EX~RIENCES ET R~ALISATION3 DU BUREAU CAI~ADIEN DES TRADUC- 
TIONS DANS LE DO~4INE DE L'AUTOMATISATION DE LA TRADUCTION 
Fernand GobeiZ 
Translation Bureau, Secretary of State 
Ottawa, Ontario, KIA OH5 Canada 
De 1973 ~ ce dour, le Bureau dee traductions du 3eor6ta- 
fiat d'Etat du Canada a eubventionn~ la recherche en traduo- 
.tion auto~atique au moyen de maroh~s de d~veloppement conclus 
aveo l'Unive~sit~ de Hontr~al. I1 eet iesu des travaux du 
~roupe de rechorohe TAUH de oette univereit~ deux eyst~ee, 
dent M~t~o, utllie~ depuis 1977 pour tradui~e dee bulletins 
m~t~orologiquee, et Aviation, actuellement ~ l°~tat de proto- 
type limit~ au sous-langage de manuel d°entretien d°avions et, 
plus pal*tiouli~reaent, des oiz~uits hydrauliquee d'un 
patrouilleur maritime du miniet~re cansdien- de la D6fenae 
nationele. 
Suite ~ une ~valuatlon du syet~..e Aviation en 1979-1980 
et ~ une 6rude de faleabllit6 de son extension aux manuels 
d'entretien de 1 °~quipement 61eotronique, il a ~t~ d~oid~ de 
ne pus en poureulvre le d~veloppement, En effet, il eubelste, 
d'une part, hombre de probl~es qui exigent qu'on reoule lee 
frontl~ree dee oonnalesancee aoquisee. ~ ce dour, done qu°on 
poureuive lee reohe~hee, pour atteindre l°obJeo%~f initial- 
la traduotion sans intervention humaine ou automatique. 
D'autre-paste lee beeoins du Bureau dee traduotions ~e 
~uetifient pus de pours.uivre seul l°entrepriee° 
La situation eet olaire: la traduotion automatique, r6a- 
lieable dane le cue de sous-lang~es reetreinte co,he celui 
dee bulletins m6t6orolegiques, demeure une solution ~ lone 
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terme sur le plan plus g~n~ralis~ de manuels d*entretien. 
Cependant, la technologie issue des travaux de l°Univer- 
sit~ de iontr~al, grace auxauels le Canada s'est aoquis une 
r~putation d°excellence de par le monde, eat pergus comme le 
point de d6part d °un nouveau programme qui serait ax~ sur u_no 
action ooncert~e du gouvernement, du eeoteur priv~ et du 
milieu universitaire. Outre la traduotion auto~atique, oe 
programme porterait sur la traduction humaine assiet~e et sur 
la traduction automatique assist~e, oes avenues ~tant oonsi- 
d6r6es comme offrant respeotivement des solutions ~ court et 
moyen terme. 
Ainsi, suivant le courant de bureautique ou d'automati- 
~ation dee bureaux, on int~grerait dens le m~ne syst~na le 
traitement de textes, la v~rification orthographiqus, les 
dictionnaires automatisms, l'interface avec lee banques de 
donn6es terminologiques et doc,w.entaires, les communications 
avec lee clients, le courrier ~lectrontque, la gestton des 
travaux, etc. 
Les technologies v~ceesaires existent: is probl~ne set 
de les harmoniser et de les adapter aux beaoins des traduc- 
teurs. Lee salaires des professlonnels et le volwne de tra- 
vail croissant sans cease, tandis qua le prix des ordinateurs 
accuse une tendance constants ~ la balsse. En outre, en en 
r~duisant la faille, la mioro-informatique fair de plus en 
plus des ordinateurs des machines de bureau et les d@mystifie. 
Au hombre des proJets imm6diate et exp6rienoes du Bureau 
dee traduotions figure le transfert sur mtoro-ordinateur du 
8ys~me M6t~o aotuellement Implant~ ear un CYBER CDC 7600. 
En outre, on introdult graduellement les maehlnss de traite- 
merit de textes ccmme outils de travail des traducteurs. On 
savait d~J~ qua oes machines, d'abord utilis~es exolusivement 
par des dactylos, 6pargnalent aux traduoteurs de multiples re- 
lectures de leurs textes. Maintensnt, tout en leur aseurant 
los memos avantages, oes machines, entre lee mains de ira- 
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duc~eurs autonomes et chevronn~s, permettralent d'~eonomi- 
set ... lee dactylos, ressources aussl pr~oleusee que lee 
traducteurs. 
Su~ un autre plan, c °eet aux eyst~nes oommerclaux de 
traduotion (automatlque ou a.tomatlque assist~e - le olaese- 
ment est diffioile ~ ~tablir) que le Bureau des traduotions 
e "interesse. apres une ~tude de faieabillt~ faite en 1980-819 
le Bureau songe maintenant ~ des essals op~ratlonells. Le 
premier syst~ne qui sere miea 1°easel, d °oriEine em~rloaine, 
et malntenant ¢ommercialls~ au Canada, eet kLPS~ lequel 
s °inspire direotement des travaux de l°Unlverslt~ Brlghem 
Young au~ Etats-Unis. On examine ausei lee posslbilit~s de 
faire un essai du syeteme WEIDNER~ eusei d°orlglne am~rlcalne~ 
et de SYSTRAN II, oomner¢ialis~ au Canada depuis environ 6 ans 
par une soci~t~ oanadienne, la World Translation Company of 
Canada. On Qempte que lee essaie permettront, entre autres 
¢hoses, de oonna~tre lee limites linguistiques dee eyet~nes 
et, aussl, lee utillsatlons poeelblee. 
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