trait introduit par la r~gle 
de transformation post-cycli- 
que IT 72\]; ilest inherent 
aux noms Dropres, noms person- 
nels et noms g~n~riques; 
- trait introduit par la r~gle 
de transformation post-cycli- 
que \[T 63\] 
- trait introduit par la r~gle 
de transformation Dost-cycli- 
que \[T 72\] 
- 35 - 
q 
-73- 
IV - LEXIQUE DES MORPHEMES GRAMMATICAUX 
he,as 
par 
quel 
ce, ceci, cela 
le 
Un 
- morpheme discontinu de~gation, 
introduit par la r~gle \[C 3\] et 
plac~ d~finitivement par la 
r~gle IT 93\]; 
- pr~position introduite par la 
r~gle \[C 5\] pour marquer 1'agent 
(causateur} secondaire ou 
l'agent principal de la forme ~ * • 
causative passive; 
- morpheme introduit par la r~gle 
\[c 11\] pour marquer l'interro- 
gation localis~e; 
- variantes de ce introduites par 
les r~gles \[C 13\] et \[C 14\]; ce 
est introduit, aussi, entre la 
pr~position ~ ou de et une phrase 
ench~ss~e initialis~e par que, 
par la r~gle \[T 44\]; 
- morpheme introduit par la r~gle 
\[C 13\] ~ 
- morpheme singulier introduit par 
la ragle \[C 16\]; 
- 36 - 
/ 
L 
nombre de 
si 
que 
de 
est-ce que, 
est-ce qui 
-74- 
- morpheme complexe introduit par la 
r~gle \[C 17\] pour d~river les in- 
terrogations locales, awee 
combien (quel hombre de); 
- morpheme introduit par la r~gle 
IT 32\] pour marquer les phrases 
interrogatives; 
- morpheme introduit par la r~gle 
IT 3\] pour marquer les phrases 
ench~ss~es ~ fonction sujet ou 
compl~ment, domin~es par SN; 
- pr~Dosition introduite par les 
r~gles IT 25\] ou IT 26\] pour 
marquer certains types de compl~- 
ments; 
- pr~position introduite par les 
r~qles rT 27\] ou {T 28\] pour mar- 
quer eertains types de compl~- 
ments; 
- variantes du morpheme complexe 
d'un sous-ensemble des "interro- 
gations directes", introduites 
par les r~gles \[T 46\] et .{T 48\], 
respectivement; 
- 37 - 
m~me 
est 
a, avoir 
se 
je, me 
tu, te 
-75- 
t 
- morpheme introduit par la r~gle 
IT 49\] pour marquer l'identit~ de 
l'agent (causateur) secondaire et 
l'agent principal v.g. Allah a 
instruit les hommes par lui-m~me 
oppos~ ~ Allah a instruit les 
hommes par son proph~te; 
- morpheme copulatif introduit par 
les r~gles \[C 8\], \[T 51\] et 
\[T 55\]; 
- variante du morpheme auxiliaire 
de la forme verbale parfait, 
introduites par les r~gles \[T 56\] 
et \[T 57\], respectivement; 
- morpheme du r~flexif non-personnel 
introduit par la r~gle IT 62\]; 
- variantes de moi introduites par 
les r~gles IT 68\] et \[T 70\], res- 
pectivement; les formes non- 
marquees moi, toi, nous et vous, 
sont introduites par insertion 
lexicale; 
- variantes de toi introduites par 
les r~gles \[T 69\] et \[T 71\], res- 
pectivement; 
- 38 - 
le, il, elle, lui, 
leur, eux, la, au, 
du 
le quel, qui, que 
quoi, dont 
ra 
air 
-76- 
- variantes du morpheme le 
(anaphorlque), introduites par 
les r~gles ~ 63\], \[T 83\], 
|T 82\] et \[T 84\], \[T 64\] et 
\[T 66\], |T 65\], \[T 67\],\[T 85\], 
\[T 88\], \[T 90\], respective- 
ment; 
- variantes de ~ (ana Dho- 
rique relatif) , introduites 
par les r~gles \[T 80\], \[T 73\] 
et \[T 74\] et \[T 77~,\[T 75\] et 
|T 76\], \[T 78\], \[T 79\], res- 
Dectivement ; 
- morpheme du f~minin, introduit 
par la r~gle \[T 87\] ; 
- morpheme du pluriel, introduit 
par la r~gle \[T 81\] ; 
- morpheme du futur, introduit par 
la r~gle \[T 53\] ; 
- morpheme de i' imparfait (pass~ 
progressif), introduit par le 
r~gle |T 54\] ; 
- 39 - 
-77- ! 
- morpheme du particlpe passe, 
introdult par les r~gles IT 55\], 
IT 56\], IT 57| et |T 51\]; 
- morpheme de l'Inflnitif, Intro- 
duit par la r~gle |T 58\]. 
- 40- 

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