LA RESOUTION D'ANAPHORE A PARTIR D'UN LEXIQUE- 
GRAMMAIRE DE45 VERBES ANAPHORIQUES 
Blandine GEL.AIN & Gelestin SEDOGBO 
26 place Ovale BULL cediag 
94230 Cachan 78430 Leuveciennes 
(France) 
Abstract 
This paper presents a system which intends to 
resolve anaphora in the framework of the 
Discourse Representation Theory, arrd using a 
lexicon-grammar of anaphoric verbs, through 
the application of selection criteria for 
assignment of a referent to an anaphora. 
From a semantic representation of text 
provided by a DRT system implemented in 
Prolog, the system uses several criteria of 
selection of referent. One of these criteria is 
the anaphoric conditions of verbs described as 
a lexicon-grammar of anaphoric verbs. 
The present paper investigates a 
transformational analysis of verbs related to 
their anaphoric behaviour, and the adequacy 
of extension of the lexicon~grammar of 
MGROSS to anaphonc conditions on verbs. 
1. Introduction 
La Th~orie de la Representation du Discours 
(ou DRT 1) propose une approche unifiee de 
phenom~nes du langage naturel tels que le 
temps, I'evenernent, I'anaphore Elle se 
caracterise par sa filiation avec la semantique 
Iogique, et sa distance d'avec les niveaux de 
representations basees sur la Iogique des 
predieats et ses extensions. Ainsi les notions 
de consequence Iogique et de validite (\[SEDO 
87\]) peuvent s'appliquet naturellement aux 
structures maniputees par la DR1 
Cette theorie propose une explication de la 
formation de I'anaphore, sans en proposer ta 
resolution. Celle-ci passe en general par 
I'application de orit~res de selection 
syntaxiques, semantiques et pragmatiques, 
qui levent les ambiguites engendrees par 
t'usage de I'anaphore. \[GUIN 85\], \[CARB 88\], 
\[RICH 88\] entre autres ont intloduit les notions 
de foyer et de contramtes successives 8 
activer Cependant cos criteres sont paffois 
insufiisants pour etablir une relation evidente 
entre un nomet un pronom 
Dar~s sa theorie du Oouvernement-liage, 
1 H.KAMP "A Theory of T\[uth and SemarY0c 
Interpretation" GroP.nendiik Amsterdam 1-(:JR t 
NCHOMSKY 2 explique I'anaphore ~ partir 
d'un mecanisme de liage et s'appuie sur la 
remarque que le liage d'une anaphore A son 
referent depend aussi des proprietes 
anaphoriques du vetbe. Aucune etude 
empirique des proprietes anaphoriques n'a ete 
faite ~) ce jour, alors que toute approche de 
resolution d'anaphore devrait etre basee sur un 
texique des verbes et leurs proprietes 
anaphonques associees. Le present article 
decdt une approche de resolution d'anaphore 
qui repose sur: 
- la mise en oeuvre de ta DRT pour 
representer la semantique d'un discours; 
- I'elaboration d'un lexique-.grammaire des 
verbes anaphotique@; 
- un systeme de filtre base stir differents 
criteres de selection 
Ce systeme illustte la resolution automatique 
de certaines anaphores en partant de la 
representation semantique d'un texte obtenue 
d'apres la DRT los ptonoms que nous avons 
etudies font partie d'un type d'anaphore qui 
represente une relation pouvant s'etablir entre 
deux phrases saris mettre forcement en jeu 
une regle syntaxique (le pronom pout identifier 
un referent dans le discours precedent): Jean 
croit que Mane IU/ offre un //we 
Cet article est divise en cinq parties: 
introduction ~ notre travail, presentation de la 
DRT, puis de son implementation en Prolog, 
description des lexique-grammaires et leur 
extension aux proprietes anaphoriques, 
presentation generale de I'architecture de notre 
systeme de resolution, et enfin perspectives de 
creation systematique d'un lexique-grammaire. 
2. La reprdsentatlon s~manticlue 
La DRT se fonde done sur un ensemble de 
regtes de construction traduisant un disoours 
en une representation semantique formelte: la 
Structure de Representation du Discours. 
Pour chaque pattie de discours, une DRS est 
construite, boite pouvant err contenir d'autres, 
2 "Government Binding", notee GB 
3 Exlension des tables de verbes d#vetoppt~es au LADL, 
aux propri~tes anaphonques (cf \[GELA g2\]) 
Ac:iEs DE COLING-92. NAtCI~S, 23-28 AO~£ t992 90 1 PROC. OI; COLING=92, NANI'E,'I. AUG. 23-28, 1992 
qui reprL~sente le contenu significatif de cette 
par'tie Une DRS complete est I'ensemble de 
plusieurs DRSs apparaissant t~ mesure que le 
discours continue. La DRT etudie doric les 
contraintes sur cette continuation. 
La forme d'une DRS consiste en une paire 
<U,Con> constituant deux z6nes, o0 U 
(univers) est un ensemble des r~fdrents #u 
discours representant les entites du 
disc, ours, et Con un ensemble de conditions 
qua doivent satisfaire ces referents. Celles-ci 
sont des predicats et des relations de 
referents du discours mais peuvent etre plus 
complexes. Notees comme en Iogique des 
pr~dicats, les conditions de verite sont 
definies par rapport & la possibilit~ d'incture la 
DRS dens un modele (pour plus de details, 
consulter \[GUEN 85\]). D'autre part, I'extension 
d'une DRS ne peut changer les valeurs d(~j& 
assignees: tout Ce qui etait vrai auparavant 
restera vrai par la suite: 
Un aamion bansporte une charge 
u.K=\[xl,x2\], 
Con.K=\[carnion(Xl),charge(X2),t~'ansporte(Xl ,X2)\]. 
Tout camion b'ansporte une charge 
U.K=\[ \], 
Con.K = \[:>,K1 ,K2\]; 
U.KI=\[Xl\], 
Con.K1= \[camion(X1)\]; 
U.K2=\[X2\], 
Con. K2=\[charge(X2),transporte(Xl ,X2.)\]. 
2. I La notion d'accessibilite 
On peut representer des restrictions 
configurationnelles sur les relations 
anaphoriques possibles entre les pronoms et 
leurs antecedents. Ces restrictions sont 
obtenues en reduisant I'accessibilitd des 
referents. L'accessibilit~ permet donc de 
determiner les liens anaphoriques entre un 
marqueur pronominal et un marqueur de 
discours. Toute DRS est accessible d'elte- 
m~me; son univets de marqueurs accessibles 
est I'unNers du discours de la DRS. 
Dans une DRS implicative, la DRS 
antecedente est accessible de la DRS 
consequente Enfin, la relation d'accessJbilite 
est transitive. Donc pour "tout camion qui 
transporte une charge la declare", I'antecedent 
du pronom obJet laest une charge. Ici, U.K1 
est accessible & K2. 
Les conditions de continuite d'un discours 
sont aussi fonotion de I'accessibilite: la 
phrase: "il va & Berlin" ne peut continuer la 
precedente puisqu'aucun marqueur de 
diseours n'est accessible de la DRS K (voir 
ce sujet \[KASP 86\]) Ceci explique pourquoi 
une phrase comme: "Cheque chauffeur possC~de 
un camion, fl te conduit": doit etre formulae: 
"Chaque chauffeur qui poss~de un camion le 
conduit* (avec "qui poss~e un cam/on" comma 
extension de "cheque chauffeur") pour Otre 
representable. 
Mais la DRT a des limites; elle n'explique pas 
la bonne formation de ce texte, par example: 
Cheque chauffeur transpo~te une charge. 
II n)et plusieurs jours & la tivrer. 
Ella ne sere livr~e qu'au bout de 3lOUtS 
Les cleux dernieres phrases, selon la DRT, ne 
peuvent suivre la premiere, & cause de la 
portee du quantificateur cheque. Par contre la 
phrase "Cheque chauffeur fransporfe une charge 
qui ne sere livree qu'au bout de 3 jours" sere 
parfaitement representee par la DRT. Ces 
r~gles obligeraient doric le Iocuteur & d~crire 
une situation en une seule phrase! 
2.2 Imp.~. mentation de la DRT 
Notre analyseur semantique demane avec 
des arbres syntaxiques resultant d'une 
grammaire de type GPSG, programmee en 
Prolog La grammaire semantique est bas~e 
sur les memes principes: unification de 
structures, augmentation de listes ordonnees, 
presentee sous forme de regles de reecriture 
suivies de contraintes, de type: 
ph -> gn gv 
<ph drs courante>=<gn drs courante> 
<gn suite drs>=<gv drs_courante> 
<gn argument>=<gv arg_sujet> 
<ph arg sujet>=<gv arg suJet> 
<ph arg objet>=<gv arg_objet> 
Ceci donne, 8 partir de regles DCG issues de 
la compilation des precedentes: 
traduire(ph(GN, G V), P) :- 
~'aduire(G V, P2), 
traduire(GN, PI), 
imerge(P,\[courante\],Pl,\[courante), 
imerge(P l, \[suite\], F~2, \[courente\]), 
tmerge(Pl, \[arg\], P2,\[arg sujet\], 
imerge(P,\[arg sujet\], P2,\[erg_sulet), 
tmerge(P, \[arg_objet\], P2,\[arg_objet\]) 
soit la formule semantique: 
drs (arg sujet(Xl),arg objet(X2), cour(cond( 
\[imp(drs(cond(\[camion(X l)\]), univ(\[X1\])), drs(cond( 
\[charge(X2), transporte(X l, X2)\]),univ(\[X2\])) )\] )) ). 
correspondant ~ la phrase "tout camion 
ffansporfe une charge". 
C'est 8 partir d'une telle formula que 
commence la resolution anaphorique 
3.Le lexique-clrammaire 
Le lexique-grammaire, represente sous forme 
de tables (matrices composees de colonnes 
ACIT~ DE COLING-92, NAN-IT~, 23-28 AOt~Zr 1992 9 0 2 PRoc. OF COLING-92, NANTES, AUO. 23-28, 1992 
et de rangees), contient les phrases strnples, 
les diff~rents emplois verbaux et los 
propri~tes qui leur sent assoei~es: nature 
semantique des arguments, trallsforrnations 
possibles et tours conditions, nombre et 
structure des complements, type de la 
preposition associ~e etc 
I/ consid~re la nominalisation comma la 
transformation d'une phrase contenant un 
op~rateur verbal, en une autre phrase 
contenarlt url op~rateur nominal. On y 
introduit un verbe predicativement vide -verbe 
support- dent le r,~le est d'actualiser le 
substantif qui n'a pas de marques 
morphologiques susceptibles de le taire: 
l.uc complimente los acteurs 
= Luc fail des compliments aux acteuts 
3 1 L'entoura~e lexical 
Nous nous limiterons dans cet article aux 
possessifs, sur lesquels \[GULL 81\], \[DANL 
80\], \[GROS 89\] et \[VtVE 83\] notamment 
nous ont fourni des informations fort utiles. 
L'examen des roots voisins du possessir est 
important, e. g; Luci donne # L~.aj son i+ j argent 
Luc i donne a L~,a son i amour 
Dens le premier cas, donner est un verbe 
ordinaire (plein) alors qua dens le second, 41 
est un verbe support (V-sup) Seut le 
substantif N2 change (\[NO donne ~ N1 
N2jaoss\]). Pourtant dens la premiere phrase, 
son peut ref~rer & trois personnes: 
- si t'argent est & Lea, son est relie ~ L#a; 
- si I'argent est ALuc, son est relie a Luc; 
- si I'argent n'est ni ~ I'un ni ~ I'autre, son est 
relic ,9 une tierce personne du discours 
pr~o~dent. 
Dans la seconde phrase par centre il n'y a 
qu'un r#ferent: Luc, ~ cause du terme amour 
qui appartient aux roots "abstFaits" ou de 
sentiments, pour lesquels on ne peut pas 
trouver, dans ce type de structure, d'autre 
relation ~ sot\] qua le sujet, ici l,uc. II s'agit de 
cor~f~rence obligatoire au sujet 
Dens "Luci cheque L~j par sos i id~'es ~ et 
"Luc i cheque Leajdans sos11rig, as", il y a le verbe 
chequer Pourtant dens ta pre.miere phrase 
sos est forcement relic 8 Luc. II s'agit d'un 
cas de coreference obligatoire au sujet, 
induit par la preposition par. Alors qua dens 
la seconde, la cor(~f~rence est oblJgMoire au 
cempl~ment d'objet sos est reli~ ~ L~4a, ~ 
cause de la preposition dens 
3.2 Phrases construites aulour d'un V-sUlq 
On trouve des expressions verbales figees 
et d'autres mettant enjeu la paire Vsup/Npred 
mais sans 6tre des expressions figees. 
I.es expressions verbMes fi£~es sent de la 
torme \[NO V Nl-poss/, construites autour de 
variantes aspectuelles et d'op~.rateur causatif 
du verbe avozr, dent le N1 est teuioum "pattie 
du corps" ou "abstrait" ("Luc i rettent sos i tarmes'), 
et dent la hansformation en gnest impossible. 
Elles peuvent aussi etre completees par url 
troisieme argument (\[NO V N1 Pr#p N2\] avec V 
support ou non. L& encore, le nom (N1 ou N2) 
d~tenniue pal le possessif est "pantie du corps" 
ou "abstrait", et aucune restructuration n'est 
possible: L.ucHelte son i d#volu sur L~a 
l.uci #erda L#a sous sa i protection 
Si le possessif d~termine I'objet direct dens 
une structure INO V Nl-poss Prep N2\], \[Prep 
N2\] pout 0tre remplac# par une compl~tive 
I'infinitive, donnant \[NO V Nl-poss Pr~p Vlnf\]: 
Luc i passe son i temps au travail 
Luc~ passe son i temps ~ travailler 
Daris toutes ces phrases, la cor~ference est 
touIours obligatoire au sujet 
\[.es expressions non #g#es sent construites 
autaur de verbes support ou de variantes 
aspectuelles 1NO V N%poss\] ou \[NO V Nl-poss 
Prep N2\]: Luci a perdu ses i illusions (~ur L~a). 
On ne peut pas transformer \[NO V Npred (Prep 
N1)\] en \[NO V Npred de N2 (Prep N1)\] (* Luc a 
pe~du les illusions de Paul sur L~a). En d'autres 
termes, I'argument NO de Nprep est le sujet du 
verbe, mais ce verbene pout prendre une 
expression \[Npred Pr#p NO\] comme 
complement (ici: los illusions de Paul). 
La presence ou non du complement d'objet 
indirect n'a pas d'incidence sur la relation qui 
lie le possessif au sujet. Ces phrases nese 
construisent pas avec une infinitive. 
Certaines expressions non fig~es se 
construisent avec le possessif comma 
d(~terminant de N3; dens cecas, los trois 
arguments sent obligatoires etla cor~f~rence 
n'est pas obtigatoire au suiet , II s'agit de cas 
de norPcor~f~rence obligatoire ~ I'objet 
("Lucj met Lea ~ sai4 j disposition") 
On pout restructurer en reliant les 
complements par ~tre: Lea est ~ ta disposition de 
(L uc, Paul) 
Fin resume, parmi les phrases construites 
autour dt t Vsup, I'adjectif possessif qu'elles 
contieonent n'est jamals coref~rent ~ I'objet, 
AcrEs DE COLING-92, NANrHS, 23-28 AO~r 1992 9 0 3 l'rtOC. Ot; C()I.ING-92, NAN'I'ES, AUG. 23-28, 1992 
mais toulours au moins cor(~f~rent a. sujet 
En reconnaissant d'emblee ces phrases et 
teur verbe comma Vsup, on pourra r/esoudre 
automatiquement I'anaphore Pour cela nous 
proposons de reperer les autres phrases, 
pu~s de considerer les phrases non 
reconnues comme ~tant de carte categorie 
33 Phrases construites autour de verbes 
ordinalres 
Elles s'articulent autour d'un verbe ~ un 
ou deux arguments, rNement predicatif de la 
phrase puisqu'il definit la structure des 
arguments II est determin#, par: 
le nombre d'arguments 
- I'articulation syntaxique de ces arguments 
- les traits semantiques de ces a{guments 
Dans la st\[ucture \[NO V Nl-poss\] que ron ne 
peut poursuivre avec \[&/de N2\], la 
coreference est obligatoire aun autre nero 
que le sujet NO (du discours anterieur) 
Luc approuve son choix 
Luc apptouve le choix de L#a 
Par centre, si une phrase a deux arguments 
et qu'elle peut etre completee par un 
troJsiCme, la presence ou non de ce dernier 
fait varier la coref~rence, ou tout au moins la 
preference entre lee antecedents possibles: 
Luc i avoue son i depit. 
Lucj avoue soni+ j d~p/t a Lea k 
La relation de coreference existe toujours 
entre le possessif et le sujet dane ~es phrases 
simples \[NO V NI\]; ou complet~es par \[Pr~p 
N2\] oQ la relation peut aussi exister entre le 
poss et un referent du discours ant~rieur. ©n 
a donc la un cas de non-cor#f~rence 
obligatoire ~ I'objet Tous les verbes qui 
donnent ces r~sultats dans une telle structure 
appartiennent a la table 9. 
Quand le syntagme prepositionnel est 
obligatoire, on distingue les phrases ou 
I'adjeetif possessif determine le N1 et celles 
oO il d~terrnine le N2. Parmi tes premieres, 
on trouve une cer~fdrence obligatoire au 
sujet Iorsqu'il y a possibilit~ de 
pronominalisation: 
Luc i consacre sa i vie a ta pemture. 
Luc se consacre e la peinture 
OU de verbalisation simple: 
Luc i accorde son i pardon ~ L#a 
Luc pardonne a L#.~ 
Mais pour celles dent la transformation donne 
une completive ~nfinitive \[nO V N1 VinfJ, la 
coref~rence est obligatolre ~ I'ebjet: 
Luc i motive L~ajdans son 1 travail 
Luc motive Lea g~ travailter 
Tous ces verbes appartiennent a la table 11 
Parmi les phrases de structure \[NO V NI Pr~p 
N2-poss\], la relation est obligatoire au sujet, 
ou obIigatoire ~ t'objet Dans les exemples 
suivants (verbe de la table 4), oQ la 
1estructuration est possible en IN2 de NO V 
N1\], la relation est etablie entre le possessif et 
le sujet, Iorsque ta preposition est par ou 
avec: Luc i cheque L&aj paffavec see i idles. 
Lea Ides de Luc choquent Lea. 
Pa~ centre, la mC~me phrase avec clans ou 
pout; par exemple, donne \[a transformation 
\[NO V N2 de N1\], et on etablit alors la relation 
entre le possessif et le ~:ompldment d'ebjet: 
LUC I cheque Lea\] darts .~esj Ideas. 
Luc cheque tee id#es de L&a. 
4.Architecture .qdndralle du s.ystdme 
Notre systeme se compose donc d'un 
analyseur sfntaxirlue qui donne des arbres & 
paftir desquels un analyseur s~mantique 
produit des ORS. C'est sur etles qu'oNrera le 
piogramme de ~euolution anaphorique Ce 
systerne se complete d'url fichier de verbes 
par tables, et d'un fichier "fonetionnel", 
constitue ~ mesure de I'arlalyse semantique, 
ou sent stockes tousles norns et pronoms, et 
leur forlction grammaticale. 
La procedure de r~solution: apres reperage 
des pronoms, commence par une recherche 
des verbee (A chacun est associ~ un trait pour 
sa table d'appartenance) et de leur structure, 
dans le fichier lexique-grammaire. Si cela est 
trouve, on cherche sila coreference est 
obligatoire. Si oui, le traiternent est termine. 
Sinon, il faut activer d'autres filtres syntaxico- 
s~mantiques: en partant des listes ordonn~es 
de pronoms, univers et conditions, on verifie la 
compatibilite de fonction 4, de genre et de 
hombre, semantique 5. II faut parfois chercher te 
verbe darts plusieurs tables. Si I'identite de 
structure entre le texte etles fables n'est pas 
~tabtie, on examine I'entuurage substantival 
du verbe si robjet est concret, il taut activer tes 
autres filtres. S'il est abstrait ou "partie du 
corps", on a affaire ~ une phrase a verbe 
suppolt (peut-t~tle figee) dont le statut induit la 
(non) coreference obtigatoire. 
&ConclUsion et perspectives 
\[~emarques sur Des travaux: 
4 Un candidat sulet est pr~f~e aun autre pour ¢tre reli~ 
& un pronom suJet, dans deux phrases d{tes paralleles 
5 Des traits semanhques sent associes aux roots 
lexicaux 
ACRES I)E C()LIN(;-92, NAm'~s, 23-28 aot~rr 1992 9 0 4 Pr~oc. oJ; COLfNG-92, NANtES, AUrJ. 23-28, 1992 
-lous les ver'~;t; donl~uHt lieH ~'~ Hn type 
de construction partmulier, appadiormuHt ~'~ k~ 
~me table. Sur chaque table on p~;\[IL 
contraindre la relation de (no~ 0 coiet~rence 
entre le possessif et Hn argurnent du w~'ibe. 
..Tous les uornpl6ments d'obje/ 
d6termine par le possessif sent "abstraits" uu 
"pattie du colps". Avec d'aubes 1~ulns, nun 
pr~dicatifs, les verbes sotR ordinailt;s et on ne 
peut resoudre I'ambiguRe anapholique 
Done en ajoutant ces caract~ristiques dabs la 
table en question on peat resoudrc, 
automatiquement I'anaptiofe Ccci ~)11i/iHi~: 
I'hypath~se que routes les tables peuvent, a 
priori, ¢tre uinsi complete;as par les 
sp~.cillcites liees a remploi d'adjectif..; 
possessifs et permethe ainsi aH syst~me 
d'¢viter d'autres filtres plus co0teHx en calClll 
et pas toujours fiables. I1 taut done ~.tablir HI~ 
lexique-grammaim des ve~bes anaphorique'.;, 
(pris darts une structure mettant en jeLl till 
pronom ou, ici, tin adjectif ~x~ssessif) 
Darts la table 4 du lexiquegran.nu.e, pal 
exemple, nous repaltissons leS verbes erl: 
roul~.~__J_: verL~+par (ou avec et pa~ft~isd~;), 
et cor~f~mnce obligatoite au a~jet (NO): \[ uc i 
d,~prime L g, aj par son i attilu&e. 
r u.q.E~_~e~: verbe+darts, e.t co~ef~len(;u 
obligatoire ~ I'objet: \[.uc i d~lonne l.g~j dg~tla 
~esj propo~. 
NOUS avons ajot~te A la table 1me colol,le 
concernant la pr6sence ou non de #)t~p N2\], 
divisee en deux colorines: les deux cas ,3u 
cor~ference obligatoile. 
Les verbes de la table 11 suHi ~¢;partis an: 
~: V N1 darts \[NO V NI & VOinfl puut 
etre remplace par pronomi~-~#sation (hi 
verbe Le possessif est tore.~.ment coref~lent 
au sujer 
Luc consacre se vie (e d~.ssme:) au d~s~it~ 
Luc se consacre (,~ dessJne 0 au dessin 
Si N1 n'est pas abstrait la pior~t~mirlalisation 
est imF~ssible:(*Luc con~a{:m son hao#~ au 
dessm): 
Grou~: M6rne structt.e sans prouontina.- 
lisation. II peut y avoir simple ve~r-b~l/saiJ~a~ 
L.e possessit est toujol,s cor~f6rc'r~t au soj~ 
N1 est toujours abst~ait et pemiet M 
verbalisation: 
Luc appolle SOn ,sogtie~l ~ c(flh ~. ',dfa#O 
Luc ~outJent celia ~nb6"prl~e; 
~: Verbes qHi, clans la tlarlsknmatiu1~ 
de \[NO V N1 &/pour VOilffJ eH \[NO V Nf 
~/dans N2\] oQ N2 est d,~terniin,} par un 
poss~ssif, induisent obligatoirement une 
I t ~t. ,!~fin Ittk; I.(~:? pou; #av~#liu'~ 
Nuuu avo~ls &t~;Hdll t;~tke tabk; (a~ y ajoutaHt 
ulle CLtla(..tk')i{f, ti(\]iit;i CXi'G\[t\](I(;(! ~)11 111011 d'Llll(; 
Stlucttll~; lllOllOllli¢lal(~, .~:;tl\[}~iJvik::k'~e {;11 110i14, 
pol_~r k;,,, ,';|ltli;klli~tu i\]hrastiq111:,-,; (,~hldi(~e~ (;t 
I'oblig~ioil (:lt~ colOi:Or<~i .;L, qtli k'H~ c(~lll.~,'.;po|ld 
\[(:Ab',l ~ \[\]~q JCAFd ~,()1\11<l !, I-~ I~ROWN 
~_~lq~//h,:v~\] Re.~o!~jti_u_t;: q mul(V :gha2?g~ 
A#pl~?:~uIE ( .:131 IN(;, l }uduHa.-~t. AI t{j 1988 
\[CI IAN ,L~TJ \].1 "4 I/\Nll !R, !;C,! il All\J, (; SEDf)(;I t{ ) 
Ih~, A_~rc,.hu Uni~eyL't~ .SVq/~xe~ ~21 rift M 
,Mrn_a-f~J~Ll(~J!.{:c; ,9 6s ,'IFC(k I, Sofia Antipoti~a 
Nov 1987 
\[I)ANL 89\] L,DANL(:),% 
Rep!~se.~jt~#90.~: d','ni.fm~#i~p~; huguL.4igU~L.~. 
COf*St¢~O*~Ql*S /V t}~rt; t/*e~'p X. I |10.~,t) de 3~;I m~ 
cycle, LADI Pail!; 7, !i\]\[;U 
JGt I/~, 91} HGFAAIrq 
these de ductorat (~'~ p:aHii,t~) I ~aH.'; /, 199>' 
\[~z,t ~()~ 89\] (:; (~Ro,~.~; 
lug~t~J~.~ammair~_:. !AUI. ,::L Lh,v. Paris; ? 
S\[fMANTICA f>afi:-: Juin igB.q 
\[GROS /sJ M GhtOSS 
M~t!ode.u.~jL~A/~{~x P. L::d.{ k;in|arln, i'ari-u 1!)\[,*; 
\[k-Jk ILiN 85\] F.GI IENTI tNL£R, P ,'4ABAIli \]-~ 
ser~{qtjgp. F:NS, I )nivel-sit0 t tlbingeu I )(.'-u 1985 
\[GIlIN 85\] R GIJIN\[)ON 
Focusing. MCC Austin AC.I.i.'185 
\[Gt I1\[ 81\] A.Gt IILI.EI ~, CLECI,ERIZ 
f ¢3\[n~s. ~ e tpj~_ff;\]&; :;S3ff_(tntiq ~¢!.'.. 
\[.angages n"63. Ed I alottsse Paris "H;WI 
\[I(AX;t > 8.5\] W KASPER 
Dtscourse R~#/es~/!t~liun 7hec~E. Rapport 
ACORD, Ur~iv.Stuttgart, Mai 1986 
\[IdCtl 88\] ERICH, S.LUPERFC>Y 
tir~ A. MCC A u sti n, A. £';. l.. f#,v 1988 
\[t;I \[)O 871 C SEI )( )GB( ) 
SEatet~le r~ueJ_. ~OJL-U~t2g)!!s~{. Thbse de 
DooLorat d'Etat \[J ive~sit#, dr; Ma~seille, 1{:)87 
\[VlVl/83J I{ VIVES 
::~}rne Cyck; IAI)I Pad:; 7 1983 
\[WAI)A 811 tt WAI\]A, N.AsI let4 
/~e~o/(~hlo q t hfiv{n.~.ity Texas, Austin, .l~m 1.987 

References

1  Jaime G. Carbonell , Ralf D. Brown, Anaphora resolution: a multi-strategy approach, Proceedings of the 12th conference on Computational linguistics, p.96-101, August 22-27, 1988, Budapest, Hungry  

  2  {CHAN 87} T. CHAWIER, B. GELAIN, C. SEDOGBO Une Approcho Unifice de le Syntaxe et de la Smantigue. Congios AFCET, Sofia Antipolis Nov 1987  

  3  {DANL 80} L. DANLOS Reprsentations d'informations linguistigues, constructions N ire prep X. These de 3eme cycle, LADL, Paris 7, 1980  

  4  {GFLA 91} B. GELAIN Thse de doctorat ( paratre) Paris 7, 1992  

  5  {GROS 89} G. GROSS Dsanbiguisation smantique  l'aido d'un lexique grammaire. LADL et Univ. Paris 7. SEMANTICA. Paris Juin 1989  

  6  {GROS 75} M. GROSS Mthodes en syntaxe. Ed. Hermann, Paris 1975  

  7  {GUEN 85} F. GUENTHNER, P. SABATIER Formal Semantics and Knowledge Representation. FNS, Univ. Tubingen. Dc 1985  

  8  {GUIN 85} R. GUINDON Anaphora Resolution: Short-Term Memory and Focusing. MCC Austin. A.C.I., 1985  

  9  {GUIL 81} A. GUILLET, C. LECLERE Formes syntaxiques et prdicats smantiques. Languages n"63. Ed Laroussa. Paris 1981  

  10  {KASP 85} W. KASPER Montague Grammar, Situation semantics and Discourse Representation Theory. Rapport ACORD, Univ. Stuttgart, Mai 1986  

  11  {RICH 88} E. RICH, S. LUPERFOY An Architeture Program for Anaphora Resolution. MCC Austin. A.C.I., fv 1988  

  12  {SEDO 87} C. SEDOGBO De la Grammaire en Chaine du Franais  on Systme Question-Rponse. Thse de Doctorat d'Etat. Univ. de Marseille, 1987  

  13  {VIVE 83} R. VIVES Avoir, prendre, perdre: constructions  verbe support et extensions aspactuelles. Thse de 3me cycle. LADI. Paris 7 1983  

  14  {WADA 87} H. WADA, N. ASHER A Computational Account of Syntactic, Semantic and Discourse Principles for Anaphora Resolution. University Texas, Austin, Jan 1987  
