UN SYSTEME INFERENTIEL ORIENTE OBJET 
POUR DES APPLICATIONS EN LANGUES NATURELLES 
ALAIN BERRENDONNER 1 . MOUNIA FREDJ 2 ~ FLAVIO OQUENI)() 2 - JACQUES ROUAULT 2 
2C.R.I.S.S - Universit6 Pierre Mend~s France 
B.P. 47 - 38040 Grenoble Cedex 9 FRANCE 
Fax : (+33). 76.82.56.75 
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flavio ~)criss.grenet.fr 
I S6mimfirc de linguistique fr~m~;aise - Universit6 de Fribourg 
17IX) Fribourg SUISSE 
ABSTRACT 
Up to now, there is still no specific model for solving 
the problem of natured language representation and 
reasoning. In this paper, we propose an object oriented 
form,'dism for supporting knowledge representation, 
extraction and exploitation in tile context of natural 
language processing. 
In the natural language analysis, this system is situated 
after the morpbo-syntax and file linguistic semantics. It 
represents two classes of concepts: objects of discourse 
and action schemata, the former resulting from nominal 
syntngms and the latter from the 'processes'. We are 
concerned here just by the representation of objects. 
In the natural language discourse, manipulated objects 
,are complex objects ~md the reasoning is by uature first 
inferential and then deductive. To lake into account this 
kind of reasoning we need a suitable representation: a 
model of inferential objects. 
The theoretical foundations of the proposed model are 
Lesniewski's logical systems: tile Calculus of Names 
and the Mereology. The former is based on a primitive 
lunctor called "epsilon" interpreted a.s is-a, the latter is 
based on a part-of relation which is called the 
"ingredience". The whole system is supported by these 
two primitives and theirs derived functions. 
The concepts of our model result from a collaboration 
between linguists and computer scientists. The main 
concepts are the intensional and extensional universes, 
notions and types. 
The possible thferenti,'d reasoning can be of different 
types : it can concern the status, the denominations, the 
structures or the "fonctifs" of the objects. 
Key-words : Knowledge Representation, Inferential 
Reasoning, Object Oriented Modelling, Natural 
Language Processing, Language Parsing and 
Understanding. 
RESUME 
Duns ce papier, nous proposons un lonnalisme orient6 
objet pour la reprtsentation, I'extraction et l'exploitation 
des connaissances duns le contexte du traitement des 
langues natmelles. 
Duns un discours en laugue naturelle, les objets 
manipults sont des objets complexes et le raisonnemeut 
est avant tout de type inftrentiel awmt d'etre dtductif. 
Pour pouvoir tenir compte de ce type de raisounement, 
nous avons besoin d'uue reprdsentation idoine : un 
modtle d'objets inftrentiels. 
Les foudemeuts thtoriques de notre modtle sont les 
syst~mes logiques de Lesniewski : le Calcul des Noms et 
la Mtrtologie. Le premier repose sur ua fonctear 
primitif appel6 "epsilon" interprtt6 comme est-un, le 
second sur la relation partie-de appelte "ringredience". 
Les concepts de notre modtle sont le fruit d'une 
collaboration entre linguistes et informaticiens. Les 
principaux concepts sont les univers intensionnel et 
extensionnel, les notions et les types. 
Les raisonnements infdrentiels possibles sont de 
difftrentes sortes : ils peuvent porter sur le statut, les 
dtnominations, les structurels ou les fonctifs. 
Mots-clts : Repr6sentation des Conmtissances, 
Raisonnement Inftrentiel, Mod61isation Orientte Objet, 
Traitement de la Langue Naturelle, Analyse morpho- 
syntaxique et Comprdhension du langage. 
1 - INTRODUCTION 
Le syst~me prtsent6 ici a pour but la reprtsentation, 
rextraction et rexploitation des connaissances dans le 
contexte du traitement automatique des langues. On salt 
\[Berrendonner 89\] que les raisonnements reprtsent~s duns 
des "discours" en langue naturelle ne sont que rarement 
dtductifs et sont le plus souvent inftrentiels. Pour 
pouvoir tenir compte de ces misonnements, nous avons 
besom d'une reprtsentation idoine. 
I1 n'existe pas en effet ~t l'heure actuelle de modble 
sptcifique pour r6soudre le probl/~me de la reprtsentafiou 
A~'Es DE COLING-92, NANTES, 23-28 At(It 1992 4 6 l PROC. OF COLING-92, NANTES, AUG. 23-28, 1992 
des connaissances et du raisonnement en langue 
naturelle. Dans ce document, nous d6crivons le 
formalisme de repr6sentatioo et certains raisonnements 
que notre syst~me autorise : c'est un module d'objets 
inf~rentiels. 
Ce module est lui-m~me fond6 sur les syst~mes logiques 
de Lesniewski \[Lesniewski 89\]. D,ans ces syst~mes, nous 
utilisons le Calcul des Noms (bas6 sur la primitive £ : 
"est-un/est-le") et la M6rdologie (dont le fonctear de base 
est "pattie-tout", appel6 ingr6dience). En d6finitive, le 
module objet, et tout le syst~me reposent sur ces deux 
seules primitives et leurs d¢rivdes. 
Darts une chaine d'analyse du franqais, ce syst~me se 
situe apr~s la morpho-syntaxe et la s6mantique 
linguistique. II repr6sente deux families de concepts : les 
objets du discours, issus de cert~dns des syntagmes 
nominaux, et les sch6mas d'action qui sont issus des 
proc~s. Nous ne nous int6ressons ici qu'h la 
repr6sentation des objets du discours. 
Une premiere partie est consacr~e au module hun niveau 
conceptnel : nons y donnous une pr6sentation g6ndrale, 
suivie des concepts sur lesquels repose notre syst~me et 
enfin l'unit6 de repr6sentation de connaismmce choisie. 
Les bases logiques permettant la formalisation, ainsi que 
des caract6ristiques propres au module sont pr6sent6es 
dans une deuxi~me section. On donne un exemple de 
formalisation. 
Les troisi~me et quatri~me parties exposent 
l'organisation des connaissarlces et les raisonnements 
possibles sur cette connaissance. 
La derni~re pattie consacrCe aux teclmiques 
d'impl6mentation est suivie d'une conclusion. 
2- LE MODELE CONCEPTUEL 
2.1 Presentation g~n~rale 
Notre module r6sulte d'une collaboration entre linguistes 
et informaticiens, ll s'appuie sur certains r6sultats de la 
psychologie cognitive. 
2.2 Les univers 
Le premier concept de base du syst~me est celui 
d'univers. Cheque univers est constitu6 de deux parties : 
l'intensionnelle I et l'extensionnelle R. 
La partie intensionnelle regroupe des "connaissar~ces 
g6n6rales", c'est-,~-dire valides "dans toutes conditions 
d'6nonciation, donc en fait des objets "logiques" sur 
lesquels on peut faire des inf6rences. L'univers 
extensionnel est un ensemble coh6rents d'objets cr66s par 
le discours et rep6r6s par des conditions d'6nonciation 
paniculi~res. 
Une contradiction entre les objets de l'univers et ceux du 
discours provoque le passage tt un nouvel univers. C'est 
le cas qnarld l'6volution du dialogue m~ne b. un conflit 
(diff6rence de points de vue entre interlocuteurs, cr6ation 
d'occurrences diffdrentes, etc). Un univers est par 
consbxluent coherent. 
Un discours donne doric naissance ~t une suite U0, 
U 1 ..... U n d'univers. Un univers est pris par d6faut, 
celui de l'6nonciation courante, noM U 0. 
Le passage d'un univers tt un autre s'accompagne d'un 
h6ritage d'objets de I'ancien vers le nouveau. De plus, 
darts cheque univers, il y a h6ritage de l'intension vers 
AcrEs DE COLING-92, NANTES, 23-28 AOr,\]T 1992 4 6 2 
l'extension (voir le processus dmls rextensionnel). 
Une application I possible de ce concept est la suivante : 
une interface pour un syst~me expert d'alde h la 
conception de r6seaux d'ordinateurs, le syst~me pr6sent6 
6tant I'outil de repr6sentation des conmtissances. La 
partie intensionoelle d'un univers comprend les 
propri6t6s g6n6rales d' ua r6seau et de ses composants. 
Par contre, un r6seau particulier en cours de conception 
sere &ms la pattie extensionnelle de l'univers. 
2.2.1 Les notions et les types 
I1 existe des objets pr6-assertifs, c'est-i~-dire neutres par 
rapport ,:1 l'opposition nom/pr6dicat : "grand" par 
exemple, peut se comporter comme un pr6dicat ("6tre 
gr,and") ou comme uu nom Cle grand"), suivant le r6seau 
de relations qui lui est associ6e. Ce sont les notions. Ces 
notions peuvent ~tre atomiques Crouge","rapide", ...) on 
construites Cchien noir mouill6"). 
Les notions atomiques sont consid6r6es comme des 
tennes primitifs du syst~me car elles ne sont associ6es 
aucun domaine. Elles figurent comme des sons-objets 
ind6composables (terminaux) clans d'autres objets. 
La notion construite, lorsqu'elle est munie d'une 
assertion (telle "le chien noir mouill6") constitue ce que 
l'on appelle un type. 
2.2.2 Les univers intensionnels 
Ces uoivers fonctionnent comme des "r6servoirs de 
savoir", lls sont form6s des types dont on a parl6 plus 
haut. Des m6la-types sont Cgalement d6finis pour ddcrire 
des types d'objet dans l'univers intensionnel. 
2.2.3 Les univers extensionnels 
Un discours (texte, dialogue .... ) i~troduit des univers 
extensiolmels, li6s aux conditions d'6nonciation du texte. 
On peut d6crire le processus de la fa~:on suivante : un 
syntagme nominal du discours donne naissance i~ un nom 
'N'. Ce nora est un objet du discours. 
S'il correspond hun type d6j,~ construit, on mettra en 
oeuvre un processus d'h6ritage des sous-objets du type au 
nom N. Ce nom portera d'autres illformations : son 
statut correspondant aux conditions d'6nonciation et des 
sous-objets qui lui sont propres et qui sont construits 
dmls le discours. 
Si le nom ne correspond ~t aucun type intensionnel de la 
base et que N d6signe un nouveau type, un nouveau type 
est cr66 dans l'intensionnel. Si par contre, N d6signe un 
objet p',miculier, on cr6era, dans l'extensionnel, un objet 
individuel nouveau. 
2.3 Le schema d'un type 
On appellera schdma d'un type la description de ce type 
dans l'univers intensionnel. La description d'un type est 
constitu6e d'une liste de propri6t6s communes aux objets 
de ce type, et d6sign6s par des noms d'attributs. 
1 Cette application est rCalisde darts le projet Esprit 
MMI 2 (Multi-Mode Interface for M,an-Machine 
Interaction). 
Pgoc. ov COLING-92, NANIES. ArdG. 23-28, 1992 
Les diff6reots attributs associ6s h nn type sont : 
- lg..,SlalllL: pr6cise la nature de l'univers off I'on se situe. 
11 renvoie soit ~ "intensiotf', soit h "extensioff', 
- I.!_'lJ_q.Lv..g~ : indique le nora de I'uuivers couraut 
(Uo, UI ..... Un), 
-.\[R.f, iK~0_~ : indique la wdeur IND si on a affaire h on 
individu, CL si c'est une classe. 
La partie d6finitionnelle va contenir des infimnations de 
nature encyclop6dique, consid6r6es comme uu savoir 
pennaneot, ou des informatious li6es hun savoif 
construit darls I'iuteractiou en cours (du dialogue par 
exemple). EUe compreml les sous-objets suivants : 
- DO~omination : ils indiqueut le nora typique de I'objet. 
-Autres-noms : comme son nora l'iudique, cette 
cat6goric d'attributs regroupe les noms synonymes. 
- ~ ou .T.y.p.i.~ll~: ils repr6sentent ties notions 
atomiques ou des types, li6s au type d&rit. 
- ~ : ils d&'rivent les propri6t6s structurelles du 
type. 
-~ : ils indiqueut une relation entre le type 
consid6r6 et d'autres types. Cette relation est repr6sent6e 
en surface par un verbe Oll Ul|e forme verbale 
nomimdis6e. Ce verbe peut repr6senter un 6tat ou un 
processus. La s6m,'mtique des proems est d6crite darts des 
objets de nature particuli~re. Darts le cas des processus, 
I'objet est un schdma d'action 2 comportar~t uue pr6- 
condition, une post-condition, uu r6sultat et un produit 
associ6s, aiosi que la m6flmde, qui est la description du 
processus lui-m~me. Comme indiqu6 darts l'introduetion, 
onus ne nous int6ressons pits ici aux seh6mas d'action 
\[Gallo & Rouault 92\]. 
En r6sum6, le sch6ma d'un type est d6crit de la fi~qon 
suivante : 
TYPE 
Statut 
Uuivers 
Categoric 
D6nomination 
Autres-Noms 
Notions 
Types 
Structurels 
Fonctifs 
sur deux primitives : l'uue horde epsilon "e'" issue du 
Calcul des Noms et la seconde est llt relation 
d'ingr&lience de la M6r6ologie \[Mi6ville 84\] ILesniewski 
89\]. Dmls cette section, nons ne pouvons aborder clans 
les d6tails les caract6ristiques de chactme des th6ories en 
jeu. Nous titus bomons de tenter (la tfiche est rude) 
d'expliquer ces deux foneteurs, chacuu dans le cadre de sa 
thdorie, uniqueulent daus le sells ot~ ils serviront de 
constructeurs principaux de notre module objet. 
Lc Calcul des Noms, comme son uom l'indique, 
lnanipule des horns. Ces noms peuveut 5tre individuels 
ou gdndraux. Les premiers dduoteut un seul objet par 
opposition anx seconds, dont l'extension aun 616ment 
ou plus. Le foncteur epsilou wt former une proposition 
du type A ~ b, qui se lit "A est-uu b', oh A est un nom 
individuel et b uu nora g&16ral (qui peut 5tre individuel : 
daos ce cas, on lit "est-lc"). 
P~u" convention d'6criture, les majuscules d6signent les 
noms individuels et les mmuscules ties nolns g6n&aux. 
Ex I..~KCd_O.p~ : Satun*e e plan~te pour "A e b'" 
Ravaillac z I' Assassin de Henri 1V 
lXmt ' "A ~ B'" 
11 est int~ressant d'ujouter qu'une alg~;bre des noms 
dotme des r6sultats qui ont un correspondant eo Th6orie 
des Ensembles. On peut consid6rer l'epsilon comme 
mettant eu relation un objet et uue classe dire 
distributive. 
Lit M6r6ologie inlroduit une siguificatiou nouvelle de llt 
relation d'appartenance, prise colmne p~wtie/tout, telle 
qu'on llt trouve pro" exemple darts "In roue est une p~wtie 
de la bicyclette'. Cette relation, not6e "ingr" (pour 
ingr6dience), wi donner naissance ~ des ensembles 
appel6es classes collectives. Cette classe m6r6ologique 
est elle-m&ne construitc ~ partir d'une classe distributive 
par un foncteur Kl(a). Elle wt contenir des 616meots qui 
ne sont pas forc6ment de lnfime llature conlme dalls la 
classe distributive. 
Exemple : l'extension de la classe distributive pinnate 
contient neuf 616meots ties neuf pl~m~tes) et rien d'antre. 
Par contre, la cl~Lsse collective Kl(phm~te) va contenir, 
en plus de routes les plan~tes, tons les ingr6dients (ou 
parties) possibles des pllm~tes : les anneaux de Satunle, 
la lfiche rouge de Jupiter, etc. Douc : 
Thche rouge de Jupiter e ingr(Kl(plan~te)) 
Apr~s cet aperqu des \[oucteurs pmnitifs, nous ~dlo,ls voir 
lear utilisation &ms le module. 
3- FORMALISATION DU MODELE 
3.1 Les bases Iogiques 
La logique sous-jacente h notre syst~me est une logique 
d'ordre 1, avec des tennes fonctionnels d'ordre sup&ieur. 
La particularit~ de ces termes e.st lent constnlction fond6e 
20l~ peut compeer les sch6mas d'aclion ,~ des m6thodes 
au sens de la programmation objet. 
3.2 Caract~ristiques du module 
L'originali~6 es~ntielle du module est d'6tre lond6e sur le 
nora. De plus, comme darts la plupart des sysU3mes 
orient6s objets, toutes les entit6s et les donn6es d'une 
application sont des objets : un simple entier est aulant 
un objet qu'une structure complexe. 
Ainsi, tout concept, objet, personne est un objet 
identifi6 par un nora. Une entit6 du monde r6el est 
d6sign6e par un nora particulier d'objet qui lui est propre. 
On peut remarquer que les types sont des objets 
Acres DE COLING-92, NANTES, 23-28 nOr3"r 1992 4 6 3 PROC. OF COLING-92, Nnwros, Auo. 23-28, 1992 
comportnnt un statut "intensionnel". Deux types sont 
r6put6s diff6rents s'ils different par au moins un sous- 
objet. Un type est d6sign6 par un nom individuel. 
Afin de d6crire les diff6rents liens existant dans un 
univers, le sch6ma suivant reprend les diff6rentes 
associations : 
classe classe 
(1) distributive KI0 collective 
Type.,~-.--.....--.~ a .~- Kl(a) 
objet mdividuel 
INTENSIONNEL EXTENSIONNEL 
Un objet particulier O i est consid6r6 comme un 616meut 
de lu classe distributive 'a' par la relation "O i e a". Tous 
les objets v6rifiant cette relation sont les 616ments de la 
classe et font pattie de ce que l'on appeUe rextension du 
nom 'a'. On appelle ingr6dients de Kl(a) les objets 
v6rifiant "Oie ingr0rd(a)) ''. 
Tout nom g6n6ral de classe distributive ou tout nom 
individuel d'objet de runivers extensionnel peut 8tre 
associ6 ~t un type (intensionnel). On consid6re qu'un 
type, uom individuel unique dans le syst~me, d6erit les 
propri6t6s caract6tistiques. 
Le passage entre Intensionnel et Extensionnel de 
l'univers peut 6tre nSalis6 par divers foncteurs : 
Les relations de (l) dans le sch6nm: 
- Type-cl(classe i) qui associe un type aux 616ments d'une 
classe distributive : "T e Type-cl(classei)". 
- valeur-cl(Type i) associe une classe distributive hun 
type. 
Les relations de (2) darts le sch6ma : 
- Type-ind(Objeti) qui associe son type ~ un objet 
individuel tel que "T e Type-ind(Objeti)". 
- Valeur-ind(Typei) associe un nom d'objet individuel ~t 
un type. 
Les objets de l'extensionnel d'un certain type aaront les 
m6mes propri6t6s que celles du type associ6. 
3.3 - Formalisation du sch6ma 
Chacune des propri6t~ du type sera consid6r6e comme 
un ingrddient du type. Par cons6quent, la structure de 
type contient des ingrddients, eux-m~mes 6tant des noms 
individuels d'objets, associ6s ~t des noms de type, qui/l 
leur tour ont leurs propres ingr6dients, etc. On a donc 
une structure d'objets complexes, le niveau le plus bas 
6rant compos6 d'616ments dits "hlgr6dients atomiques", 
que l'on ne peut d6composer. 
ACTES DE COLING-92, NAMES, 23-28 AOt3T 1992 4 6 4 
Ainsi, les noms de types (tels que entier, bool6en, 
chalne, r6el, etc ) d6signent des notions atomiques. 
Ceux-ci sont d6sign6s comme faisant pattie de 
I'extension du nora 'atome' d6fini en M6r6ologie : "J 
atome". 
Ou consid~re donc les noms d'attributs comme 
iugr6dients d'un type ; on associe h ces noms des types 
d'objet par un foncteur Type-de-valeursO. 
Tout objet h6rite de la structure de son type. Les 
ingr6dients d'un objet sent ses sous-objets, et ~ chaque 
sous-objet est rattach6 un attribut par le foncteur 
Nom_att0. 
Nous donnons un exemple qui comprend la description 
du type auiversel (type de tousles types d'objets), d'un 
type particulier Personne et enfin une instance de 
Personne. 
• Commen~ons par d6crire le type universel T : 
Statut 8 ingr(T) 
Universe ingr(T) 
Cat6gorie E ingffl-) 
Autres-noms e ingr(T) 
Structurels e ingr(T) 
Fonctifs e ing(T) 
Les woes de valeurs : 
Type-de-valeurs(Statut) 8 Valeur-statut 
Type-de-valears(Univers) 8 Valeur-univers 
Type-de-valears(Sttuctarels) E Type-structurels 
Type-de-valeurs(Fonctifs) e Type-sch6ma-action 
Valeur-statut _< "l- 
Type-ind0NT) e V,'deur-statut 
Type-ind(EXT) c Valeur-statut 
Valeur-univers _< T 
Type-structurels _< T 
Type-sch6ma-action _< T 
• Soit le type Personne -< T 
Persoune : 
Statut E INT 
Universe Uo 
Nom e ingr(Structurels) 
Type-de-valeurs(Nom) e Liste-de-noms 
Pr6nom e ing(Structurels) 
Type-de-valeurs(Pr6nom) e Liste-de-noms 
Age e ingr(Structurels) 
Type-de-valeurs(Age) e lnt-O-150 
Date-naiss e ingr(Structurels) 
Type-de-valears(Date-naiss) e Date 
Jour e ingr(Date-naiss) 
Type-de-valeurs(Joar) e Int- 1-31 
PROC. OF COLING-92, NANTES, AUG. 23-28, 1992 
Mois e ingr(Date-naiss) 
Type-de-vldeurs(Mois) ~ lnt ° 1-12 
All f: illgr(Dateqmiss) 
Type-de-v,'deurs(An) e Elltier 
• Soit ulle illstallce d'objet illdividuel Pierre Dupolld de 
type Personnc : 
type-ind(Pierre Dupoud) e Persollne 
Pierre Dupend : 
Univers ~ Uo 
Statut e EXT 
Cat6gorie e IND 
Nora ~ Dupond 
Pr6llom e Pietxe 
Age e 38 
Date-mtiss : 
Jour ~ 25 
Mois ~ 5 
An ~ 1953 
4-ORGANISATION DES CONNAISSANCES 
B - lien (le eolnposition 
C'est le lieu entre ull objet et ses sous-objets 
illgr&liellts. Uu treillis m&6ologique d6cuule 6gzdemellt 
de eerie eollsil~ctiou strueturelle. 
C o lien de r~f~renee 
C'e~t le lieu existallt etltre deux types de nature 
illd6pen&mte. Lit l~f6tellce est exprim6e par l'attribut de 
cat6gorie "Fonctit ~'. Ces lieus \['ommllt uu r6seau entre 
les types. 
5 - LES RAISONNEMF, NTS 
Le systSme quc llous d6crivons it pour fin~dit6 de prendre 
eu compte, 11011 seulemellt les r;tist)lUlelUeUL'q ddductifs 
des syst&nes logiques de Leslliewski, mais aussi des 
raisomlements inf6rentiels li6s ~ des ph6nom&ms des 
laugues lluturelles, COllUne l'auaphore. Ell colls6quellee, 
H(UlS faJsolls eoexisler deux fulnilles d'inf6rellces. 
D'at~)rd, les raisolllleinents d&luctifs port6s purle (.~fleul 
des Noms et Ill M6r6ologie : biell que se sitmmt dmls des 
syst&nes particuliers, ils ressortissent ,~ la famille des 
raisouuemeuts Iogiques habituels et ue serollt pas 
consid6r6s ici. 
L'uue des origmalit6s du syst~'.me r6side 6videmmellt 
dalls la possibilit6 tie lueller des faisoullemellts 
illl~3rellliels dunt la "conclusion" n'est que phtusible. Ces 
raisul|UelllelllS soul de phlsieurs series suivlmt que ron 
mcxlifie le statut eu Ill partie d6fiuitionllelle d'uu objet. 
lls sent ~ Ill lois int~remiels et d6ductifs, ee sent les 
rilisollueinellkq piff "aIKlUCliOU". 
Lit repr6selllation d'ull lexte darts Ull u|livel~ exlgusionnel 
(voire dans plusiears) se fait ,~ l'aide des objets cr66s par 
ee texte. Par ailleurs, il y a dans l'ullivars exteusiollllel 
des objets provenallt, par h6ritage, de l'univers 
intensioanel correspon&mt. 
Ces objets ue sotlt pas isol6s. Ell eflet, llt pr6sellce, dmls 
llu objet (intensionllel ou extensiolmel) de sous-objets 
strueturels et de sous-objets fonetifs met, de l~lit, eel 
objet ell relation avec d'autres. Et ees liens ellla'e objets 
cr6ent un rdseau d'objets, appel6 cotopie \[Berrendollner 
&Rouault 911. Biell 6videmmellt, ulle cotopie sc 
modifie ~ mesure que le discours se d&oule. 
Nou'e syst&ne tient cnmpte de trois types de 'lien' d~ms 
eette cotopie : 
A - lien de classification 
S.1 o lnf6rences relatives "2t la partie "statut". 
Eu lh6orie, elles curtcement le l~tssage d'ull ullivefs ~ I111 
autre, le chmlgemellt de cat6gorie et les passages entre 
type, classe et individu. Nous lie consid6rons pas ici le 
premier cas. En ce qui concurne les deux attires, llous 
avolls les possibilit6s suivantes : 
(1) lnf6reuce laisaut passer d'uu type hull type dominant 
dalls Ill hi6rlu'ehie des types (hyperonyme) : 
"Le gendarme Lid~ollrbourax .... Ce mililaire ... ". 
(2) Passage d'uu type ~ Im sous-type : pur ajout (de 
notions par excmple) ou modilieatiou de propl~i6t6s : 
Apparition de "le ehiell lloir mouill6" alors que le type 
"chieu" existe d6jh. 
C'est la hidrarchie crd6e piu- les liens elllre types : on 
ddfillit une felation de sous-typage qui v6rifie les 
propri6t6s d'un treillis, of~ par construction, ehaque type 
h6rite dollc des propridt~s de ses ~mc~lres. 
11 existe un nora d6signant la cl~Lsse distributive de tous 
les individus qui est not~ "objet". Le type associ6 ~t Ill 
classe "objet" est not6 T. I1 repr6sente le type universel 
de tousles individus extensionllels : type-cl(obje0 e T. 
Le fnncteur de sous-typage est not6 %'. C'est uue relation 
d'ordre partiel. 
Dire que le type T est ull sous-type du type T' implique 
que tout ingr6diellt de T' est ull ingr6diellt de T : 
T-<T'=> \[VS\](SEingr(T') => S~ingr(T)) 
(3) P~ts.~lge d'uu type 'huu iudividu exteusionnel : 
"Je collllais biell le GRILLON pnrce que j'ai ell 
l'opportanit6 de passer toute Ill mtit avec LUI dials men 
si~ de couchuge". 
(4) Passage d'un type h une elasse extellsionnelle : 
"Quand la lemme se rebifle, LEUR marl essaye de 
s'61oigner pour ne pas r6pondre ,~ leurs questions". 
(5) P&ssage d'ull illdividu extensiomlel & un type : 
"L'ANNEE 87 lie finit pas lr&s biell. J'esl~re qu'ELLE 
eultnneucera iliiellx ell 88". 
(6) Passage d'une ehmse extellsiotmelle i't ml type : 
"I1 y aura des APPAREILS qll'on placeca darts l'oreille. 
Dross CET APPAREIL, on pourra mettre des biurdes 
magu6tiques". 
Acq'ES DE COLING-92, NAN'I~S, 23-28 AOt~" 1992 4 6 5 PREC. OF COLINGo92, Nn~rrl~s, Atlo. 23-28, 1992 
5.2 - Inferences sur les d~nominations 
Elles portent sur les sous-objets "D6nomination" et 
"Autres-nolns", done contiemlent un passage d'uue 
d6nomitmtion h une autre : 
"I1 y avait PLUSIEURS PETITES MAISONS. Je me 
demaudais/~ quoi ILS pouvaient bien servir" (ils = les 
pr6fabriqu6s). 
5.3 - Inferences sur les structurels 
Elles concement le foncteur d'ingr&lieuce : 
(1) passage d'un sous-objet propri6t6 ~t l'objet, 
repr6seutaut uu individu ou une close : 
"Moll p6re vit DES POINTS NOIRS. Il se d6p~cha de 
coupcr LES MORILLES avec sou opinel". 
(2) "Nous vhnes appara~tre des t~tes casqu6es. Les 
C.R.S ... ". 
(3) "Sans m6me attendre qu'il soit mort, les Tuuisiens 
renversent les STATUES DE BOURGUIBA. C'est 
vache pour le CHEVAL. I1 n'avait rien fait fait de mad, 
le cheval" (il s'agit d'mle statue 6questre). 
5.4 - lnf6renees faisant intervenir les fonetifs 
lci en I'absence d'un inventaire m6thodique, nous nous 
contenterons de sigtmler les cas suivants d'infErences : 
(1) Passage d'un objet h un autre objet : 
"On protege l'acc~s aux routeurs (OBJET 1) par mot de 
passe (OBJET 2)". 
Le fonctif est "prot~ger-par(objetl, objet2)". 
(2) Passuge de l'action hun argument : 
"IL NEIGE et ELLE tient". 
5.5 - Mise en oeuvre des ralsonnements 
Chacun des modes de misonnemeut pr6c6deuts permet le 
passage d'un objet I hun objet I' ; auffement dit, p,'wtant 
de I'objet I, on infere un nouvel objet I', qui est ajout6/~ 
runivers courant. Les sous-objets de cet objet sont alors 
disponibles pour de nouvelles ilff6rences. 
C'est ce que nous regroupons sous le terme gen6rique de 
ralsonnemeut par abduction. Un tel raisonnement est 
doric form6 d'une pattie inf6rentielle puis d'une pattie 
d6ducfive ; il est repr6sent6 par une r~gle. 
I1 nous reste h pr6ciser comment on met ell Oeuvre ces 
r~gles, 
L'applieation d'une r~gle est un appariement entre une 
cotopie et une s6quence en langue naturelle. La cotopie 
est formge des objets d6j8 cr6gs d,'ms le discours, 
directement ou par des infgrences. La s~quence en langue 
naturelle forme un syutagme nominal et correspond 
une pattie nouvelle du discours h reprgseuter. Elle est 
transform6e ell un couple form6 d'une d6termination, li6e 
au statut des objets et d'une descriptiou ; la description 
correspond h la pattie d6finitionnelle des objets. Elle est 
suppos6e mise (par le syst~me d'analyse automatique du 
franqais) sous la forme d'une composition de notions, 
par ((((6tats) + africains) + francophones) + 
d~nocmtiques) 
Une telle description est donc une composition de 
descxipteurs : 
(... (((dl) + d2 ) + d3) ... ) 
Le probl6me de I'application d'tme r~gle est doric celui de 
l'appariement d'une telle description avec les objets de la 
cotopie. Nous distinguous plusieurs cas : 
(1) App.,wiement complet et direct entre ha description et 
un objet de la cotopie c'est le cas de reprise directe 
comme dmls "Et puis, il m'a remis sa carte. Et CETTE 
CARTE la voici" 
(2) Appariement complet indirect : pour que 
l'appariement soit complet il fuut que I'ou op6re des 
inf6rences sur I'objet ou sur la description : les 
inf6rences possibles out 6t6 mcens6es ci-dessus. 
(3) Appariement incomplet direct : uue partie seulement 
de la description s'apparie avec uu objet de la cotopie. 
(4) Appariement incomplet et indirect : I'appariement 
indirect n6cessite des inf6rences sur I'objet ou sur la 
description, ou sur les deux. 
(5) Non-appariement. 
Les conclusions h tirer d'un appariement incomplet on 
d'un non appariement d6pendent en particulier de 
l'application vis6e. Dans un dialogue homme-machine 
avec un syst6me expert par exemple, l'appariement 
partiel peut conduire /t une demande d'explieation du 
syst~me ell direction de l'utilisateur, alors que le non- 
app~uiement devrait constater l'6chec de la requite de 
l'utilisateur. Par contre, dans un dialogue d'extraction de 
connaissances, le nou-appariement conduit logiquement 
,~ la cr6atiou d'uu nouveau type. 
6 - IMPLEMENTATION 
Une impl6mentation du syst~me sous la forme 
d'instructious de la machine abstraite de Warren est en 
cours de conception. 
On repr6sente l'architecture de l'impl6mentation dans le 
sch6ma suivant : 
ModUle 
objeLs 
mgr-tennes 
E -termes 
formules logiques du 1 °ordre 
Machine de Win'ten 
6tendue 
avec m "6canismes d'unification 
sur les treillis 
• Le premier niveuu consiste en la machine abstraite de 
Warren 6teudue avec des m6cealismes pour supporter 
AcrEs DE COL1NG-92, NArCrES, 23-28 AOt~ 1992 4 6 6 PROC. OF COLING-92, NANTES, AUG. 23-28, 1992 
l'appariement des objet~s. 
Ce que I'on a appel6 l'apparitment va reposer sur 
l'op6ration d'unification sur Its Ireillis de types el 
d'ingr6dicnce. En efiet, on vll distinguer deux sortes 
d'unificatiou du m6canisme d'inf6rence. La s6mimtique tie 
chaque unification est attach6e ~ llt commissance 
orgmHs6e d~uls chacml des treillis : 
- dans le tl"eillis des types, nous allons proe6der ,5 une 
interaction de types (qui correspond au plus grand des 
minoremts) \[Ait-Kaci & Nitsr 86\]. 
-dans le treillis d'ingr6dieuce, c'est une g6n6ralisation (It 
plus petit des majorlmts). 
• Lt second niveau impl6mente It formldisme logiqut 
compos6 des fonnules du l°ordre, des e-tennes et des 
ingr-termes. 
Cette solution semblt plus awmtageust ,5 c616 d'unt 
hnpl6meutation lisp ou prolog 6tendu. 
• Le troisi~me niveau lui impl6mente le module objet h 
l'aide du lormalisme logique sous-jaceut. 
7 - CONCLUSION 
Dials ce document, nous avons pr6sent6 Ull systi~lne 
inf6reutiel orient6 objets pouvtmt ~tre utilis6 daas 
diverses applications eu llmgaes naturelles. 
Nous avons insist6 sur le fonnalisme de repr6sentation 
dt connaissance qui tst h la base du rmsounement 
"naturel" que nous souhaito~ls r6aliser. Les difl~rents 
types de raisonnemeat oat 616 illuslx6s par des exemples. 
Lt syst~me pr6sen~ iciest en cours de construction. Les 
bases th6oriques (linguistiques et logiques) sout d6finies. 
Le passage de llt surface linguistique ,5 la repr6senlation 
comporte des zones r6sislal~tes, dont l'une des plus 
importantes tst llt distinction intension/extension. Son 
rep6rage passe par une 6rude assez fine des op6rations 
d'op6rations. 

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